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	<title>Nikos ELIA &#8211; LEFEED.info</title>
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	<description>Le magazine de l&#039;actu positive et inspirante</description>
	<lastBuildDate>Mon, 16 Mar 2026 14:55:36 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Nikos ELIA &#8211; LEFEED.info</title>
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		<title>Un simple ajout d&#8217;eau réduit de plus de 60 % la pollution des moteurs diesel</title>
		<link>https://lefeed.info/science/eau-reduit-60-pollution-des-moteurs-diesel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 14:55:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Et si la solution pour réduire la pollution les moteurs diesel tenait dans quelques gouttes d&#8217;eau ? Des&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Et si la solution pour réduire la pollution les moteurs diesel tenait dans quelques gouttes d&rsquo;eau ? Des chercheurs nigérians ont analysé une technologie aussi simple qu&rsquo;efficace : mélanger de l&rsquo;eau au gazole pour réduire drastiquement les émissions polluantes. Cette technique, qui ne nécessite aucune modification des moteurs existants, pourrait offrir une voie rapide vers un diesel plus propre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une émulsion eau-diesel aux résultats spectaculaires</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des scientifiques de l&rsquo;<strong>Université fédérale de technologie d&rsquo;Owerri</strong>, au Nigeria, ont passé en revue des études internationales portant sur la technologie d&rsquo;<strong>émulsion eau-diesel</strong> (WiDE). Leur analyse révèle qu&rsquo;ajouter de petites quantités d&rsquo;eau au carburant diesel permet de réduire considérablement les émissions nocives, tout en maintenant ou même en améliorant les performances des moteurs. Les moteurs diesel, largement utilisés dans les transports, l&rsquo;agriculture et l&rsquo;industrie pour leur fiabilité et leur puissance, constituent une source importante de pollution atmosphérique. Leurs gaz d&rsquo;échappement contiennent des oxydes d&rsquo;azote et des particules fines, polluants associés au smog, aux maladies respiratoires et aux impacts climatiques. Si les catalyseurs et les filtres à particules permettent de limiter ces émissions, ils alourdissent également le coût et la complexité des moteurs. Les chercheurs estiment que le WiDE pourrait constituer une option plus simple et plus propre, compatible avec les moteurs diesel actuels sans nécessiter de modifications.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le principe des micro-explosions au cœur du procédé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La technologie WiDE consiste à mélanger des <strong>microgouttelettes d&rsquo;eau</strong> au gazole. Des composés chimiques appelés <strong>tensioactifs</strong> maintiennent l&rsquo;eau et le diesel uniformément mélangés, permettant à l&rsquo;émulsion de rester stable jusqu&rsquo;à soixante jours. Lorsque ce carburant brûle dans le moteur, les gouttelettes d&rsquo;eau se vaporisent rapidement. Cette vaporisation éclair déclenche un phénomène baptisé <em>« micro-explosion »</em>, qui fragmente le carburant en particules plus fines. Il en résulte un mélange air-carburant plus homogène durant la combustion. Cette amélioration du mélange abaisse les températures maximales de combustion, ce qui réduit la formation d&rsquo;oxydes d&rsquo;azote. Parallèlement, une combustion plus complète du carburant diminue la production de suie et de particules.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des baisses d&rsquo;émissions allant jusqu&rsquo;à 68 %</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les études examinées dans cette analyse, les moteurs fonctionnant au WiDE peuvent <strong>réduire considérablement les polluants nocifs</strong>. Les émissions d&rsquo;oxydes d&rsquo;azote ont chuté jusqu&rsquo;à <strong>67 %</strong>, tandis que les particules fines ont diminué jusqu&rsquo;à <strong>68 %</strong> par rapport au gazole standard. Au-delà de la réduction de la pollution, plusieurs expériences ont signalé des améliorations du rendement thermique au frein. Cet indicateur mesure l&rsquo;efficacité avec laquelle un moteur convertit le carburant en puissance mécanique utile. Autrement dit, les moteurs ont non seulement produit des gaz d&rsquo;échappement plus propres, mais ont également utilisé le carburant plus efficacement. <em>« Les émulsions eau-diesel constituent un moyen pratique et économique de rendre les moteurs diesel plus propres »</em>, a déclaré le Dr Chukwuemeka Fortunatus Nnadozie, auteur principal de l&rsquo;étude. <em>« Parce que la technologie ne nécessite pas de reconcevoir le moteur, elle offre une voie immédiate vers des émissions plus faibles dans les pays en développement comme dans les pays développés. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle crucial des tensioactifs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chercheurs ont également exploré l&rsquo;importance des tensioactifs, ces composés qui permettent à l&rsquo;eau et au diesel de rester uniformément mélangés. Choisir le bon tensioactif et utiliser la concentration appropriée sont essentiels pour maintenir la <strong>stabilité de l&rsquo;émulsion</strong>. Cette stabilité est importante car elle affecte à la fois la sécurité et les performances du carburant. Leur revue a révélé que les mélanges utilisant plusieurs tensioactifs tendaient à fournir les meilleurs résultats. Ces formulations ont amélioré à la fois la stabilité du mélange de carburant et la qualité de la combustion à l&rsquo;intérieur du moteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un pont vers un avenir énergétique plus propre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les résultats soient encourageants, les chercheurs indiquent que des travaux supplémentaires restent nécessaires. Les études futures devraient se concentrer sur l&rsquo;amélioration des combinaisons de tensioactifs et l&rsquo;évaluation des <strong>effets à long terme</strong> des émulsions eau-diesel sur les composants du moteur. L&rsquo;équipe note également que le WiDE pourrait fonctionner en parallèle d&rsquo;autres technologies propres. Combiner cette approche de carburant avec le biodiesel et des systèmes avancés de contrôle des émissions pourrait contribuer à atteindre des objectifs plus larges en matière de climat et de qualité de l&rsquo;air. <em>« Cette technologie peut combler le fossé entre l&rsquo;utilisation conventionnelle du diesel et un avenir énergétique plus propre »</em>, a déclaré le co-auteur, le professeur Emeka Emmanuel Oguzie. <em>« Avec une formulation et des tests appropriés, elle pourrait devenir une partie importante des systèmes de transport durable et d&rsquo;énergie industrielle. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">En bref</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les trois points essentiels à retenir sont la <strong>réduction spectaculaire des émissions</strong> (jusqu&rsquo;à 68 % pour les particules fines), la <strong>compatibilité immédiate</strong> avec les moteurs existants sans modification, et l&rsquo;<strong>amélioration potentielle de l&rsquo;efficacité énergétique</strong>. Si les recherches futures confirment la viabilité à long terme et affinent les formulations de tensioactifs, cette technique simple pourrait s&rsquo;imposer comme solution de transition vers une mobilité et une industrie plus respectueuses de l&rsquo;environnement, particulièrement pertinente pour les pays en développement où le renouvellement complet des flottes reste irréaliste à court terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source de cet article :</strong> <a href="https://www.sciencedaily.com/releases/2026/03/260313002630.htm" rel="nofollow noopener" target="_blank">ScienceDaily</a></p>
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		<item>
		<title>Empreintes digitales : une découverte de l’IA remet en question une certitude vieille d’un siècle</title>
		<link>https://lefeed.info/science/ia-remet-en-cause-unicite-empreintes-digitales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 10:02:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis plus de cent ans, l’unicité des empreintes digitales constitue un fondement de la criminalistique et des technologies&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus de cent ans, l’unicité des empreintes digitales constitue un fondement de la criminalistique et des technologies biométriques. Une étude récente menée par des chercheurs américains vient toutefois nuancer cette certitude. En s’appuyant sur l’intelligence artificielle, ils ont mis en évidence des similitudes structurelles entre les différents doigts d’un même individu, des caractéristiques jusqu’ici indétectables par les méthodes traditionnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une IA capable de relier les doigts d&rsquo;un même individu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;étude, publiée en janvier 2024 dans la revue Science Advances, a été menée par des chercheurs de l&rsquo;université Columbia et de l&rsquo;université de Buffalo. Leur modèle d&rsquo;intelligence artificielle repose sur l&rsquo;apprentissage contrastif profond et a été entraîné sur <strong>plus de 60 000 images d&#8217;empreintes digitales</strong> issues de quatre grandes bases de données biométriques. Le système a atteint <strong>plus de 99,99 % de confiance</strong> pour déterminer si deux empreintes appartenaient à la même personne. Surtout, il a obtenu <strong>77 % de précision</strong> pour identifier des empreintes provenant de doigts différents d&rsquo;un même individu, un taux qui augmente significativement lorsque plusieurs empreintes sont combinées dans l&rsquo;analyse. Cette découverte suggère que certaines caractéristiques structurelles se répètent d&rsquo;un doigt à l&rsquo;autre, même entre les deux mains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux méthodes classiques utilisées en criminalistique, qui s&rsquo;appuient sur les minuties (terminaisons et bifurcations des crêtes), le modèle a analysé des éléments plus larges comme <strong>l&rsquo;orientation et la courbure des crêtes</strong>. Ces motifs structurels apparaissent de manière constante sur l&rsquo;ensemble des doigts d&rsquo;une personne. Les chercheurs ont utilisé des bases de données reconnues, dont les références NIST SD300 et SD302, ainsi que la base RidgeBase développée à Buffalo. Ils ont pris soin de contrôler les variables externes, comme le type de capteur utilisé ou les conditions de prélèvement, pour s&rsquo;assurer que les similitudes détectées n&rsquo;étaient pas liées à des facteurs environnementaux ou techniques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des enquêtes accélérées grâce à l&rsquo;analyse croisée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Traditionnellement, l&rsquo;identification d&rsquo;une empreinte digitale suppose de comparer l&#8217;empreinte retrouvée à une base de données existante, doigt par doigt. Ce processus peut être long, surtout lorsque le nombre de suspects est élevé. La nouvelle méthode d&rsquo;IA offre un gain d&rsquo;efficacité notable. Lors d&rsquo;un test simulé en contexte judiciaire, le modèle a réduit <strong>une liste de 1 000 suspects à moins de 40 candidats probables</strong>. En identifiant des traits structurels récurrents entre les doigts, l&rsquo;IA peut relier des empreintes trouvées sur différentes scènes de crime, même si elles proviennent de doigts différents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette capacité pourrait s&rsquo;avérer particulièrement utile dans les affaires impliquant des empreintes partielles, floues ou de mauvaise qualité, fréquentes sur les scènes de crime. Les systèmes de correspondance traditionnels peinent souvent à traiter ces cas, notamment lorsque le doigt utilisé n&rsquo;est pas connu. Toutefois, les chercheurs ont insisté sur le fait que <strong>l&rsquo;IA n&rsquo;est pas encore adaptée à une utilisation judiciaire</strong>. Les taux de précision, bien qu&rsquo;en progression, restent en deçà des seuils de fiabilité exigés pour une identification légale. L&rsquo;objectif actuel du modèle est de servir à la génération de pistes d&rsquo;enquête, non à l&rsquo;identification formelle devant un tribunal.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;orientation des crêtes, plus révélatrice que les minuties</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;étude a montré que <strong>l&rsquo;orientation des crêtes</strong>, notamment dans la zone centrale de l&#8217;empreinte, constitue le facteur le plus déterminant pour détecter les similitudes inter-doigts. En revanche, les minuties, longtemps considérées comme la référence absolue en matière de comparaison d&#8217;empreintes, ont apporté très peu d&rsquo;informations dans ce contexte. Les images binarisées et les cartes d&rsquo;orientation ont obtenu des résultats presque aussi bons que les scans originaux, ce qui laisse penser que les caractéristiques essentielles des empreintes sont plus simples et plus largement réparties qu&rsquo;on ne le pensait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chercheurs ont utilisé des cartes de saillance et des filtres convolutifs pour visualiser les processus internes du modèle. Ces outils ont révélé que l&rsquo;IA se concentrait principalement sur les zones présentant de forts changements directionnels dans le flux des crêtes, comme les deltas des empreintes. La similitude est restée statistiquement significative pour toutes les combinaisons de paires de doigts, y compris entre les deux mains. Le modèle a également été testé sur la base NIST SD301, collectée selon d&rsquo;autres protocoles expérimentaux, avec des résultats cohérents, ce qui confirme sa capacité de généralisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des implications pour la sécurité biométrique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la criminalistique, cette découverte pourrait avoir des répercussions sur les systèmes de sécurité biométrique, notamment les smartphones, les contrôles d&rsquo;accès et les vérifications d&rsquo;identité aux frontières. Ces dispositifs reposent généralement sur l&rsquo;hypothèse que chaque empreinte enregistrée représente un marqueur d&rsquo;identité distinct. La possibilité de similitudes inter-doigts introduit à la fois des risques et des opportunités. D&rsquo;un côté, des acteurs malveillants pourraient exploiter ces similitudes pour contourner l&rsquo;authentification en utilisant un doigt différent de celui enregistré. De l&rsquo;autre, les utilisateurs pourraient bénéficier d&rsquo;une authentification plus flexible, notamment en cas de blessure ou d&rsquo;illisibilité du doigt principal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour améliorer l&rsquo;entraînement, le modèle a d&rsquo;abord été pré-entraîné sur la base de données synthétiques PrintsGAN, qui contient <strong>plus de 500 000 images d&#8217;empreintes générées artificiellement</strong>. Cette étape de pré-entraînement a amélioré la capacité de l&rsquo;IA à reconnaître les caractéristiques des crêtes avant l&rsquo;affinage sur des échantillons réels. Les performances du modèle ont également été évaluées selon le genre et les groupes raciaux. Elles sont restées globalement cohérentes, bien qu&rsquo;une précision légèrement supérieure ait été enregistrée lorsque l&rsquo;entraînement et les tests étaient réalisés au sein du même groupe démographique. Ces résultats soulignent l&rsquo;importance de bases de données représentatives et posent la question d&rsquo;un éventuel biais algorithmique dans les outils judiciaires. Les chercheurs ont utilisé un sous-ensemble démographique équilibré de la base SD302 pour cette phase de test et recommandent d&rsquo;élargir les futurs modèles à des populations plus vastes et diversifiées.</p>



