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	<title>Terre &#8211; LEFEED.info</title>
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	<description>Le magazine de l&#039;actu positive et inspirante</description>
	<lastBuildDate>Mon, 02 Mar 2026 17:14:41 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Terre &#8211; LEFEED.info</title>
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		<title>Au Japon, une nouvelle espèce marine surnommée « panda squelette » découverte par des plongeurs</title>
		<link>https://lefeed.info/inspiration/japon-nouvelle-espece-marine-panda-squelette-decouverte-plongeurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cécile FRANNI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 17:14:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Inspiration]]></category>
		<category><![CDATA[Terre]]></category>
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					<description><![CDATA[Une nouvelle espèce marine a été officiellement décrite en 2024 au large du Japon. Repérée initialement sur des&#8230;]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Une nouvelle espèce marine a été officiellement décrite en 2024 au large du Japon. Repérée initialement sur des photographies partagées en ligne par des plongeurs, ce minuscule invertébré translucide présente des motifs évoquant le visage d’un panda sur une structure rappelant un squelette, d’où son surnom de « panda squelette ». Baptisée <em>Clavelina ossipandae</em>, l’espèce a été identifiée après l’analyse de spécimens collectés près de l’île de Kumejima, illustrant le rôle croissant des observations citoyennes dans la recherche scientifique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des clichés en ligne qui intriguent les scientifiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;histoire de cette découverte commence autour de 2017, lorsque des photos de ces petits organismes translucides ont commencé à circuler sur internet, partagées par <strong>un centre de plongée local</strong>. Ces images ont rapidement attiré l&rsquo;attention de chercheurs qui ont suspecté qu&rsquo;il pourrait s&rsquo;agir d&rsquo;une espèce jamais documentée auparavant. Pendant des années, les clichés ont circulé en ligne sans que personne ne puisse formellement identifier l&rsquo;animal. L&rsquo;équipe de recherche menée par Naohiro Hasegawa de l&rsquo;<strong>université d&rsquo;Hokkaido</strong> a entrepris d&rsquo;examiner des échantillons collectés par des plongeurs pour analyser la morphologie de ces créatures. La description formelle a finalement été publiée dans la revue <em>Species Diversity</em> en 2024, confirmant qu&rsquo;il s&rsquo;agissait bien d&rsquo;une espèce inédite. Le surnom japonais donné à l&rsquo;espèce, <em>« gaikotsu-panda-hoya »</em>, se traduit littéralement par « ascidie panda squelette », en référence directe à son apparence visuelle singulière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un motif naturel qui imite le panda de façon troublante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La ressemblance de cette ascidie avec un panda est frappante, mais totalement fortuite. Les <strong>structures blanches</strong> qui semblent former un squelette sont en réalité des vaisseaux sanguins traversant horizontalement les branchies de l&rsquo;animal. Comme l&rsquo;explique Naohiro Hasegawa : <em>« Les parties blanches qui ressemblent à des os sont les vaisseaux sanguins qui traversent horizontalement les branchies des ascidies. Les parties noires sur la tête qui ressemblent aux yeux et au nez d&rsquo;un panda ne sont qu&rsquo;un motif, et nous ne savons pas vraiment pourquoi ce motif existe. »</em> Les marques sombres évoquant les yeux et le nez caractéristiques du panda géant sont simplement des <strong>motifs de pigmentation</strong> dont la fonction demeure mystérieuse. Selon un reportage vidéo publié par Reuters, les chercheurs ne comprennent pas encore la raison d&rsquo;être de ce pattern particulier. Le nom scientifique reflète ces caractéristiques visuelles : <em>Clavelina</em> signifie « petite bouteille » en latin, décrivant la forme de l&rsquo;animal, tandis qu&rsquo;<em>ossipandae</em> combine <em>os</em>, qui signifie « os », avec <em>panda</em>, référence directe à son apparence inhabituelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un filtreur minuscule des eaux peu profondes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme les autres membres du genre <em>Clavelina</em>, <strong><em>Clavelina ossipandae</em></strong> est un invertébré marin filtreur. L&rsquo;animal se fixe sur des substrats durs et pompe l&rsquo;eau à travers des siphons pour en extraire le plancton et d&rsquo;autres petites matières organiques. L&rsquo;espèce mesure <strong>moins d&rsquo;un pouce de longueur</strong>, soit moins de 20 millimètres, et vit dans les eaux peu profondes jusqu&rsquo;à <strong>66 pieds (20 mètres)</strong> de profondeur au large de Kumejima. D&rsquo;autres ascidies du même genre, telles que <em>Clavelina moluccensis</em> et <em>Clavelina picta</em>, présentent également des motifs rayés ou tachetés, mais aucune n&rsquo;imite un panda de manière aussi convaincante. Cette particularité fait de la nouvelle espèce une curiosité biologique remarquable, même si son rôle écologique demeure celui, classique, d&rsquo;un organisme filtrant contribuant à la clarté des eaux marines.</p>



<h3 class="wp-block-heading">En bref&#8230;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La découverte de <em>Clavelina ossipandae</em> illustre parfaitement comment la science participative et les réseaux sociaux peuvent contribuer à identifier de nouvelles espèces. Grâce aux photos partagées par des plongeurs passionnés, les chercheurs ont pu documenter un organisme marin inédit dont les motifs naturels rappellent de façon troublante le panda. Si le rôle de cette pigmentation reste non précisé, cette espèce minuscule enrichit notre compréhension de la biodiversité marine japonaise. On peut espérer que d&rsquo;autres découvertes similaires émergent des observations citoyennes, renforçant la collaboration entre amateurs de nature et communauté scientifique pour mieux documenter la richesse insoupçonnée de nos océans.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source :</strong> <a href="https://www.dailygalaxy.com/2026/02/divers-posted-photos-of-a-cute-panda-underwater-it-turned-out-to-be-a-brand-new-species/" rel="nofollow noopener" target="_blank">The Daily Galaxy</a></p>
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		<title>SpaceX vise Mars dès fin 2026 : un pari audacieux qui enflamme l&#8217;imagination</title>
		<link>https://lefeed.info/ailleurs/spacex-starship-mars-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 08:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Terre]]></category>
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					<description><![CDATA[Elon Musk vient de dévoiler le calendrier 2026 le plus ambitieux de SpaceX pour Mars, et chez LeFeed&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">Elon Musk vient de dévoiler le calendrier 2026 le plus ambitieux de SpaceX pour Mars, et chez LeFeed Info, on ne peut s&#8217;empêcher d&rsquo;être captivés par ce projet ! Avec une fenêtre planétaire rare qui s&rsquo;ouvre fin 2026, la société prévoit d&rsquo;envoyer jusqu&rsquo;à cinq vaisseaux Starship non habités vers la planète rouge. Un objectif que Musk lui-même estime à 50 % de chances de réussite – et c&rsquo;est précisément cette honnêteté face aux défis qui fait partie de ce qu&rsquo;on apprécie chez ce personnage controversé mais visionnaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]"><strong>Une fenêtre de tir dictée par l&rsquo;alignement des planètes</strong></h2>