<h3 class="wp-block-heading">En bref &#8230;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette recherche bouleverse plus d&rsquo;un siècle de certitudes en criminalistique en révélant que les empreintes digitales ne sont pas aussi uniques qu&rsquo;on le croyait. L&rsquo;intelligence artificielle ouvre la voie à de nouvelles méthodes d&rsquo;enquête, plus rapides et capables de relier des indices issus de doigts différents. Toutefois, la fiabilité du modèle reste insuffisante pour une utilisation judiciaire immédiate. Les implications touchent aussi la sécurité biométrique, qui devra intégrer ces nouvelles données dans ses protocoles. Si les résultats sont confirmés et affinés, cette avancée pourrait redéfinir en profondeur les standards de l&rsquo;identification biométrique et soutenir des enquêtes plus efficaces, tout en appelant à une vigilance accrue sur les biais algorithmiques et la diversité des données utilisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour aller plus loin :</strong> <a href="https://dailygalaxy.com/2026/01/artificial-intelligence-reveals-fingerprints-arent-truly-unique-debunking-100-years-of-forensic-science/" rel="nofollow noopener" target="_blank">The Daily Galaxy</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un tunnel interstellaire découvert dans notre voisinage cosmique</title>
		<link>https://lefeed.info/ailleurs/un-tunnel-interstellaire-decouvert-dans-notre-voisinage-cosmique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 10:59:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Des observations du télescope spatial eROSITA révèlent une structure inattendue : un canal de plasma chaud reliant notre&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Des observations du télescope spatial eROSITA révèlent une structure inattendue : un canal de plasma chaud reliant notre système solaire à la constellation du Centaure. Cette découverte, publiée le 29 octobre 2024 dans la revue <em>Astronomy &amp; Astrophysics</em>, apporte un nouvel éclairage sur la structure complexe de notre environnement spatial immédiat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Bulle Chaude Locale, notre environnement cosmique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Notre système solaire réside dans une région particulière de l&rsquo;espace appelée <strong>la Bulle Chaude Locale</strong> (Local Hot Bubble ou LHB). Cette cavité de gaz chaud à faible densité s&rsquo;étend sur environ <strong>1000 années-lumière</strong> de diamètre.<br>
Formée par une série d&rsquo;explosions de supernovas il y a plusieurs millions d&rsquo;années, cette bulle contient un plasma à environ <strong>1 million de Kelvin</strong> (0,1 keV), soit environ 100 eV dans l&rsquo;hémisphère nord et 122 eV dans l&rsquo;hémisphère sud.<br>
L&rsquo;équipe dirigée par Michael C. H. Yeung du <a href="https://www.mpe.mpg.de/8038794/news20241029" target="_blank" rel="noopener nofollow">Max Planck Institute for Extraterrestrial Physics</a> a découvert une asymétrie température nord-sud significative : <em>« Nous avons trouvé que la température de la LHB présente une dichotomie nord-sud à hautes latitudes, le sud étant plus chaud »</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">eROSITA cartographie notre voisinage en rayons X</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;instrument <strong>eROSITA</strong>, à bord du satellite Spectrum-Roentgen-Gamma (SRG) positionné au point de Lagrange L2, a réalisé le premier relevé complet du ciel (eRASS1) durant le minimum solaire, offrant la vue la plus claire jamais obtenue du fond diffus de rayons X mous.<br>
Les chercheurs ont divisé l&rsquo;hémisphère galactique occidental en environ <strong>2000 régions</strong> et analysé les spectres de chacune. En combinant ces données avec celles de ROSAT, le prédécesseur d&rsquo;eROSITA, ils ont pu créer un modèle 3D détaillé du gaz chaud dans notre voisinage solaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un canal vers le Centaure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La découverte majeure est l&rsquo;identification d&rsquo;un <strong>tunnel interstellaire</strong> pointant vers la constellation du Centaure. Comme l&rsquo;explique Michael Freyberg, co-auteur de l&rsquo;étude : <em>« Nous ne connaissions pas l&rsquo;existence d&rsquo;un tunnel interstellaire vers le Centaure, qui creuse une brèche dans le milieu interstellaire plus froid. Cette région se démarque nettement grâce à la sensibilité largement améliorée d&rsquo;eROSITA »</em> (<a href="https://phys.org/news/2024-10-erosita-survey-unveils-asymmetries-temperature.html" target="_blank" rel="noopener nofollow">Phys.org, 2024</a>).<br>
Cette structure pourrait connecter notre Bulle Chaude Locale à la superbubble Loop I voisine. Un autre passage similaire, le tunnel Canis Major, semble également relier la LHB à la nébuleuse de Gum (<a href="https://www.iflscience.com/interstellar-tunnel-found-towards-the-constellation-of-centaurus-by-erosita-space-telescope-76735" target="_blank" rel="noopener nofollow">IFLScience, 2024</a>).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une architecture interstellaire complexe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces tunnels remplis de plasma chaud ne sont pas de simples vides. Ils représentent probablement un exemple local d&rsquo;un réseau plus vaste de milieu interstellaire chaud maintenu par le feedback stellaire à travers la Galaxie — une hypothèse proposée dès les années 1970 qui restait difficile à prouver.<br>
La pression thermique moyenne dans la LHB est estimée à environ <strong>10 100 K cm⁻³</strong>, une valeur inférieure à celle typique des vestiges de supernovas. Cette faible pression suggère que la bulle pourrait être ouverte vers les hautes latitudes galactiques.<br>
Notre position près du centre de la bulle résulte d&rsquo;une simple coïncidence : le système solaire est entré dans la LHB il y a quelques millions d&rsquo;années seulement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette découverte ouvre de nouvelles pistes de recherche sur la structure du milieu interstellaire. Les auteurs suggèrent que le tunnel du Centaure pourrait être un exemple local d&rsquo;un réseau galactique plus étendu de cavités chaudes interconnectées.<br>
Les prochaines observations avec des instruments plus sensibles et de nouveaux relevés X devraient affiner notre compréhension de ces structures. Ces canaux interstellaires pourraient influencer la distribution de la poussière, la dynamique des vents stellaires et la propagation des rayons cosmiques dans notre voisinage galactique.<br>
L&rsquo;étude complète, incluant des visualisations interactives des données, est accessible en open access sur le site d&rsquo;<em>Astronomy &amp; Astrophysics</em>.<br>
<strong><br>
Pour aller plus loin / Sources :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.aanda.org/articles/aa/full_html/2024/10/aa51045-24/aa51045-24.html" target="_blank" rel="noopener nofollow">Yeung, M. C. H. et al. (2024). « The SRG/eROSITA diffuse soft X-ray background », Astronomy &amp; Astrophysics, 690, A399</a></li>



<li><a href="https://www.mpe.mpg.de/8038794/news20241029" target="_blank" rel="noopener nofollow">Communiqué de presse &#8211; Max Planck Institute (29 octobre 2024)</a></li>



<li><a href="https://arxiv.org/abs/2410.23345" target="_blank" rel="noopener nofollow">Version preprint sur arXiv</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>SpaceX vise Mars dès fin 2026 : un pari audacieux qui enflamme l&#8217;imagination</title>
		<link>https://lefeed.info/ailleurs/spacex-starship-mars-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 08:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Terre]]></category>
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					<description><![CDATA[Elon Musk vient de dévoiler le calendrier 2026 le plus ambitieux de SpaceX pour Mars, et chez LeFeed&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">Elon Musk vient de dévoiler le calendrier 2026 le plus ambitieux de SpaceX pour Mars, et chez LeFeed Info, on ne peut s&#8217;empêcher d&rsquo;être captivés par ce projet ! Avec une fenêtre planétaire rare qui s&rsquo;ouvre fin 2026, la société prévoit d&rsquo;envoyer jusqu&rsquo;à cinq vaisseaux Starship non habités vers la planète rouge. Un objectif que Musk lui-même estime à 50 % de chances de réussite – et c&rsquo;est précisément cette honnêteté face aux défis qui fait partie de ce qu&rsquo;on apprécie chez ce personnage controversé mais visionnaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]"><strong>Une fenêtre de tir dictée par l&rsquo;alignement des planètes</strong></h2>



<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">La mission martienne envisagée par SpaceX coïncide avec un événement planétaire appelé opposition, lorsque la Terre et Mars s&rsquo;alignent étroitement dans leurs orbites. Ce phénomène se produit environ tous les 26 mois et offre les conditions les plus favorables pour un voyage interplanétaire. La prochaine fenêtre tombe entre novembre et décembre 2026, une opportunité que SpaceX compte bien saisir.</p>



<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">Selon les déclarations rapportées par Space.com, Elon Musk prévoit d&rsquo;envoyer jusqu&rsquo;à cinq véhicules Starship V3 non habités durant cette période. Ces missions se concentreraient sur les tests de systèmes liés à l&rsquo;atterrissage et à la livraison de marchandises sur la surface martienne. Le milliardaire envisage également d&rsquo;envoyer des robots humanoïdes Optimus, développés par Tesla – imaginez la photo épique de ces robots marchant sur Mars !</p>



<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">Toutefois, et c&rsquo;est là que le leadership de Musk se distingue, il maintient un réalisme rafraîchissant. Lors d&rsquo;une récente interview début 2026, il a même qualifié une tentative 2026 de « distraction potentielle », préférant concentrer les ressources sur la maîtrise du ravitaillement orbital. Le principal facteur limitant reste en effet cette capacité à ravitailler le vaisseau en orbite, une prouesse technique jamais démontrée et jugée absolument nécessaire pour atteindre Mars avec une charge utile exploitable.</p>



<h2 class="wp-block-heading font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]"><strong>Starship V3 : la plus grande fusée jamais construite</strong></h2>



<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">Avec ses 124 mètres de hauteur (environ 408 pieds) une fois entièrement assemblée, la Starship Version 3 sera la plus grande fusée jamais lancée si elle décolle comme prévu. Ce système à deux étages comprend le propulseur Super Heavy pour le décollage et un vaisseau de deuxième étage, appelé Ship, conçu pour transporter des marchandises et éventuellement des humains au-delà de l&rsquo;orbite terrestre. L&rsquo;ensemble est conçu pour être entièrement réutilisable – une révolution qui pourrait transformer l&rsquo;économie spatiale.</p>



<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">Selon un profil technique publié par USA Today, SpaceX prévoit de démontrer le ravitaillement orbital avec la V3. Ce processus impliquerait le lancement de plusieurs navires-citernes pour transférer du carburant vers le Ship déjà en orbite. Début 2026, aucun test de ravitaillement de ce type n&rsquo;a encore eu lieu entre deux vaisseaux. En 2025, SpaceX a mené plusieurs vols d&rsquo;essai avec des résultats contrastés : des échecs spectaculaires en janvier, mars et mai, suivis de succès encourageants en août et octobre qui ont montré des performances nettement améliorées.</p>



<h2 class="wp-block-heading font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]"><strong>La NASA entre pression et partenariat</strong></h2>



<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">Les plans martiens de SpaceX se développent en parallèle de ses obligations envers la NASA, qui a sélectionné Starship comme atterrisseur lunaire pour sa mission Artemis III. En octobre 2025, Sean Duffy, alors administrateur par intérim de la NASA, avait exprimé des inquiétudes concernant les progrès de SpaceX. Duffy a depuis été remplacé par Jared Isaacman, astronaute commercial et proche de Musk, qui a pris la direction de la NASA en décembre – un changement qui pourrait faciliter la coordination entre les deux entités.</p>



<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">La double fonction de Starship pour les opérations lunaires et martiennes introduit une complexité fascinante. Chaque type de mission nécessite des capacités et des calendriers différents, mais c&rsquo;est précisément ce type de défi technique que SpaceX semble adorer relever.</p>



<h2 class="wp-block-heading font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]"><strong>Des défis techniques excitants à surmonter</strong></h2>



<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">Plusieurs systèmes clés restent à prouver. Un atterrissage de précision sur la surface martienne n&rsquo;a jamais été tenté avec un véhicule de cette taille – la masse de Starship et la mince atmosphère martienne créent des défis uniques. Musk a mentionné Arcadia Planitia, une vaste plaine volcanique dans l&rsquo;hémisphère nord de Mars, comme destination probable. La région pourrait contenir de la glace d&rsquo;eau souterraine accessible, une ressource cruciale pour l&rsquo;établissement humain futur.</p>



<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">Les missions futures au-delà de 2026 pourraient impliquer des passagers humains. Musk a indiqué que si les premières missions réussissent, des vols habités pourraient suivre dès 2028-2029. Une vision présentée par Musk inclut des centaines de Starships partant vers Mars dans les années ultérieures – une ambition démesurée qui, même partiellement réalisée, changerait l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanité.</p>



<h3 class="wp-block-heading font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]"><strong>En bref &#8230;&nbsp;</strong></h3>



<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">Le projet de SpaceX de rejoindre Mars dès fin 2026 représente une ambition sans précédent, et c&rsquo;est précisément cette capacité à rêver grand tout en confrontant les obstacles qui rend ce projet si captivant. A la rédaction, nous sommes emballés par cette aventure : la démonstration du ravitaillement orbital reste le défi technique majeur, la Starship V3 sera la plus grande fusée jamais lancée, et le partenariat avec la NASA ajoute une dimension collaborative passionnante.</p>