<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">La mission martienne envisagée par SpaceX coïncide avec un événement planétaire appelé opposition, lorsque la Terre et Mars s&rsquo;alignent étroitement dans leurs orbites. Ce phénomène se produit environ tous les 26 mois et offre les conditions les plus favorables pour un voyage interplanétaire. La prochaine fenêtre tombe entre novembre et décembre 2026, une opportunité que SpaceX compte bien saisir.</p>



<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">Selon les déclarations rapportées par Space.com, Elon Musk prévoit d&rsquo;envoyer jusqu&rsquo;à cinq véhicules Starship V3 non habités durant cette période. Ces missions se concentreraient sur les tests de systèmes liés à l&rsquo;atterrissage et à la livraison de marchandises sur la surface martienne. Le milliardaire envisage également d&rsquo;envoyer des robots humanoïdes Optimus, développés par Tesla – imaginez la photo épique de ces robots marchant sur Mars !</p>



<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">Toutefois, et c&rsquo;est là que le leadership de Musk se distingue, il maintient un réalisme rafraîchissant. Lors d&rsquo;une récente interview début 2026, il a même qualifié une tentative 2026 de « distraction potentielle », préférant concentrer les ressources sur la maîtrise du ravitaillement orbital. Le principal facteur limitant reste en effet cette capacité à ravitailler le vaisseau en orbite, une prouesse technique jamais démontrée et jugée absolument nécessaire pour atteindre Mars avec une charge utile exploitable.</p>



<h2 class="wp-block-heading font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]"><strong>Starship V3 : la plus grande fusée jamais construite</strong></h2>



<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">Avec ses 124 mètres de hauteur (environ 408 pieds) une fois entièrement assemblée, la Starship Version 3 sera la plus grande fusée jamais lancée si elle décolle comme prévu. Ce système à deux étages comprend le propulseur Super Heavy pour le décollage et un vaisseau de deuxième étage, appelé Ship, conçu pour transporter des marchandises et éventuellement des humains au-delà de l&rsquo;orbite terrestre. L&rsquo;ensemble est conçu pour être entièrement réutilisable – une révolution qui pourrait transformer l&rsquo;économie spatiale.</p>



<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">Selon un profil technique publié par USA Today, SpaceX prévoit de démontrer le ravitaillement orbital avec la V3. Ce processus impliquerait le lancement de plusieurs navires-citernes pour transférer du carburant vers le Ship déjà en orbite. Début 2026, aucun test de ravitaillement de ce type n&rsquo;a encore eu lieu entre deux vaisseaux. En 2025, SpaceX a mené plusieurs vols d&rsquo;essai avec des résultats contrastés : des échecs spectaculaires en janvier, mars et mai, suivis de succès encourageants en août et octobre qui ont montré des performances nettement améliorées.</p>



<h2 class="wp-block-heading font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]"><strong>La NASA entre pression et partenariat</strong></h2>



<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">Les plans martiens de SpaceX se développent en parallèle de ses obligations envers la NASA, qui a sélectionné Starship comme atterrisseur lunaire pour sa mission Artemis III. En octobre 2025, Sean Duffy, alors administrateur par intérim de la NASA, avait exprimé des inquiétudes concernant les progrès de SpaceX. Duffy a depuis été remplacé par Jared Isaacman, astronaute commercial et proche de Musk, qui a pris la direction de la NASA en décembre – un changement qui pourrait faciliter la coordination entre les deux entités.</p>



<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">La double fonction de Starship pour les opérations lunaires et martiennes introduit une complexité fascinante. Chaque type de mission nécessite des capacités et des calendriers différents, mais c&rsquo;est précisément ce type de défi technique que SpaceX semble adorer relever.</p>



<h2 class="wp-block-heading font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]"><strong>Des défis techniques excitants à surmonter</strong></h2>



<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">Plusieurs systèmes clés restent à prouver. Un atterrissage de précision sur la surface martienne n&rsquo;a jamais été tenté avec un véhicule de cette taille – la masse de Starship et la mince atmosphère martienne créent des défis uniques. Musk a mentionné Arcadia Planitia, une vaste plaine volcanique dans l&rsquo;hémisphère nord de Mars, comme destination probable. La région pourrait contenir de la glace d&rsquo;eau souterraine accessible, une ressource cruciale pour l&rsquo;établissement humain futur.</p>



<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">Les missions futures au-delà de 2026 pourraient impliquer des passagers humains. Musk a indiqué que si les premières missions réussissent, des vols habités pourraient suivre dès 2028-2029. Une vision présentée par Musk inclut des centaines de Starships partant vers Mars dans les années ultérieures – une ambition démesurée qui, même partiellement réalisée, changerait l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanité.</p>



<h3 class="wp-block-heading font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]"><strong>En bref &#8230;&nbsp;</strong></h3>



<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">Le projet de SpaceX de rejoindre Mars dès fin 2026 représente une ambition sans précédent, et c&rsquo;est précisément cette capacité à rêver grand tout en confrontant les obstacles qui rend ce projet si captivant. A la rédaction, nous sommes emballés par cette aventure : la démonstration du ravitaillement orbital reste le défi technique majeur, la Starship V3 sera la plus grande fusée jamais lancée, et le partenariat avec la NASA ajoute une dimension collaborative passionnante.</p>