<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">Musk est évidemment un personnage plus que controversé, certes, mais on se doit de reconnaître que sur ce type de projet spatial, son leadership visionnaire et son refus des demi-mesures incarnent toujours ce qu&rsquo;on aime chez lui. Si SpaceX parvient à surmonter ces obstacles techniques considérables, cette mission pourrait ouvrir une nouvelle ère d&rsquo;exploration spatiale, transformant Mars d&rsquo;un rêve lointain en destination concrète. Les prochains mois seront déterminants – et nous suivrons cette aventure extraordinaire avec passion !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour en savoir plus / Source :</strong> <a href="https://www.dailygalaxy.com/2026/01/elon-musk-surprises-everyone-spacex-will-attempt-to-reach-mars-by-the-end-of-2026/" rel="nofollow noopener" target="_blank">The Daily Galaxy</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217; Australie nous révèle les plus grandes empreintes de dinosaures jamais observées</title>
		<link>https://lefeed.info/science/australie-plus-grandes-empreintes-dinosaures-decouvertes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 13:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Terre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefeed.info/?p=1301</guid>

					<description><![CDATA[Figées dans le grès depuis 130 millions d’années, d’immenses empreintes de dinosaures refont surface dans les paysages sauvages&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Figées dans le grès depuis 130 millions d’années, d’immenses empreintes de dinosaures refont surface dans les paysages sauvages du Kimberley. Certaines, parmi les plus grandes jamais observées, racontent le passage de géants préhistoriques sur d’anciennes plaines marécageuses. Grâce à la collaboration avec le peuple autochtone Goolarabooloo, cette découverte exceptionnelle ouvre une nouvelle page de l’histoire naturelle de l’Australie et enrichit notre compréhension d’un Crétacé foisonnant de vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un site paléontologique d&rsquo;une richesse inédite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les empreintes ont été découvertes sur une portion isolée de la côte du Kimberley, dans une zone qui était autrefois un delta fluvial il y a <strong>130 millions d&rsquo;années</strong>. À cette époque, des dinosaures de toutes tailles traversaient des étendues sablonneuses humides entre des zones boisées, laissant derrière eux des traces qui se sont fossilisées dans le grès. Selon l&rsquo;étude publiée dans le <em>Memoir of the Society of Vertebrate Paleontology</em>, le site ne peut être examiné que lorsque la marée se retire, révélant alors des milliers d&rsquo;impressions réparties le long de la côte. Steve Salisbury, paléontologue des vertébrés à l&rsquo;Université du Queensland, explique que sur ces milliers d&#8217;empreintes, au moins <strong>150 ont pu être attribuées avec certitude à 21 types de traces distincts</strong>. Cette diversité inclut des empreintes de sauropodes, d&rsquo;ornithopodes, de divers dinosaures cuirassés — dont des stégosaures, jamais enregistrés auparavant en Australie — et plusieurs théropodes. La variété observée dépasse tout ce qui avait été documenté jusqu&rsquo;ici dans la région, faisant de ce site l&rsquo;un des plus riches jamais découverts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des empreintes de sauropodes record</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les découvertes les plus spectaculaires figurent les traces laissées par des <strong>sauropodes géants, certaines atteignant 1,7 mètre de longueur</strong>. Steve Salisbury précise que <em>« la plupart des gens pourraient tenir à l&rsquo;intérieur de traces aussi grandes, et elles indiquent des animaux mesurant probablement environ 5,3 à 5,5 mètres au niveau de la hanche, ce qui est énorme »</em>. Ces empreintes surpassent désormais le précédent record mondial, une trace de 1,06 mètre découverte en Mongolie en 2016. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-1303" srcset="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA-1024x683.jpg 1024w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA-300x200.jpg 300w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA-528x352.jpg 528w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA-1056x704.jpg 1056w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA-816x544.jpg 816w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA-1240x827.jpg 1240w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA.jpg 1536w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Reproduction générée par IA d&rsquo;une empreinte de sauropode géante trouvée en Australie</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La taille et la <strong>qualité exceptionnelle de conservation</strong> des empreintes contribuent à l&rsquo;importance scientifique du site à l&rsquo;échelle planétaire. Salisbury compare même le lieu à <em>« l&rsquo;équivalent crétacé du Serengeti »</em>, en raison de la concentration et de la variété de vie dinosaurienne fossilisée qu&rsquo;il renferme. Ces traces offrent un aperçu direct de la biomécanique, du comportement et de la diversité des dinosaures qui peuplaient cette région durant le Crétacé, une période encore mal connue en Australie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous pouvez retrouver les photos des empreintes réelles sur l&rsquo;article de <a href="https://dailygalaxy.com/2025/12/largest-dinosaur-footprints-ever-found/" rel="nofollow noopener" target="_blank">dailygalaxy.com</a> (© Credit: Damian Kelly/AFP/University of Queensland)</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une collaboration entre science et savoir ancestral</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;importance paléontologique de cette région aurait pu rester méconnue sans l&rsquo;intervention du <strong>peuple Goolarabooloo</strong>, qui connaissait l&rsquo;existence de ces empreintes anciennes depuis des générations. En 2008, lorsque la zone a été sélectionnée comme site potentiel pour une installation de traitement de gaz naturel liquéfié, les leaders autochtones locaux ont contacté des scientifiques pour évaluer ce qui risquait d&rsquo;être détruit. Salisbury explique que <em>« des traces de dinosaures sont connues dans cette région, probablement depuis des milliers d&rsquo;années. Elles font partie du cycle de chants »</em>, faisant référence aux récits traditionnels et aux cartes culturelles transmises de génération en génération. Cette mobilisation a conduit à une <strong>étude scientifique approfondie</strong>, impliquant des chercheurs de l&rsquo;Université James Cook et d&rsquo;autres institutions. L&rsquo;équipe a consacré plus de <strong>400 heures à documenter les traces</strong>, avec la présence constante de représentants autochtones sur le terrain. Cette collaboration illustre comment le savoir local peut éclairer la science moderne et protéger un patrimoine à la fois naturel et culturel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En bref&#8230;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La découverte des plus grandes empreintes de dinosaures jamais enregistrées, mesurant jusqu&rsquo;à 1,7 mètre, constitue une avancée majeure pour la paléontologie australienne. Le site du Kimberley, avec ses 21 types de traces fossilisées, offre un aperçu sans précédent de la diversité de la vie au Crétacé. Cette réussite scientifique doit beaucoup à la vigilance et au savoir du peuple Goolarabooloo, qui a permis de préserver ce trésor paléontologique face à des projets industriels. À l&rsquo;avenir, ce site pourrait révéler encore davantage de secrets sur les écosystèmes préhistoriques et renforcer la nécessité de protéger les sites naturels et culturels en collaboration avec les communautés autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour aller plus loin :</strong> <a href="https://www.dailygalaxy.com/2025/12/researchers-discover-the-largest-dinosaur-footprints-ever-found-big-enough-to-swallow-a-grown-adult-whole/" rel="nofollow noopener" target="_blank">The Daily Galaxy</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Alzheimer : des chercheurs inversent la maladie chez la souris, un espoir à confirmer chez l&#8217;humain</title>
		<link>https://lefeed.info/healthy/alzheimer-des-chercheurs-inversent-la-maladie-chez-la-souris-un-espoir-a-confirmer-chez-lhumain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Dec 2025 13:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Healthy]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefeed.info/?p=1288</guid>

					<description><![CDATA[Pour la première fois, des scientifiques américains sont parvenus à inverser intégralement la maladie d&#8217;Alzheimer dans deux modèles&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Pour la première fois, des scientifiques américains sont parvenus à inverser intégralement la maladie d&rsquo;Alzheimer dans deux modèles murins différents. Cette étude publiée dans Cell Reports Medicine ouvre des perspectives inédites, bien que le passage à l&rsquo;humain reste à démontrer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un changement de paradigme après un siècle de recherche</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus d&rsquo;un siècle, la communauté scientifique considérait la maladie d&rsquo;Alzheimer comme irréversible. Cette conviction a orienté toutes les recherches vers la prévention ou le ralentissement de la progression, jamais vers la guérison. Malgré des milliards de dollars investis sur plusieurs décennies, aucun essai clinique n&rsquo;avait jamais visé comme objectif premier d&rsquo;inverser la maladie et de restaurer les fonctions cérébrales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;équipe du <strong>Dr Andrew A. Pieper</strong>, directeur du Brain Health Medicines Center à l&rsquo;University Hospitals de Cleveland, a décidé de tester une hypothèse audacieuse : des cerveaux déjà gravement atteints par une forme avancée d&rsquo;Alzheimer pourraient-ils se réparer ? Les résultats, menés par la chercheuse Kalyani Chaubey et publiés dans la revue scientifique à comité de lecture Cell Reports Medicine, ouvrent une perspective totalement nouvelle, du moins chez l&rsquo;animal.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le NAD+, molécule clé de l&rsquo;énergie cérébrale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;équipe a identifié que l&rsquo;incapacité du cerveau à maintenir des niveaux normaux de NAD+, une molécule centrale pour l&rsquo;énergie cellulaire, constitue un moteur majeur de la maladie d&rsquo;Alzheimer. Les niveaux de NAD+ diminuent naturellement dans tout le corps, y compris dans le cerveau, avec l&rsquo;âge. Sans un équilibre adéquat de NAD+, les cellules deviennent incapables d&rsquo;exécuter les processus critiques nécessaires à leur bon fonctionnement et à leur survie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;étude a démontré que cette baisse est encore plus sévère dans le cerveau des personnes atteintes d&rsquo;Alzheimer, phénomène également observé chez les modèles murins de la maladie. Les chercheurs ont travaillé sur <strong>deux lignées de souris génétiquement modifiées :</strong> l&rsquo;une portant des mutations humaines affectant le traitement de l&rsquo;amyloïde, l&rsquo;autre une mutation de la protéine tau. Ces deux lignées développent des pathologies cérébrales ressemblant à l&rsquo;Alzheimer, incluant une détérioration de la barrière hémato-encéphalique, une dégénérescence axonale, une neuroinflammation et des troubles cognitifs sévères similaires à ceux observés chez l&rsquo;humain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des résultats spectaculaires avec le composé P7C3-A20</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir confirmé la chute précipitée des niveaux de NAD+ dans les cerveaux humains et murins atteints d&rsquo;Alzheimer, l&rsquo;équipe a testé deux approches : prévenir la perte d&rsquo;équilibre du NAD+ avant l&rsquo;apparition de la maladie, ou le restaurer après une progression significative de celle-ci. Pour cela, ils ont utilisé un agent pharmacologique appelé P7C3-A20, développé dans le laboratoire du Dr Pieper.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce composé permet aux cellules de maintenir leur équilibre naturel de NAD+ dans des conditions de stress intense, sans élever cette molécule à des niveaux supraphysiologiques dangereux.<strong> Les résultats ont dépassé les espérances : </strong>non seulement la préservation de l&rsquo;équilibre du NAD+ a protégé les souris du développement de la maladie, mais le traitement tardif chez des souris atteintes d&rsquo;une forme avancée a permis au cerveau de corriger les événements pathologiques majeurs causés par les mutations génétiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus remarquable encore, les deux lignées de souris ont intégralement récupéré leurs fonctions cognitives. Cette récupération s&rsquo;est accompagnée d&rsquo;une normalisation des niveaux sanguins de tau phosphorylée 217, un biomarqueur clinique récemment approuvé pour l&rsquo;Alzheimer chez l&rsquo;humain, <strong>confirmant l&rsquo;inversion de la maladie chez ces animaux.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un message d&rsquo;espoir qui appelle à la prudence</h2>



<p class="wp-block-paragraph">« Nous étions très enthousiastes et encouragés par nos résultats », a déclaré le Dr Pieper. « Le message clé est un message d&rsquo;espoir — les effets de la maladie d&rsquo;Alzheimer pourraient ne pas être inévitablement permanents. Le cerveau endommagé peut, dans certaines conditions, se réparer lui-même et retrouver ses fonctions. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voir cet effet dans deux modèles animaux très différents, chacun causé par des origines génétiques distinctes, renforce l&rsquo;idée que restaurer l&rsquo;équilibre du NAD+ pourrait potentiellement aider les patients à se rétablir. Toutefois, le Dr Pieper a tenu à mettre en garde contre l&rsquo;automédication : les précurseurs de NAD+ disponibles en vente libre ont montré dans des modèles animaux qu&rsquo;ils élevaient le NAD+ cellulaire à des niveaux dangereusement élevés qui favorisent le cancer. L&rsquo;approche utilisée dans cette étude diffère fondamentalement en permettant aux cellules de maintenir leur équilibre approprié sans élévation excessive.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des résultats prometteurs mais à interpréter avec recul</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si ces découvertes représentent une avancée scientifique majeure, il est crucial de rappeler que <strong>de nombreux traitements efficaces chez la souris ne se sont jamais traduits par des bénéfices chez l&rsquo;humain</strong>. Environ 90% des médicaments qui réussissent en phase animale échouent lors des essais cliniques humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La complexité du cerveau humain, la durée d&rsquo;évolution de la maladie sur plusieurs décennies, et les différences biologiques fondamentales entre espèces constituent autant de défis à surmonter. Les essais cliniques humains, qui n&rsquo;ont pas encore débuté, prendront plusieurs années avant de déterminer si cette approche thérapeutique est sûre et efficace chez les patients.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, il convient de noter que la technologie est commercialisée par Glengary Brain Health, une entreprise basée à Cleveland et cofondée par le Dr Pieper lui-même. Bien que cela n&rsquo;invalide en rien la qualité scientifique de l&rsquo;étude, publiée dans une revue à comité de lecture réputée, <strong>cette situation soulève des questions d&rsquo;intérêt financier</strong> qui méritent d&rsquo;être mentionnées par transparence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prochaines étapes vers les essais cliniques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les prochaines étapes de recherche en laboratoire incluent l&rsquo;identification des aspects spécifiques de l&rsquo;équilibre énergétique cérébral les plus importants pour la récupération, l&rsquo;évaluation d&rsquo;approches complémentaires à l&rsquo;inversion d&rsquo;Alzheimer, et l&rsquo;investigation de l&rsquo;efficacité de cette approche sur d&rsquo;autres formes de maladies neurodégénératives chroniques liées à l&rsquo;âge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette étude s&rsquo;appuie sur des travaux antérieurs publiés dans Proceedings of the National Academy of Sciences, qui avaient démontré que la restauration de l&rsquo;équilibre du NAD+ permettait une récupération pathologique et fonctionnelle après des lésions cérébrales traumatiques sévères et durables chez l&rsquo;animal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dr Chaubey a précisé : « À travers notre étude, nous avons démontré une méthode basée sur un médicament pour y parvenir dans des modèles animaux, et avons également identifié des protéines candidates dans le cerveau humain atteint d&rsquo;Alzheimer qui pourraient être liées à la capacité d&rsquo;inverser la maladie. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour aller plus loin :</strong> <a href="https://medicalxpress.com/news/2025-12-alzheimer-disease-reversed-animal-full.html" rel="nofollow noopener" target="_blank">Medical Xpress</a></p>
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		<title>Biodiversité cachée : une éponge carnivore et 29 espèces inédites identifiées près de l’Antarctique</title>
		<link>https://lefeed.info/terre/biodiversite-cachee-eponge-carnivore-especes-inedites-antarctique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 13:07:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Terre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefeed.info/?p=1255</guid>

					<description><![CDATA[Dans les profondeurs glacées de l’océan Austral, la science continue de révéler des formes de vie insoupçonnées. Trente&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans les profondeurs glacées de l’océan Austral, la science continue de révéler des formes de vie insoupçonnées. Trente espèces marines jusqu’alors inconnues viennent d’y être confirmées, dont une étonnante éponge carnivore hérissée de crochets microscopiques, baptisée « death-ball ». Fruit de deux expéditions internationales et d’un travail collaboratif inédit, cette découverte illustre l’extraordinaire richesse biologique qui subsiste encore dans les zones les plus reculées de notre planète.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une éponge prédatrice aux allures de piège mortel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le protagoniste le plus spectaculaire de ces découvertes est sans conteste la nouvelle éponge carnivore du genre <em>Chondrocladia</em>, observée à <strong>3 601 mètres de profondeur</strong> au large de l&rsquo;île Montagu. Contrairement à la plupart des éponges qui filtrent passivement l&rsquo;eau pour se nourrir, cette espèce adopte un comportement de prédateur actif. Sa forme sphérique est couverte de <strong>minuscules crochets qui capturent ses proies</strong>, une adaptation remarquable aux conditions extrêmes des grands fonds. Les équipes ont également filmé des vers zombies du genre <em>Osedax</em>, déjà connus de la science mais toujours fascinants : dépourvus de bouche et de tube digestif, ils s&rsquo;appuient sur des bactéries symbiotiques pour décomposer les graisses contenues dans les os de baleines et autres grands vertébrés. Ces observations rappellent que les abysses recèlent encore des modes de vie radicalement différents de ce que nous connaissons en surface.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="660" src="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/Carnivorous-Tree-Sponge-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1024x660.jpg" alt="" class="wp-image-1257" srcset="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/Carnivorous-Tree-Sponge-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1024x660.jpg 1024w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/Carnivorous-Tree-Sponge-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-300x193.jpg 300w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/Carnivorous-Tree-Sponge-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-528x340.jpg 528w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/Carnivorous-Tree-Sponge-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1056x681.jpg 1056w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/Carnivorous-Tree-Sponge-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-816x526.jpg 816w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/Carnivorous-Tree-Sponge-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1240x799.jpg 1240w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/Carnivorous-Tree-Sponge-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025.jpg 1835w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">The Nippon Foundation-Nekton Ocean Census/Schmidt Ocean Institute © 2025</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Près de 2 000 spécimens collectés lors d&rsquo;expéditions inédites</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux expéditions ont mobilisé le navire de recherche <em>R/V Falkor (too)</em> du Schmidt Ocean Institute et son robot sous-marin <strong>ROV SuBastian</strong>. La première, baptisée « Searching for New Species in the South Sandwich Islands », a exploré des calderas volcaniques, la fosse des Sandwich du Sud et les fonds marins autour des îles Montagu et Saunders. L&rsquo;équipe a collecté <strong>près de 2 000 spécimens</strong> appartenant à 14 groupes d&rsquo;animaux différents, ainsi que des milliers d&rsquo;images haute définition et plusieurs heures de vidéo. Parmi les temps forts : la découverte de nouvelles cheminées hydrothermales à environ 700 mètres de profondeur, abritant des communautés chimiosynthétiques, des jardins de coraux vibrants, des traces d&rsquo;un volcanisme sous-marin explosif et, fait rare, <strong>les premières images confirmées d&rsquo;un calmar colossal juvénile</strong>. La seconde expédition, dans la mer de Bellingshausen, a profité d&rsquo;une opportunité unique : en janvier 2025, l&rsquo;iceberg A-84, d&rsquo;une superficie d&rsquo;environ <strong>510 km²</strong>, s&rsquo;est détaché de la plateforme glaciaire George VI. Le navire est devenu le premier à explorer un fond marin qui était resté scellé sous environ 150 mètres de glace, offrant un accès inédit à un écosystème potentiellement vierge.</p>