<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7] wp-block-paragraph">Musk est évidemment un personnage plus que controversé, certes, mais on se doit de reconnaître que sur ce type de projet spatial, son leadership visionnaire et son refus des demi-mesures incarnent toujours ce qu&rsquo;on aime chez lui. Si SpaceX parvient à surmonter ces obstacles techniques considérables, cette mission pourrait ouvrir une nouvelle ère d&rsquo;exploration spatiale, transformant Mars d&rsquo;un rêve lointain en destination concrète. Les prochains mois seront déterminants – et nous suivrons cette aventure extraordinaire avec passion !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour en savoir plus / Source :</strong> <a href="https://www.dailygalaxy.com/2026/01/elon-musk-surprises-everyone-spacex-will-attempt-to-reach-mars-by-the-end-of-2026/" rel="nofollow noopener" target="_blank">The Daily Galaxy</a></p>
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		<title>L&#8217; Australie nous révèle les plus grandes empreintes de dinosaures jamais observées</title>
		<link>https://lefeed.info/science/australie-plus-grandes-empreintes-dinosaures-decouvertes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 13:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Terre]]></category>
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					<description><![CDATA[Figées dans le grès depuis 130 millions d’années, d’immenses empreintes de dinosaures refont surface dans les paysages sauvages&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Figées dans le grès depuis 130 millions d’années, d’immenses empreintes de dinosaures refont surface dans les paysages sauvages du Kimberley. Certaines, parmi les plus grandes jamais observées, racontent le passage de géants préhistoriques sur d’anciennes plaines marécageuses. Grâce à la collaboration avec le peuple autochtone Goolarabooloo, cette découverte exceptionnelle ouvre une nouvelle page de l’histoire naturelle de l’Australie et enrichit notre compréhension d’un Crétacé foisonnant de vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un site paléontologique d&rsquo;une richesse inédite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les empreintes ont été découvertes sur une portion isolée de la côte du Kimberley, dans une zone qui était autrefois un delta fluvial il y a <strong>130 millions d&rsquo;années</strong>. À cette époque, des dinosaures de toutes tailles traversaient des étendues sablonneuses humides entre des zones boisées, laissant derrière eux des traces qui se sont fossilisées dans le grès. Selon l&rsquo;étude publiée dans le <em>Memoir of the Society of Vertebrate Paleontology</em>, le site ne peut être examiné que lorsque la marée se retire, révélant alors des milliers d&rsquo;impressions réparties le long de la côte. Steve Salisbury, paléontologue des vertébrés à l&rsquo;Université du Queensland, explique que sur ces milliers d&#8217;empreintes, au moins <strong>150 ont pu être attribuées avec certitude à 21 types de traces distincts</strong>. Cette diversité inclut des empreintes de sauropodes, d&rsquo;ornithopodes, de divers dinosaures cuirassés — dont des stégosaures, jamais enregistrés auparavant en Australie — et plusieurs théropodes. La variété observée dépasse tout ce qui avait été documenté jusqu&rsquo;ici dans la région, faisant de ce site l&rsquo;un des plus riches jamais découverts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des empreintes de sauropodes record</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les découvertes les plus spectaculaires figurent les traces laissées par des <strong>sauropodes géants, certaines atteignant 1,7 mètre de longueur</strong>. Steve Salisbury précise que <em>« la plupart des gens pourraient tenir à l&rsquo;intérieur de traces aussi grandes, et elles indiquent des animaux mesurant probablement environ 5,3 à 5,5 mètres au niveau de la hanche, ce qui est énorme »</em>. Ces empreintes surpassent désormais le précédent record mondial, une trace de 1,06 mètre découverte en Mongolie en 2016. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-1303" srcset="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA-1024x683.jpg 1024w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA-300x200.jpg 300w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA-528x352.jpg 528w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA-1056x704.jpg 1056w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA-816x544.jpg 816w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA-1240x827.jpg 1240w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA.jpg 1536w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Reproduction générée par IA d&rsquo;une empreinte de sauropode géante trouvée en Australie</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La taille et la <strong>qualité exceptionnelle de conservation</strong> des empreintes contribuent à l&rsquo;importance scientifique du site à l&rsquo;échelle planétaire. Salisbury compare même le lieu à <em>« l&rsquo;équivalent crétacé du Serengeti »</em>, en raison de la concentration et de la variété de vie dinosaurienne fossilisée qu&rsquo;il renferme. Ces traces offrent un aperçu direct de la biomécanique, du comportement et de la diversité des dinosaures qui peuplaient cette région durant le Crétacé, une période encore mal connue en Australie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous pouvez retrouver les photos des empreintes réelles sur l&rsquo;article de <a href="https://dailygalaxy.com/2025/12/largest-dinosaur-footprints-ever-found/" rel="nofollow noopener" target="_blank">dailygalaxy.com</a> (© Credit: Damian Kelly/AFP/University of Queensland)</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une collaboration entre science et savoir ancestral</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;importance paléontologique de cette région aurait pu rester méconnue sans l&rsquo;intervention du <strong>peuple Goolarabooloo</strong>, qui connaissait l&rsquo;existence de ces empreintes anciennes depuis des générations. En 2008, lorsque la zone a été sélectionnée comme site potentiel pour une installation de traitement de gaz naturel liquéfié, les leaders autochtones locaux ont contacté des scientifiques pour évaluer ce qui risquait d&rsquo;être détruit. Salisbury explique que <em>« des traces de dinosaures sont connues dans cette région, probablement depuis des milliers d&rsquo;années. Elles font partie du cycle de chants »</em>, faisant référence aux récits traditionnels et aux cartes culturelles transmises de génération en génération. Cette mobilisation a conduit à une <strong>étude scientifique approfondie</strong>, impliquant des chercheurs de l&rsquo;Université James Cook et d&rsquo;autres institutions. L&rsquo;équipe a consacré plus de <strong>400 heures à documenter les traces</strong>, avec la présence constante de représentants autochtones sur le terrain. Cette collaboration illustre comment le savoir local peut éclairer la science moderne et protéger un patrimoine à la fois naturel et culturel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En bref&#8230;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La découverte des plus grandes empreintes de dinosaures jamais enregistrées, mesurant jusqu&rsquo;à 1,7 mètre, constitue une avancée majeure pour la paléontologie australienne. Le site du Kimberley, avec ses 21 types de traces fossilisées, offre un aperçu sans précédent de la diversité de la vie au Crétacé. Cette réussite scientifique doit beaucoup à la vigilance et au savoir du peuple Goolarabooloo, qui a permis de préserver ce trésor paléontologique face à des projets industriels. À l&rsquo;avenir, ce site pourrait révéler encore davantage de secrets sur les écosystèmes préhistoriques et renforcer la nécessité de protéger les sites naturels et culturels en collaboration avec les communautés autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour aller plus loin :</strong> <a href="https://www.dailygalaxy.com/2025/12/researchers-discover-the-largest-dinosaur-footprints-ever-found-big-enough-to-swallow-a-grown-adult-whole/" rel="nofollow noopener" target="_blank">The Daily Galaxy</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>À la recherche d’autres mondes : comment les scientifiques découvrent les exoplanètes</title>
		<link>https://lefeed.info/science/recherche-autres-mondes-decouverte-exoplanetes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cécile FRANNI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 08:23:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Terre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefeed.info/?p=1274</guid>