<figure data-wp-context="{&quot;galleryId&quot;:&quot;6a5b682704550&quot;}" data-wp-interactive="core/gallery" class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-18 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
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<figure data-wp-context="{&quot;imageId&quot;:&quot;6a5b682706c05&quot;}" data-wp-interactive="core/image" data-wp-key="6a5b682706c05" class="wp-block-image size-large wp-lightbox-container"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" data-wp-class--hide="state.isContentHidden" data-wp-class--show="state.isContentVisible" data-wp-init="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on--click="actions.showLightbox" data-wp-on--load="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on--pointerdown="actions.preloadImage" data-wp-on--pointerenter="actions.preloadImageWithDelay" data-wp-on--pointerleave="actions.cancelPreload" data-wp-on-window--resize="callbacks.setButtonStyles" data-id="1268" src="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/5-In-situ-Sea-Pen-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-1268" srcset="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/5-In-situ-Sea-Pen-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1024x576.jpg 1024w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/5-In-situ-Sea-Pen-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-300x169.jpg 300w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/5-In-situ-Sea-Pen-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-528x297.jpg 528w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/5-In-situ-Sea-Pen-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1056x594.jpg 1056w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/5-In-situ-Sea-Pen-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-816x459.jpg 816w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/5-In-situ-Sea-Pen-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1632x918.jpg 1632w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/5-In-situ-Sea-Pen-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1240x698.jpg 1240w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/5-In-situ-Sea-Pen-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-2480x1395.jpg 2480w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/5-In-situ-Sea-Pen-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-scaled.jpg 2560w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><button
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<figure data-wp-context="{&quot;imageId&quot;:&quot;6a5b682707068&quot;}" data-wp-interactive="core/image" data-wp-key="6a5b682707068" class="wp-block-image size-large wp-lightbox-container"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" data-wp-class--hide="state.isContentHidden" data-wp-class--show="state.isContentVisible" data-wp-init="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on--click="actions.showLightbox" data-wp-on--load="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on--pointerdown="actions.preloadImage" data-wp-on--pointerenter="actions.preloadImageWithDelay" data-wp-on--pointerleave="actions.cancelPreload" data-wp-on-window--resize="callbacks.setButtonStyles" data-id="1266" src="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/6-Sea-Pen-Paul-Satchell_The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-1266" srcset="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/6-Sea-Pen-Paul-Satchell_The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1024x576.jpg 1024w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/6-Sea-Pen-Paul-Satchell_The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-300x169.jpg 300w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/6-Sea-Pen-Paul-Satchell_The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-528x297.jpg 528w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/6-Sea-Pen-Paul-Satchell_The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1056x594.jpg 1056w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/6-Sea-Pen-Paul-Satchell_The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-816x459.jpg 816w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/6-Sea-Pen-Paul-Satchell_The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1632x918.jpg 1632w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/6-Sea-Pen-Paul-Satchell_The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1240x697.jpg 1240w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/6-Sea-Pen-Paul-Satchell_The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-2480x1395.jpg 2480w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/6-Sea-Pen-Paul-Satchell_The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-scaled.jpg 2560w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><button
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<h2 class="wp-block-heading">Un atelier collaboratif pour accélérer la validation scientifique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La confirmation de ces 30 nouvelles espèces a eu lieu lors du Southern Ocean Species Discovery Workshop, organisé par l&rsquo;Universidad de Magallanes à Punta Arenas, au Chili. Ce format innovant réunit des taxonomistes internationaux qui trient, photographient et comparent les spécimens sur place, en recourant au besoin au <strong>séquençage ADN ciblé</strong>. Comme l&rsquo;explique le Dr Michelle Taylor, responsable scientifique du programme Ocean Census, cette approche comprime un processus qui prend habituellement plus d&rsquo;une décennie en un cycle bien plus rapide, tout en maintenant la rigueur scientifique grâce à l&rsquo;implication d&rsquo;experts mondiaux. À ce stade, <strong>moins de 30 % des échantillons collectés</strong> ont été analysés, ce qui laisse présager de nombreuses autres découvertes. Parmi les espèces déjà confirmées figurent de nouveaux vers écailleux iridescents, plusieurs espèces d&rsquo;étoiles de mer, des crustacés dont certains pourraient constituer une nouvelle famille d&rsquo;amphipodes, et des gastropodes et bivalves adaptés aux environnements volcaniques et hydrothermaux. D&rsquo;autres candidats, notamment des coraux noirs et un possible nouveau genre de Plumes de mer, sont en cours d&rsquo;examen.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des outils de pointe au service de la biodiversité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Dr Jyotika Virmani, directrice exécutive du Schmidt Ocean Institute, ces résultats illustrent ce que rend possible la combinaison d&rsquo;<strong>outils avancés</strong> – cartographie précise des fonds, imagerie ROV haute définition – et d&rsquo;un réseau scientifique global. L&rsquo;océan Austral demeure l&rsquo;une des régions les plus sous-échantillonnées de la planète, alors qu&rsquo;il joue un rôle central dans la compréhension de l&rsquo;évolution, de la biogéographie et de la résilience des écosystèmes face au changement climatique. Mitsuyuki Unno, directeur exécutif de The Nippon Foundation-Nekton Ocean Census, souligne que <em>« accélérer la découverte d&rsquo;espèces n&rsquo;est pas un luxe scientifique, c&rsquo;est essentiel pour le bien public »</em>. Toutes les espèces confirmées selon les critères du programme Ocean Census seront versées dans une plateforme de données ouverte, accessible aux scientifiques, décideurs et communautés du monde entier.</p>



<h3 class="wp-block-heading">En bref &#8230;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette moisson de 30 nouvelles espèces, dont une éponge carnivore spectaculaire et un calmar colossal juvénile filmé pour la première fois, témoigne de la richesse encore largement inexplorée des abysses australes. En combinant expéditions de pointe et ateliers collaboratifs accélérés, le programme Ocean Census démontre qu&rsquo;il est possible de raccourcir drastiquement les délais de validation scientifique sans sacrifier la rigueur. Avec moins d&rsquo;un tiers des échantillons déjà analysés, les fonds marins du pôle Sud promettent encore de nombreuses révélations, autant de pièces essentielles pour mieux protéger et comprendre la biodiversité marine face aux défis climatiques. Cette dynamique ouvre la voie à une connaissance partagée et ouverte, indispensable pour éclairer les futures stratégies de conservation à l&rsquo;échelle mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source :</strong> <a href="https://oceancensus.org/news/carnivorous-death-ball-sponge-among-30-new-deep-sea-species-from-the-southern-ocean/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Ocean Census</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Créativité boostée : comment les émotions positives stimulent votre inspiration au quotidien</title>
		<link>https://lefeed.info/healthy/creativite-emotions-positives-inspiration-quotidien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 09:47:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Healthy]]></category>
		<category><![CDATA[Inspiration]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefeed.info/?p=1240</guid>

					<description><![CDATA[Et si votre bonne humeur était votre meilleur moteur créatif ? Selon une étude menée par l’Université de&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Et si votre bonne humeur était votre meilleur moteur créatif ? Selon une étude menée par l’<a href="https://news.uga.edu/good-mood-boosts-creativity/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Université de Géorgie</a>, les émotions positives n’apportent pas seulement du bien-être : elles ouvrent la porte à davantage d’inspiration, d’audace et d’élan créatif. Dessin, écriture, musique… lorsque l’esprit est léger, l’imagination s’épanouit. Et les chercheurs vont plus loin : ces émotions quotidiennes influenceraient même davantage notre créativité que la personnalité ou l’intelligence. Une raison de plus pour cultiver la joie au quotidien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les émotions du quotidien, carburant de la créativité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;étude publiée dans le Journal of Creative Behavior s&rsquo;appuie sur l&rsquo;analyse de journaux quotidiens tenus pendant plusieurs semaines par plus de 100 étudiants. Le constat est clair : <strong>les émotions positives peuvent se traduire par un engagement accru dans les activités créatives</strong>. Sakhavat Mammadov, professeur associé au département de psychologie de l&rsquo;éducation et auteur principal de l&rsquo;étude, explique : <em>« Quand les gens sont plus créatifs, ils ont tendance à se sentir mieux. Mais en même temps, quand ils ressentent des émotions positives, ils ont tendance à être plus créatifs. »</em> Les chercheurs ont découvert que <strong>la positivité prédisait non seulement la créativité du jour même, mais aussi celle du lendemain</strong>, suggérant un effet qui se prolonge dans le temps. Les étudiants qui se sentaient plus satisfaits rapportaient une inclination naturelle à se lancer dans n&rsquo;importe quelle activité créative, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;écrire un poème ou d&rsquo;essayer une nouvelle recette de cuisine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Autonomie et optimisme, les piliers de l&rsquo;inspiration</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du simple bonheur, l&rsquo;étude a identifié des caractéristiques précises qui favorisent la créativité. <strong>Les participants qui se sentaient autonomes et capables se sentaient plus habilités à s&rsquo;engager dans des comportements créatifs sur plusieurs jours</strong>. Mammadov précise que <em>« les gens s&rsquo;appuient souvent sur l&rsquo;autonomie pour gérer leur vie bien remplie en tant qu&rsquo;étudiant, parent, travailleur ou une combinaison de ces rôles »</em>, et que ces personnes obtiennent de bons résultats en termes de créativité. Plus intéressant encore, la frustration face aux contraintes externes alimentait également les actions créatives : plus une personne se sentait limitée par le travail ou d&rsquo;autres circonstances, plus elle semblait motivée à trouver quelque chose sur lequel exercer un contrôle, comme décider de lire un livre par exemple. Cette notion de <strong>créativité quotidienne</strong> ne nécessite aucune reconnaissance sociale, souligne le chercheur : <em>« Vous n&rsquo;êtes peut-être pas un peintre expert. Mais si vous vous engagez dans la peinture et essayez d&rsquo;apprendre de nouvelles compétences, c&rsquo;est créatif. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Intelligence et tristesse : des facteurs moins déterminants qu&rsquo;on ne le pense</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Contre toute attente, l&rsquo;étude révèle que <strong>se sentir triste ou en colère ne diminuait pas la production créative</strong>. De même, des facteurs comme l&rsquo;intelligence globale ne déterminaient pas non plus si une personne s&rsquo;engageait dans des activités créatives. Selon Mammadov, ces traits n&rsquo;ont peut-être pas autant d&rsquo;impact sur les œuvres artistiques que la régulation des émotions et le bien-être. Le chercheur propose une piste d&rsquo;action concrète : <em>« Peut-être que vous ne pouvez pas toujours contrôler vos émotions, mais vous pouvez créer des environnements où vous pouvez soutenir les émotions positives avec de bonnes relations et un soutien autonome. »</em> Si l&rsquo;on souhaite que la créativité soit un résultat, il est donc possible de modifier l&rsquo;environnement et d&rsquo;offrir un soutien aux personnes pour qu&rsquo;elles se sentent plus compétentes. Cette approche suggère que <strong>la créativité n&rsquo;est pas une affaire de don inné, mais plutôt de conditions favorables</strong> qu&rsquo;il est possible de cultiver au quotidien.</p>



<h3 class="wp-block-heading">En bref &#8230;.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Nos humeurs quotidiennes, notre sentiment d&rsquo;autonomie et notre bien-être émotionnel sont des leviers plus puissants que l&rsquo;intelligence ou la personnalité. Trois points essentiels à retenir : les émotions positives stimulent la créativité aujourd&rsquo;hui et demain, l&rsquo;autonomie et le sentiment de compétence favorisent l&rsquo;engagement créatif, et la tristesse n&#8217;empêche pas la production créative. La bonne nouvelle ? Chacun peut agir sur son environnement pour créer les conditions d&rsquo;une vie plus créative, sans avoir besoin d&rsquo;être un artiste reconnu. Il suffit parfois de cultiver de bonnes relations, de s&rsquo;accorder des espaces d&rsquo;autonomie et de se lancer dans de petites expérimentations quotidiennes pour libérer son potentiel créatif et, par ricochet, améliorer son bien-être général.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour aller plus loin :</strong> <a href="https://news.uga.edu/in-a-good-mood-maybe-its-time-for-your-next-masterpiece/" rel="nofollow noopener" target="_blank">University of Georgia</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ils distinguent les signaux courts et longs : le surprenant talent des bourdons révélé par des chercheurs</title>
		<link>https://lefeed.info/terre/ils-distinguent-les-signaux-courts-et-longs-le-surprenant-talent-des-bourdons-revele-par-des-chercheurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 09:34:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Terre]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefeed.info/?p=1236</guid>