					<description><![CDATA[Depuis un peu plus de trente ans, les astronomes repoussent les frontières de l’exploration spatiale sans jamais voir&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Depuis un peu plus de trente ans, les astronomes repoussent les frontières de l’exploration spatiale sans jamais voir directement leurs découvertes. En observant les infimes variations de lumière ou de mouvement des étoiles, ils ont déjà révélé l’existence de plus de 6 000 exoplanètes. Des mondes lointains, parfois situés à plus de quatre années-lumière, qui témoignent de l’extraordinaire ingéniosité scientifique déployée pour mieux comprendre notre place dans l’Univers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi les exoplanètes sont-elles si difficiles à repérer ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal obstacle tient à la <strong>résolution limitée des télescopes</strong>. Le télescope spatial Hubble, malgré sa puissance remarquable, possède un pouvoir de résolution de 0,05 seconde d&rsquo;arc, ce qui équivaut à environ 1/72 000 de degré. Avec cette précision, il pourrait théoriquement distinguer une planète de la taille de Jupiter à une distance de 590 milliards de kilomètres. Cela semble impressionnant, mais cela ne représente que 0,06 année-lumière, alors que l&rsquo;étoile la plus proche, Proxima Centauri, se trouve à 4,25 années-lumière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;autre difficulté majeure réside dans la <strong>faible luminosité des planètes</strong>. Si Jupiter brille dans notre ciel nocturne grâce à la lumière du Soleil qu&rsquo;elle réfléchit, cette même lumière réfléchie est bien trop faible comparée à la lumière directe d&rsquo;une étoile. Lorsqu&rsquo;on observe une étoile lointaine, les planètes qui l&rsquo;entourent sont tout simplement noyées dans son éclat. Cette limitation a poussé les astronomes à développer des techniques indirectes de détection, qui reposent sur l&rsquo;observation des effets que les planètes produisent sur leurs étoiles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La méthode des vitesses radiales : quand les étoiles vacillent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première technique majeure exploite un phénomène contre-intuitif : <strong>les étoiles ne sont pas immobiles</strong>. Lorsqu&rsquo;une planète orbite autour d&rsquo;une étoile, elle exerce une force gravitationnelle qui fait légèrement vaciller l&rsquo;étoile. En effet, selon la troisième loi de Newton, si l&rsquo;étoile attire la planète, celle-ci attire également l&rsquo;étoile en retour. Ce mouvement reste invisible à l&rsquo;œil nu, mais il produit un effet détectable grâce à <strong>l&rsquo;effet Doppler</strong>. Ce phénomène, similaire au changement de tonalité d&rsquo;un train qui passe, s&rsquo;applique également à la lumière. Quand l&rsquo;étoile se rapproche de nous, sa lumière subit un décalage vers le bleu du spectre ; quand elle s&rsquo;éloigne, elle se décale vers le rouge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les astronomes utilisent des spectroscopes pour mesurer ces minuscules changements de couleur sur plusieurs années. La difficulté vient de la vitesse de la lumière, qui atteint 300 millions de mètres par seconde, rendant ces décalages extrêmement subtils. Une fois la <strong>vitesse de déplacement de l&rsquo;étoile</strong> et sa période d&rsquo;oscillation déterminées, il devient possible de calculer la masse de la planète et sa distance orbitale. Cette information est cruciale pour identifier des planètes potentiellement habitables, situées dans la zone où l&rsquo;eau peut exister à l&rsquo;état liquide, ni trop près ni trop loin de leur étoile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La méthode des transits : observer les mini-éclipses stellaires</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La seconde technique majeure s&rsquo;inspire des éclipses solaires et des transits de Vénus observés depuis la Terre. Lorsqu&rsquo;une <strong>exoplanète passe devant son étoile</strong> du point de vue terrestre, elle bloque une infime partie de sa lumière. Cette diminution de luminosité, bien que minuscule, peut être détectée par des instruments suffisamment sensibles. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;a été découverte Kepler-10 b, une planète située à environ 725 années-lumière, confirmée ensuite par la méthode du vacillement stellaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;analyse de la <strong>courbe de lumière</strong>, qui représente l&rsquo;intensité stellaire en fonction du temps, révèle de nombreuses informations. La profondeur de la baisse d&rsquo;intensité indique la taille de la planète : plus elle est grande, plus elle bloque de lumière. La durée du transit permet de déterminer la période orbitale et, combinée à la masse de l&rsquo;étoile, de calculer la distance orbitale. En observant si ces baisses de luminosité se répètent régulièrement, les astronomes confirment la présence d&rsquo;une véritable exoplanète. Il est même possible d&rsquo;identifier plusieurs planètes autour d&rsquo;une même étoile grâce à leurs signatures lumineuses distinctes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des limites qui sous-estiment le nombre réel de planètes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux méthodes présentent des <strong>contraintes importantes</strong>. L&rsquo;effet Doppler devient de plus en plus difficile à détecter avec la distance. Pour la méthode des transits, l&rsquo;alignement doit être parfait : si un système planétaire est orienté perpendiculairement à notre ligne de visée, aucun transit ne se produira. Seul un pourcentage infime des systèmes solaires satisfait cette condition géométrique. De plus, les deux techniques favorisent fortement la détection de grandes planètes proches de leur étoile, les fameux « Jupiter chauds », car ils produisent des signaux plus importants et plus fréquents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour observer une planète de type terrestre, il faudrait au minimum trois ans pour obtenir trois transits acceptables. Quant à détecter une version extrasolaire de Pluton, avec son orbite de 250 ans, c&rsquo;est pratiquement impossible. Presque toutes les exoplanètes connues se trouvent dans la Voie lactée, et la majorité sont plus grandes que la Terre, même si les planètes de taille terrestre sont probablement très courantes. Les 6 000 exoplanètes découvertes ne représentent donc que les cas où l&rsquo;alignement était favorable. Les estimations actuelles suggèrent qu&rsquo;il existerait environ <strong>100 sextillions de planètes</strong> dans l&rsquo;univers, soit un 1 suivi de 23 zéros.</p>



<h3 class="wp-block-heading">En bref&#8230;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La découverte des exoplanètes illustre l&rsquo;ingéniosité scientifique face à des défis techniques colossaux. Les méthodes des vitesses radiales et des transits ont permis d&rsquo;identifier plus de 6 000 mondes lointains, mais elles ne révèlent qu&rsquo;une fraction infime de la réalité. Avec potentiellement 100 sextillions de planètes dans l&rsquo;univers, dont beaucoup pourraient être similaires à la Terre, ces découvertes nous rapprochent progressivement de la réponse à cette question ancestrale : sommes-nous seuls dans l&rsquo;univers ? Les progrès technologiques futurs permettront sans doute de détecter des planètes toujours plus petites et lointaines, ouvrant la voie à l&rsquo;identification de mondes véritablement habitables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour aller plus loin :</strong> <a href="https://www.wired.com/story/how-do-astronomers-find-planets-in-other-solar-systems/" rel="nofollow noopener" target="_blank">WIRED</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Biodiversité cachée : une éponge carnivore et 29 espèces inédites identifiées près de l’Antarctique</title>
		<link>https://lefeed.info/terre/biodiversite-cachee-eponge-carnivore-especes-inedites-antarctique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 13:07:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Terre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefeed.info/?p=1255</guid>

					<description><![CDATA[Dans les profondeurs glacées de l’océan Austral, la science continue de révéler des formes de vie insoupçonnées. Trente&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans les profondeurs glacées de l’océan Austral, la science continue de révéler des formes de vie insoupçonnées. Trente espèces marines jusqu’alors inconnues viennent d’y être confirmées, dont une étonnante éponge carnivore hérissée de crochets microscopiques, baptisée « death-ball ». Fruit de deux expéditions internationales et d’un travail collaboratif inédit, cette découverte illustre l’extraordinaire richesse biologique qui subsiste encore dans les zones les plus reculées de notre planète.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une éponge prédatrice aux allures de piège mortel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le protagoniste le plus spectaculaire de ces découvertes est sans conteste la nouvelle éponge carnivore du genre <em>Chondrocladia</em>, observée à <strong>3 601 mètres de profondeur</strong> au large de l&rsquo;île Montagu. Contrairement à la plupart des éponges qui filtrent passivement l&rsquo;eau pour se nourrir, cette espèce adopte un comportement de prédateur actif. Sa forme sphérique est couverte de <strong>minuscules crochets qui capturent ses proies</strong>, une adaptation remarquable aux conditions extrêmes des grands fonds. Les équipes ont également filmé des vers zombies du genre <em>Osedax</em>, déjà connus de la science mais toujours fascinants : dépourvus de bouche et de tube digestif, ils s&rsquo;appuient sur des bactéries symbiotiques pour décomposer les graisses contenues dans les os de baleines et autres grands vertébrés. Ces observations rappellent que les abysses recèlent encore des modes de vie radicalement différents de ce que nous connaissons en surface.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="660" src="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/Carnivorous-Tree-Sponge-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1024x660.jpg" alt="" class="wp-image-1257" srcset="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/Carnivorous-Tree-Sponge-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1024x660.jpg 1024w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/Carnivorous-Tree-Sponge-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-300x193.jpg 300w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/Carnivorous-Tree-Sponge-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-528x340.jpg 528w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/Carnivorous-Tree-Sponge-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1056x681.jpg 1056w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/Carnivorous-Tree-Sponge-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-816x526.jpg 816w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/Carnivorous-Tree-Sponge-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1240x799.jpg 1240w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/Carnivorous-Tree-Sponge-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025.jpg 1835w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">The Nippon Foundation-Nekton Ocean Census/Schmidt Ocean Institute © 2025</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Près de 2 000 spécimens collectés lors d&rsquo;expéditions inédites</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux expéditions ont mobilisé le navire de recherche <em>R/V Falkor (too)</em> du Schmidt Ocean Institute et son robot sous-marin <strong>ROV SuBastian</strong>. La première, baptisée « Searching for New Species in the South Sandwich Islands », a exploré des calderas volcaniques, la fosse des Sandwich du Sud et les fonds marins autour des îles Montagu et Saunders. L&rsquo;équipe a collecté <strong>près de 2 000 spécimens</strong> appartenant à 14 groupes d&rsquo;animaux différents, ainsi que des milliers d&rsquo;images haute définition et plusieurs heures de vidéo. Parmi les temps forts : la découverte de nouvelles cheminées hydrothermales à environ 700 mètres de profondeur, abritant des communautés chimiosynthétiques, des jardins de coraux vibrants, des traces d&rsquo;un volcanisme sous-marin explosif et, fait rare, <strong>les premières images confirmées d&rsquo;un calmar colossal juvénile</strong>. La seconde expédition, dans la mer de Bellingshausen, a profité d&rsquo;une opportunité unique : en janvier 2025, l&rsquo;iceberg A-84, d&rsquo;une superficie d&rsquo;environ <strong>510 km²</strong>, s&rsquo;est détaché de la plateforme glaciaire George VI. Le navire est devenu le premier à explorer un fond marin qui était resté scellé sous environ 150 mètres de glace, offrant un accès inédit à un écosystème potentiellement vierge.</p>



<figure data-wp-context="{&quot;galleryId&quot;:&quot;6a53265418d30&quot;}" data-wp-interactive="core/gallery" class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-18 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure data-wp-context="{&quot;imageId&quot;:&quot;6a5326541906c&quot;}" data-wp-interactive="core/image" data-wp-key="6a5326541906c" class="wp-block-image size-large wp-lightbox-container"><img decoding="async" data-wp-class--hide="state.isContentHidden" data-wp-class--show="state.isContentVisible" data-wp-init="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on--click="actions.showLightbox" data-wp-on--load="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on--pointerdown="actions.preloadImage" data-wp-on--pointerenter="actions.preloadImageWithDelay" data-wp-on--pointerleave="actions.cancelPreload" data-wp-on-window--resize="callbacks.setButtonStyles" data-id="1267" src="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/3-Iridescent-Scale-Worm-Jialing-Cai_The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025.jpg" alt="" class="wp-image-1267"/><button
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<figure data-wp-context="{&quot;imageId&quot;:&quot;6a532654194ad&quot;}" data-wp-interactive="core/image" data-wp-key="6a532654194ad" class="wp-block-image size-large wp-lightbox-container"><img decoding="async" data-wp-class--hide="state.isContentHidden" data-wp-class--show="state.isContentVisible" data-wp-init="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on--click="actions.showLightbox" data-wp-on--load="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on--pointerdown="actions.preloadImage" data-wp-on--pointerenter="actions.preloadImageWithDelay" data-wp-on--pointerleave="actions.cancelPreload" data-wp-on-window--resize="callbacks.setButtonStyles" data-id="1262" src="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/2-Isopod-Jialing-Cai_The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025.jpg" alt="" class="wp-image-1262"/><button
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<figure data-wp-context="{&quot;imageId&quot;:&quot;6a53265419897&quot;}" data-wp-interactive="core/image" data-wp-key="6a53265419897" class="wp-block-image size-large wp-lightbox-container"><img decoding="async" width="1024" height="576" data-wp-class--hide="state.isContentHidden" data-wp-class--show="state.isContentVisible" data-wp-init="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on--click="actions.showLightbox" data-wp-on--load="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on--pointerdown="actions.preloadImage" data-wp-on--pointerenter="actions.preloadImageWithDelay" data-wp-on--pointerleave="actions.cancelPreload" data-wp-on-window--resize="callbacks.setButtonStyles" data-id="1263" src="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/4-Sea-Star-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-1263" srcset="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/4-Sea-Star-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1024x576.jpg 1024w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/4-Sea-Star-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-300x169.jpg 300w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/4-Sea-Star-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-528x297.jpg 528w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/4-Sea-Star-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1056x594.jpg 1056w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/4-Sea-Star-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-816x459.jpg 816w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/4-Sea-Star-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1632x918.jpg 1632w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/4-Sea-Star-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1240x698.jpg 1240w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/4-Sea-Star-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-2480x1395.jpg 2480w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/4-Sea-Star-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-scaled.jpg 2560w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><button
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<figure data-wp-context="{&quot;imageId&quot;:&quot;6a53265419c93&quot;}" data-wp-interactive="core/image" data-wp-key="6a53265419c93" class="wp-block-image size-large wp-lightbox-container"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" data-wp-class--hide="state.isContentHidden" data-wp-class--show="state.isContentVisible" data-wp-init="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on--click="actions.showLightbox" data-wp-on--load="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on--pointerdown="actions.preloadImage" data-wp-on--pointerenter="actions.preloadImageWithDelay" data-wp-on--pointerleave="actions.cancelPreload" data-wp-on-window--resize="callbacks.setButtonStyles" data-id="1268" src="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/5-In-situ-Sea-Pen-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-1268" srcset="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/5-In-situ-Sea-Pen-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1024x576.jpg 1024w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/5-In-situ-Sea-Pen-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-300x169.jpg 300w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/5-In-situ-Sea-Pen-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-528x297.jpg 528w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/5-In-situ-Sea-Pen-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1056x594.jpg 1056w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/5-In-situ-Sea-Pen-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-816x459.jpg 816w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/5-In-situ-Sea-Pen-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1632x918.jpg 1632w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/5-In-situ-Sea-Pen-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1240x698.jpg 1240w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/5-In-situ-Sea-Pen-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-2480x1395.jpg 2480w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/5-In-situ-Sea-Pen-The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-scaled.jpg 2560w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><button
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<figure data-wp-context="{&quot;imageId&quot;:&quot;6a5326541a062&quot;}" data-wp-interactive="core/image" data-wp-key="6a5326541a062" class="wp-block-image size-large wp-lightbox-container"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" data-wp-class--hide="state.isContentHidden" data-wp-class--show="state.isContentVisible" data-wp-init="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on--click="actions.showLightbox" data-wp-on--load="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on--pointerdown="actions.preloadImage" data-wp-on--pointerenter="actions.preloadImageWithDelay" data-wp-on--pointerleave="actions.cancelPreload" data-wp-on-window--resize="callbacks.setButtonStyles" data-id="1266" src="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/6-Sea-Pen-Paul-Satchell_The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-1266" srcset="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/6-Sea-Pen-Paul-Satchell_The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1024x576.jpg 1024w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/6-Sea-Pen-Paul-Satchell_The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-300x169.jpg 300w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/6-Sea-Pen-Paul-Satchell_The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-528x297.jpg 528w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/6-Sea-Pen-Paul-Satchell_The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1056x594.jpg 1056w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/6-Sea-Pen-Paul-Satchell_The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-816x459.jpg 816w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/6-Sea-Pen-Paul-Satchell_The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1632x918.jpg 1632w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/6-Sea-Pen-Paul-Satchell_The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-1240x697.jpg 1240w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/6-Sea-Pen-Paul-Satchell_The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-2480x1395.jpg 2480w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/12/6-Sea-Pen-Paul-Satchell_The-Nippon-Foundation-Nekton-Ocean-Census_Schmidt-Ocean-Institute-©-2025-scaled.jpg 2560w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><button
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		</button><figcaption class="wp-element-caption">Sea Pen &#8211; Paul Satchell_The Nippon Foundation-Nekton Ocean Census_Schmidt Ocean Institute © 2025</figcaption></figure>
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<h2 class="wp-block-heading">Un atelier collaboratif pour accélérer la validation scientifique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La confirmation de ces 30 nouvelles espèces a eu lieu lors du Southern Ocean Species Discovery Workshop, organisé par l&rsquo;Universidad de Magallanes à Punta Arenas, au Chili. Ce format innovant réunit des taxonomistes internationaux qui trient, photographient et comparent les spécimens sur place, en recourant au besoin au <strong>séquençage ADN ciblé</strong>. Comme l&rsquo;explique le Dr Michelle Taylor, responsable scientifique du programme Ocean Census, cette approche comprime un processus qui prend habituellement plus d&rsquo;une décennie en un cycle bien plus rapide, tout en maintenant la rigueur scientifique grâce à l&rsquo;implication d&rsquo;experts mondiaux. À ce stade, <strong>moins de 30 % des échantillons collectés</strong> ont été analysés, ce qui laisse présager de nombreuses autres découvertes. Parmi les espèces déjà confirmées figurent de nouveaux vers écailleux iridescents, plusieurs espèces d&rsquo;étoiles de mer, des crustacés dont certains pourraient constituer une nouvelle famille d&rsquo;amphipodes, et des gastropodes et bivalves adaptés aux environnements volcaniques et hydrothermaux. D&rsquo;autres candidats, notamment des coraux noirs et un possible nouveau genre de Plumes de mer, sont en cours d&rsquo;examen.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des outils de pointe au service de la biodiversité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Dr Jyotika Virmani, directrice exécutive du Schmidt Ocean Institute, ces résultats illustrent ce que rend possible la combinaison d&rsquo;<strong>outils avancés</strong> – cartographie précise des fonds, imagerie ROV haute définition – et d&rsquo;un réseau scientifique global. L&rsquo;océan Austral demeure l&rsquo;une des régions les plus sous-échantillonnées de la planète, alors qu&rsquo;il joue un rôle central dans la compréhension de l&rsquo;évolution, de la biogéographie et de la résilience des écosystèmes face au changement climatique. Mitsuyuki Unno, directeur exécutif de The Nippon Foundation-Nekton Ocean Census, souligne que <em>« accélérer la découverte d&rsquo;espèces n&rsquo;est pas un luxe scientifique, c&rsquo;est essentiel pour le bien public »</em>. Toutes les espèces confirmées selon les critères du programme Ocean Census seront versées dans une plateforme de données ouverte, accessible aux scientifiques, décideurs et communautés du monde entier.</p>