					<description><![CDATA[Des chercheurs de l&#8217;Université Queen Mary de Londres ont fait une découverte surprenante : les bourdons sont capables&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Des chercheurs de l&rsquo;Université Queen Mary de Londres ont fait une découverte surprenante : les bourdons sont capables de distinguer des flashs lumineux courts et longs, à la manière du code morse. Cette capacité de perception temporelle, qu&rsquo;on croyait réservée aux vertébrés, révèle une aptitude cognitive insoupçonnée chez ces petits pollinisateurs au cerveau minuscule. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un apprentissage surprenant chez le bourdon terrestre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;équipe menée par Alex Davidson, doctorant, et la Dr Elisabetta Versace, maître de conférences en psychologie à Queen Mary, a testé les capacités cognitives du <strong>Bombus terrestris</strong>, le bourdon terrestre. Jusqu&rsquo;à présent, seuls les humains et quelques vertébrés comme les pigeons et les macaques avaient démontré la capacité de distinguer entre deux durées différentes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour vérifier si les bourdons possédaient cette aptitude, les scientifiques ont conçu un labyrinthe spécial où chaque abeille était entraînée à trouver une récompense sucrée près d&rsquo;un des deux cercles lumineux clignotants. L&rsquo;un émettait un <strong>flash court</strong> (équivalent au « point » du code morse), l&rsquo;autre un <strong>flash long</strong> (le « trait »). Quand le flash court menait au sucre, le flash long indiquait une substance amère que les bourdons évitent naturellement. Pour s&rsquo;assurer que les insectes utilisaient bien la durée du signal et non sa position, les chercheurs modifiaient régulièrement l&#8217;emplacement des cercles lumineux dans le labyrinthe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des résultats qui confirment une perception du temps</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois que les bourdons se dirigeaient systématiquement vers la lumière associée au sucre, l&rsquo;équipe a retiré la récompense pour vérifier si les insectes continuaient à choisir selon la durée du flash plutôt que grâce à l&rsquo;odeur ou d&rsquo;autres indices. Les résultats ont été clairs : la plupart des bourdons se sont dirigés directement vers la lumière dont la durée était précédemment liée au sucre, peu importe sa position. Cela confirmait qu&rsquo;ils avaient bien appris à différencier les flashs courts et longs. <em>« Nous voulions savoir si les bourdons pouvaient apprendre la différence entre ces différentes durées, et c&rsquo;était si excitant de les voir y parvenir »</em>, a déclaré Alex Davidson. Cette démonstration prend d&rsquo;autant plus de sens que, comme le souligne le chercheur, <em>« les abeilles ne rencontrent pas de stimuli clignotants dans leur environnement naturel »</em>, ce qui rend leur réussite à cette tâche particulièrement remarquable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un cerveau minuscule capable de prouesses temporelles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette capacité à mesurer le temps chez un insecte dont le <strong>cerveau est plus petit qu&rsquo;un millimètre cube</strong> soulève des questions fascinantes sur les mécanismes biologiques de la perception temporelle. Les scientifiques connaissent mal comment les abeilles ou d&rsquo;autres animaux mesurent des durées aussi brèves. Les systèmes connus qui régulent les cycles quotidiens, appelés rythmes circadiens, ou les cycles saisonniers, fonctionnent beaucoup trop lentement pour expliquer cette capacité de chronométrage précis pour des flashs qui diffèrent de fractions de seconde. Selon Davidson, <em>« le fait qu&rsquo;ils puissent suivre la durée des stimuli visuels pourrait suggérer une extension d&rsquo;une capacité de traitement temporel qui a évolué à d&rsquo;autres fins, comme suivre le mouvement dans l&rsquo;espace ou la communication »</em>. Autre hypothèse : cette aptitude surprenante à encoder et traiter la durée pourrait être <strong>un composant fondamental du système nerveux</strong>, intrinsèque aux propriétés des neurones eux-mêmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des implications pour l&rsquo;évolution et l&rsquo;intelligence artificielle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Dr Versace place cette découverte dans un contexte plus large. <em>« De nombreux comportements animaux complexes, tels que la navigation et la communication, dépendent des capacités de traitement du temps »</em>, explique-t-elle. Elle insiste sur l&rsquo;importance d&rsquo;une <strong>approche comparative</strong> entre différentes espèces, y compris les insectes, pour comprendre l&rsquo;évolution de ces capacités. Le fait que les insectes puissent résoudre des tâches complexes avec un substrat neural minimal a des implications directes pour les réseaux neuronaux artificiels. Comme le souligne la chercheuse, ceux-ci <em>« devraient chercher à être aussi efficaces que possible pour être évolutifs, en s&rsquo;inspirant de l&rsquo;intelligence biologique »</em>. Cette recherche publiée dans la revue Biology Letters ouvre la voie à de nouvelles investigations sur les mécanismes neuronaux du chronométrage dans des cerveaux miniatures, offrant une perspective nouvelle sur l&rsquo;intelligence distribuée et son évolution.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour aller plus loin :</strong> <a href="https://www.sciencedaily.com/releases/2025/11/251112011803.htm" rel="nofollow noopener" target="_blank">ScienceDaily</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Le mystérieux champignon de Tchernobyl qui se nourrit de radiations</title>
		<link>https://lefeed.info/terre/le-mysterieux-champignon-de-tchernobyl-qui-se-nourrit-de-radiations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 17:07:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Terre]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[En mai 1997, la scientifique Nelli Zhdanova découvrait une moisissure noire colonisant les ruines du réacteur nucléaire de&#8230;]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">En mai 1997, la scientifique Nelli Zhdanova découvrait une moisissure noire colonisant les ruines du réacteur nucléaire de Tchernobyl, l&rsquo;un des lieux les plus radioactifs de la planète. Cette découverte inattendue a bouleversé notre compréhension de la vie face aux radiations. Aujourd&rsquo;hui, ces champignons pourraient servir à décontaminer des sites radioactifs et protéger les astronautes lors de leurs voyages spatiaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une vie improbable dans les décombres radioactifs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Onze ans après l&rsquo;explosion du réacteur quatre de la centrale nucléaire de Tchernobyl, survenue le 26 avril 1986, Nelli Zhdanova pénétrait dans l&rsquo;un des endroits les plus hostiles à la vie. À l&rsquo;intérieur du bâtiment du réacteur détruit, elle découvrit que de la <strong>moisissure noire</strong> avait colonisé les plafonds, les murs et même les conduits métalliques protégeant les câbles électriques. Cette présence fongique était d&rsquo;autant plus remarquable qu&rsquo;elle se trouvait dans une <strong>zone d&rsquo;exclusion de 30 kilomètres</strong>, établie pour protéger les populations des retombées radioactives. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les recherches antérieures de Zhdanova avaient révélé que ces champignons ne s&rsquo;étaient pas simplement installés après le départ des travailleurs, mais qu&rsquo;ils semblaient activement attirés par les particules radioactives dispersées dans la région. Comme des plantes se tournant vers le soleil, les filaments fongiques de cette moisissure noire paraissaient guidés par les <strong>radiations ionisantes</strong>. Ce phénomène, que Zhdanova baptisa <em>« radiotropisme »</em>, constituait un paradoxe fascinant : comment un organisme pouvait-il être attiré par une force généralement destructrice, capable de déchiqueter l&rsquo;ADN et les protéines comme des balles traversent la chair ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mélanine, un bouclier naturel contre les radiations</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de cette énigme scientifique se trouve un pigment largement répandu dans le monde vivant : <strong>la mélanine</strong>. Cette molécule, qui détermine notamment la couleur de notre peau et de nos cheveux, explique également pourquoi ces champignons arboraient une teinte noire. Leurs parois cellulaires étaient saturées de mélanine. Zhdanova émit l&rsquo;hypothèse que, tout comme une peau plus foncée protège nos cellules des rayons ultraviolets, la mélanine de ces champignons agissait comme un bouclier contre les radiations ionisantes. Cette protection ne fonctionne pas comme un simple écran rigide qui dévierait les particules radioactives, mais plutôt comme une structure désordonnée qui absorbe l&rsquo;énergie des radiations et la dissipe. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La mélanine possède également des propriétés antioxydantes, permettant de neutraliser les ions réactifs produits par les radiations dans la matière biologique. Ce n&rsquo;étaient pas seulement les champignons qui bénéficiaient de ces propriétés protectrices. Dans les étangs autour de Tchernobyl, les grenouilles présentant des concentrations plus élevées de mélanine dans leurs cellules, et donc plus foncées, survivaient et se reproduisaient mieux, transformant progressivement la population locale en une variété noire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des champignons qui se nourrissent de radiations</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En 2007, Ekaterina Dadachova, chercheuse à l&rsquo;Albert Einstein College of Medicine de New York, poussa plus loin les travaux de Zhdanova. Elle démontra que la croissance de ces champignons n&rsquo;était pas seulement orientée vers les radiations, mais qu&rsquo;elle s&rsquo;accélérait véritablement en leur présence. Les <strong>champignons mélanisés</strong>, identiques à ceux trouvés dans le réacteur de Tchernobyl, croissaient <strong>10% plus rapidement</strong> en présence de césium radioactif comparé aux mêmes champignons cultivés sans radiation. Plus remarquable encore, les champignons mélanisés irradiés semblaient utiliser cette énergie pour alimenter leur métabolisme et favoriser leur développement. Dadachova nomma ce processus <em>« radiosynthèse »</em>, un concept qui demeure théorique tant que le mécanisme précis entre la mélanine et le métabolisme n&rsquo;aura pas été découvert. Selon la scientifique, <em>« l&rsquo;énergie des radiations ionisantes est environ un million de fois supérieure à celle de la lumière blanche utilisée dans la photosynthèse. Vous avez donc besoin d&rsquo;un transducteur d&rsquo;énergie assez puissant, et c&rsquo;est ce que nous pensons que la mélanine est capable de faire – transduire [les radiations ionisantes] en niveaux d&rsquo;énergie utilisables »</em>. Ces résultats ne s&rsquo;appliquent toutefois pas à tous les champignons mélanisés : une étude de Zhdanova en 2006 révéla que seulement neuf des 47 espèces de champignons mélanisés collectés à Tchernobyl croissaient en direction d&rsquo;une source de césium-137 radioactif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Applications spatiales : un bouclier vivant pour les astronautes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 2022, cette découverte a pris une dimension cosmique lorsque des échantillons de <strong>Cladosporium sphaerospermum</strong>, la même souche trouvée par Zhdanova à Tchernobyl, ont été envoyés vers la Station spatiale internationale en décembre 2018. Exposés pendant 26 jours aux rayons cosmiques galactiques, ces champignons ont présenté une croissance moyenne <strong>1,21 fois plus rapide</strong> que les échantillons témoins restés sur Terre. Nils Averesch, biochimiste à l&rsquo;Université de Floride et co-auteur de l&rsquo;étude, reste prudent quant à l&rsquo;interprétation de ces résultats, précisant que cette croissance accrue pourrait également résulter de l&rsquo;apesanteur plutôt que des radiations seules. Les chercheurs ont également testé le potentiel protecteur de C. sphaerospermum en plaçant un capteur sous un échantillon de champignon à bord de la station spatiale. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Comparé aux échantillons sans champignon, <strong>la quantité de radiations bloquées augmentait</strong> au fur et à mesure que le champignon se développait, et même une simple couche de moisissure dans une boîte de Petri semblait constituer un bouclier efficace. Ces découvertes ouvrent des perspectives fascinantes pour résoudre les défis de la vie dans l&rsquo;espace. La Chine et les États-Unis prévoient d&rsquo;établir des bases lunaires dans les prochaines décennies, tandis que SpaceX vise à lancer sa première mission vers Mars d&rsquo;ici fin 2026. Les habitants de ces bases devront être protégés des radiations cosmiques, mais l&rsquo;utilisation d&rsquo;eau, de plastique polyéthylène, de métal ou de verre comme bouclier radioprotecteur serait trop lourde pour le décollage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une architecture fongique pour l&rsquo;exploration spatiale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lynn J. Rothschild, astrobiologiste au centre de recherche Ames de la Nasa, a comparé le transport de ces matériaux pour construire des bases spatiales à <em>« une tortue transportant sa carapace partout où elle va – un plan fiable, mais avec d&rsquo;énormes coûts énergétiques »</em>. Ses recherches ont conduit au développement de <strong>meubles et de murs à base de champignons</strong> qui pourraient être cultivés directement sur la Lune ou Mars. Non seulement cette « myco-architecture » réduirait les coûts de décollage, mais si les découvertes de Dadachova et Averesch se confirment, elle pourrait également former un bouclier contre les radiations, une barrière auto-régénérante entre les voyageurs spatiaux et la tempête de rayons cosmiques galactiques. Cette perspective fait écho à la colonisation des ruines abandonnées de Tchernobyl par ces moisissures noires : de la même manière qu&rsquo;elles ont investi un monde dévasté par la catastrophe nucléaire, elles pourraient un jour protéger nos premiers pas sur de nouveaux mondes du système solaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">En Bref&#8230;</h3>



<p class="wp-block-paragraph"> La découverte de Nelli Zhdanova à Tchernobyl a révélé l&rsquo;existence de champignons capables non seulement de résister aux radiations, mais potentiellement de s&rsquo;en nourrir grâce à la mélanine. Ces organismes extraordinaires, qui croissent 10% plus rapidement en présence de césium radioactif et ont démontré leur efficacité dans l&rsquo;espace, représentent une avancée majeure pour la décontamination de sites nucléaires et la protection des astronautes. Bien que le mécanisme exact de la radiosynthèse reste à élucider, les applications concrètes de cette « myco-architecture » spatiale pourraient transformer nos ambitions d&rsquo;exploration lunaire et martienne.</p>
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