<h3 class="wp-block-heading">En bref &#8230;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette moisson de 30 nouvelles espèces, dont une éponge carnivore spectaculaire et un calmar colossal juvénile filmé pour la première fois, témoigne de la richesse encore largement inexplorée des abysses australes. En combinant expéditions de pointe et ateliers collaboratifs accélérés, le programme Ocean Census démontre qu&rsquo;il est possible de raccourcir drastiquement les délais de validation scientifique sans sacrifier la rigueur. Avec moins d&rsquo;un tiers des échantillons déjà analysés, les fonds marins du pôle Sud promettent encore de nombreuses révélations, autant de pièces essentielles pour mieux protéger et comprendre la biodiversité marine face aux défis climatiques. Cette dynamique ouvre la voie à une connaissance partagée et ouverte, indispensable pour éclairer les futures stratégies de conservation à l&rsquo;échelle mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source :</strong> <a href="https://oceancensus.org/news/carnivorous-death-ball-sponge-among-30-new-deep-sea-species-from-the-southern-ocean/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Ocean Census</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Ils distinguent les signaux courts et longs : le surprenant talent des bourdons révélé par des chercheurs</title>
		<link>https://lefeed.info/terre/ils-distinguent-les-signaux-courts-et-longs-le-surprenant-talent-des-bourdons-revele-par-des-chercheurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 09:34:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Terre]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Des chercheurs de l&#8217;Université Queen Mary de Londres ont fait une découverte surprenante : les bourdons sont capables&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Des chercheurs de l&rsquo;Université Queen Mary de Londres ont fait une découverte surprenante : les bourdons sont capables de distinguer des flashs lumineux courts et longs, à la manière du code morse. Cette capacité de perception temporelle, qu&rsquo;on croyait réservée aux vertébrés, révèle une aptitude cognitive insoupçonnée chez ces petits pollinisateurs au cerveau minuscule. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un apprentissage surprenant chez le bourdon terrestre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;équipe menée par Alex Davidson, doctorant, et la Dr Elisabetta Versace, maître de conférences en psychologie à Queen Mary, a testé les capacités cognitives du <strong>Bombus terrestris</strong>, le bourdon terrestre. Jusqu&rsquo;à présent, seuls les humains et quelques vertébrés comme les pigeons et les macaques avaient démontré la capacité de distinguer entre deux durées différentes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour vérifier si les bourdons possédaient cette aptitude, les scientifiques ont conçu un labyrinthe spécial où chaque abeille était entraînée à trouver une récompense sucrée près d&rsquo;un des deux cercles lumineux clignotants. L&rsquo;un émettait un <strong>flash court</strong> (équivalent au « point » du code morse), l&rsquo;autre un <strong>flash long</strong> (le « trait »). Quand le flash court menait au sucre, le flash long indiquait une substance amère que les bourdons évitent naturellement. Pour s&rsquo;assurer que les insectes utilisaient bien la durée du signal et non sa position, les chercheurs modifiaient régulièrement l&#8217;emplacement des cercles lumineux dans le labyrinthe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des résultats qui confirment une perception du temps</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois que les bourdons se dirigeaient systématiquement vers la lumière associée au sucre, l&rsquo;équipe a retiré la récompense pour vérifier si les insectes continuaient à choisir selon la durée du flash plutôt que grâce à l&rsquo;odeur ou d&rsquo;autres indices. Les résultats ont été clairs : la plupart des bourdons se sont dirigés directement vers la lumière dont la durée était précédemment liée au sucre, peu importe sa position. Cela confirmait qu&rsquo;ils avaient bien appris à différencier les flashs courts et longs. <em>« Nous voulions savoir si les bourdons pouvaient apprendre la différence entre ces différentes durées, et c&rsquo;était si excitant de les voir y parvenir »</em>, a déclaré Alex Davidson. Cette démonstration prend d&rsquo;autant plus de sens que, comme le souligne le chercheur, <em>« les abeilles ne rencontrent pas de stimuli clignotants dans leur environnement naturel »</em>, ce qui rend leur réussite à cette tâche particulièrement remarquable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un cerveau minuscule capable de prouesses temporelles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette capacité à mesurer le temps chez un insecte dont le <strong>cerveau est plus petit qu&rsquo;un millimètre cube</strong> soulève des questions fascinantes sur les mécanismes biologiques de la perception temporelle. Les scientifiques connaissent mal comment les abeilles ou d&rsquo;autres animaux mesurent des durées aussi brèves. Les systèmes connus qui régulent les cycles quotidiens, appelés rythmes circadiens, ou les cycles saisonniers, fonctionnent beaucoup trop lentement pour expliquer cette capacité de chronométrage précis pour des flashs qui diffèrent de fractions de seconde. Selon Davidson, <em>« le fait qu&rsquo;ils puissent suivre la durée des stimuli visuels pourrait suggérer une extension d&rsquo;une capacité de traitement temporel qui a évolué à d&rsquo;autres fins, comme suivre le mouvement dans l&rsquo;espace ou la communication »</em>. Autre hypothèse : cette aptitude surprenante à encoder et traiter la durée pourrait être <strong>un composant fondamental du système nerveux</strong>, intrinsèque aux propriétés des neurones eux-mêmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des implications pour l&rsquo;évolution et l&rsquo;intelligence artificielle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Dr Versace place cette découverte dans un contexte plus large. <em>« De nombreux comportements animaux complexes, tels que la navigation et la communication, dépendent des capacités de traitement du temps »</em>, explique-t-elle. Elle insiste sur l&rsquo;importance d&rsquo;une <strong>approche comparative</strong> entre différentes espèces, y compris les insectes, pour comprendre l&rsquo;évolution de ces capacités. Le fait que les insectes puissent résoudre des tâches complexes avec un substrat neural minimal a des implications directes pour les réseaux neuronaux artificiels. Comme le souligne la chercheuse, ceux-ci <em>« devraient chercher à être aussi efficaces que possible pour être évolutifs, en s&rsquo;inspirant de l&rsquo;intelligence biologique »</em>. Cette recherche publiée dans la revue Biology Letters ouvre la voie à de nouvelles investigations sur les mécanismes neuronaux du chronométrage dans des cerveaux miniatures, offrant une perspective nouvelle sur l&rsquo;intelligence distribuée et son évolution.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour aller plus loin :</strong> <a href="https://www.sciencedaily.com/releases/2025/11/251112011803.htm" rel="nofollow noopener" target="_blank">ScienceDaily</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Le mystérieux champignon de Tchernobyl qui se nourrit de radiations</title>
		<link>https://lefeed.info/terre/le-mysterieux-champignon-de-tchernobyl-qui-se-nourrit-de-radiations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 17:07:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Terre]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[En mai 1997, la scientifique Nelli Zhdanova découvrait une moisissure noire colonisant les ruines du réacteur nucléaire de&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En mai 1997, la scientifique Nelli Zhdanova découvrait une moisissure noire colonisant les ruines du réacteur nucléaire de Tchernobyl, l&rsquo;un des lieux les plus radioactifs de la planète. Cette découverte inattendue a bouleversé notre compréhension de la vie face aux radiations. Aujourd&rsquo;hui, ces champignons pourraient servir à décontaminer des sites radioactifs et protéger les astronautes lors de leurs voyages spatiaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une vie improbable dans les décombres radioactifs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Onze ans après l&rsquo;explosion du réacteur quatre de la centrale nucléaire de Tchernobyl, survenue le 26 avril 1986, Nelli Zhdanova pénétrait dans l&rsquo;un des endroits les plus hostiles à la vie. À l&rsquo;intérieur du bâtiment du réacteur détruit, elle découvrit que de la <strong>moisissure noire</strong> avait colonisé les plafonds, les murs et même les conduits métalliques protégeant les câbles électriques. Cette présence fongique était d&rsquo;autant plus remarquable qu&rsquo;elle se trouvait dans une <strong>zone d&rsquo;exclusion de 30 kilomètres</strong>, établie pour protéger les populations des retombées radioactives. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les recherches antérieures de Zhdanova avaient révélé que ces champignons ne s&rsquo;étaient pas simplement installés après le départ des travailleurs, mais qu&rsquo;ils semblaient activement attirés par les particules radioactives dispersées dans la région. Comme des plantes se tournant vers le soleil, les filaments fongiques de cette moisissure noire paraissaient guidés par les <strong>radiations ionisantes</strong>. Ce phénomène, que Zhdanova baptisa <em>« radiotropisme »</em>, constituait un paradoxe fascinant : comment un organisme pouvait-il être attiré par une force généralement destructrice, capable de déchiqueter l&rsquo;ADN et les protéines comme des balles traversent la chair ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mélanine, un bouclier naturel contre les radiations</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de cette énigme scientifique se trouve un pigment largement répandu dans le monde vivant : <strong>la mélanine</strong>. Cette molécule, qui détermine notamment la couleur de notre peau et de nos cheveux, explique également pourquoi ces champignons arboraient une teinte noire. Leurs parois cellulaires étaient saturées de mélanine. Zhdanova émit l&rsquo;hypothèse que, tout comme une peau plus foncée protège nos cellules des rayons ultraviolets, la mélanine de ces champignons agissait comme un bouclier contre les radiations ionisantes. Cette protection ne fonctionne pas comme un simple écran rigide qui dévierait les particules radioactives, mais plutôt comme une structure désordonnée qui absorbe l&rsquo;énergie des radiations et la dissipe. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La mélanine possède également des propriétés antioxydantes, permettant de neutraliser les ions réactifs produits par les radiations dans la matière biologique. Ce n&rsquo;étaient pas seulement les champignons qui bénéficiaient de ces propriétés protectrices. Dans les étangs autour de Tchernobyl, les grenouilles présentant des concentrations plus élevées de mélanine dans leurs cellules, et donc plus foncées, survivaient et se reproduisaient mieux, transformant progressivement la population locale en une variété noire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des champignons qui se nourrissent de radiations</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En 2007, Ekaterina Dadachova, chercheuse à l&rsquo;Albert Einstein College of Medicine de New York, poussa plus loin les travaux de Zhdanova. Elle démontra que la croissance de ces champignons n&rsquo;était pas seulement orientée vers les radiations, mais qu&rsquo;elle s&rsquo;accélérait véritablement en leur présence. Les <strong>champignons mélanisés</strong>, identiques à ceux trouvés dans le réacteur de Tchernobyl, croissaient <strong>10% plus rapidement</strong> en présence de césium radioactif comparé aux mêmes champignons cultivés sans radiation. Plus remarquable encore, les champignons mélanisés irradiés semblaient utiliser cette énergie pour alimenter leur métabolisme et favoriser leur développement. Dadachova nomma ce processus <em>« radiosynthèse »</em>, un concept qui demeure théorique tant que le mécanisme précis entre la mélanine et le métabolisme n&rsquo;aura pas été découvert. Selon la scientifique, <em>« l&rsquo;énergie des radiations ionisantes est environ un million de fois supérieure à celle de la lumière blanche utilisée dans la photosynthèse. Vous avez donc besoin d&rsquo;un transducteur d&rsquo;énergie assez puissant, et c&rsquo;est ce que nous pensons que la mélanine est capable de faire – transduire [les radiations ionisantes] en niveaux d&rsquo;énergie utilisables »</em>. Ces résultats ne s&rsquo;appliquent toutefois pas à tous les champignons mélanisés : une étude de Zhdanova en 2006 révéla que seulement neuf des 47 espèces de champignons mélanisés collectés à Tchernobyl croissaient en direction d&rsquo;une source de césium-137 radioactif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Applications spatiales : un bouclier vivant pour les astronautes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 2022, cette découverte a pris une dimension cosmique lorsque des échantillons de <strong>Cladosporium sphaerospermum</strong>, la même souche trouvée par Zhdanova à Tchernobyl, ont été envoyés vers la Station spatiale internationale en décembre 2018. Exposés pendant 26 jours aux rayons cosmiques galactiques, ces champignons ont présenté une croissance moyenne <strong>1,21 fois plus rapide</strong> que les échantillons témoins restés sur Terre. Nils Averesch, biochimiste à l&rsquo;Université de Floride et co-auteur de l&rsquo;étude, reste prudent quant à l&rsquo;interprétation de ces résultats, précisant que cette croissance accrue pourrait également résulter de l&rsquo;apesanteur plutôt que des radiations seules. Les chercheurs ont également testé le potentiel protecteur de C. sphaerospermum en plaçant un capteur sous un échantillon de champignon à bord de la station spatiale. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Comparé aux échantillons sans champignon, <strong>la quantité de radiations bloquées augmentait</strong> au fur et à mesure que le champignon se développait, et même une simple couche de moisissure dans une boîte de Petri semblait constituer un bouclier efficace. Ces découvertes ouvrent des perspectives fascinantes pour résoudre les défis de la vie dans l&rsquo;espace. La Chine et les États-Unis prévoient d&rsquo;établir des bases lunaires dans les prochaines décennies, tandis que SpaceX vise à lancer sa première mission vers Mars d&rsquo;ici fin 2026. Les habitants de ces bases devront être protégés des radiations cosmiques, mais l&rsquo;utilisation d&rsquo;eau, de plastique polyéthylène, de métal ou de verre comme bouclier radioprotecteur serait trop lourde pour le décollage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une architecture fongique pour l&rsquo;exploration spatiale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lynn J. Rothschild, astrobiologiste au centre de recherche Ames de la Nasa, a comparé le transport de ces matériaux pour construire des bases spatiales à <em>« une tortue transportant sa carapace partout où elle va – un plan fiable, mais avec d&rsquo;énormes coûts énergétiques »</em>. Ses recherches ont conduit au développement de <strong>meubles et de murs à base de champignons</strong> qui pourraient être cultivés directement sur la Lune ou Mars. Non seulement cette « myco-architecture » réduirait les coûts de décollage, mais si les découvertes de Dadachova et Averesch se confirment, elle pourrait également former un bouclier contre les radiations, une barrière auto-régénérante entre les voyageurs spatiaux et la tempête de rayons cosmiques galactiques. Cette perspective fait écho à la colonisation des ruines abandonnées de Tchernobyl par ces moisissures noires : de la même manière qu&rsquo;elles ont investi un monde dévasté par la catastrophe nucléaire, elles pourraient un jour protéger nos premiers pas sur de nouveaux mondes du système solaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">En Bref&#8230;</h3>



<p class="wp-block-paragraph"> La découverte de Nelli Zhdanova à Tchernobyl a révélé l&rsquo;existence de champignons capables non seulement de résister aux radiations, mais potentiellement de s&rsquo;en nourrir grâce à la mélanine. Ces organismes extraordinaires, qui croissent 10% plus rapidement en présence de césium radioactif et ont démontré leur efficacité dans l&rsquo;espace, représentent une avancée majeure pour la décontamination de sites nucléaires et la protection des astronautes. Bien que le mécanisme exact de la radiosynthèse reste à élucider, les applications concrètes de cette « myco-architecture » spatiale pourraient transformer nos ambitions d&rsquo;exploration lunaire et martienne.</p>
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		<title>Un fonds de 125 milliards pour la préservation des forêts tropicales</title>
		<link>https://lefeed.info/terre/fonds-investissement-125-milliards-pour-preservation-des-forets-tropicales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cécile FRANNI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2025 11:16:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Terre]]></category>
		<category><![CDATA[Ensemble]]></category>
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					<description><![CDATA[Face à la disparition de millions d&#8217;hectares de forêts chaque année, le Brésil lance une initiative inédite :&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Face à la disparition de millions d&rsquo;hectares de forêts chaque année, le Brésil lance une initiative inédite : le <strong>Tropical Forest Forever Facility (TFFF)</strong>. Ce fonds vise à mobiliser 125 milliards de dollars pour compenser les pays qui préservent leurs forêts tropicales, une approche innovante qui suscite autant d&rsquo;espoir que de questions sur son mode de fonctionnement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un constat alarmant : plus de 26 000 kilomètres carrés de forêt tropicale perdus en 2024</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La planète a perdu <strong>6,7 millions d&rsquo;hectares de forêts tropicales en 2024</strong>, soit près de 26 000 kilomètres carrés, l&rsquo;équivalent de la superficie de la Caroline du Sud. Cette hémorragie verte n&rsquo;est pas sans conséquences : les forêts tropicales régulent les précipitations, abritent une biodiversité exceptionnelle et agissent comme un thermostat planétaire en stockant le carbone. Selon les Nations Unies, <strong>la déforestation et la dégradation des forêts représentent environ 11 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre</strong>. Le problème est avant tout économique : la demande mondiale en cultures, bétail et mineraux comme l&rsquo;or et le cuivre crée des incitations massives à défricher. Les banques et investisseurs injectent des dizaines de milliards dans les entreprises qui alimentent la déforestation, tandis que la protection des forêts ne reçoit qu&rsquo;environ <strong>5,7 milliards de dollars par an au niveau mondial</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les efforts passés ont montré leurs limites. Si le Brésil a réussi à réduire la déforestation de 31 % entre 2023 et 2024 grâce à une meilleure application de la loi et une surveillance renforcée, cette approche s&rsquo;est révélée fragile. Entre 2019 et 2023, lorsque la répression s&rsquo;est relâchée, le défrichage illégal est reparti à la hausse. Quant aux programmes qui rémunèrent les propriétaires fonciers pour maintenir leurs forêts, la recherche montre qu&rsquo;ils ne réduisent la déforestation que temporairement si les paiements ne sont pas maintenus sur le long terme. L&rsquo;échelle du problème nécessite clairement de nouvelles approches pour inverser véritablement les moteurs économiques de la destruction forestière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un mécanisme financier innovant pour la préservation des forêts</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lancé le 6 novembre 2025 par le Brésil à la veille de la conférence climatique annuelle de l&rsquo;ONU, le <strong><a href="https://tfff.earth/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Tropical Forest Forever Facility</a></strong> se distingue par son approche novatrice. Contrairement aux programmes existants qui travaillent au niveau local, celui-ci mesure les résultats à l&rsquo;échelle nationale, se concentrant sur la superficie forestière protégée plutôt que sur l&rsquo;estimation du carbone stocké dans les arbres. Cette vision globale vise à influencer les politiques nationales qui contribuent actuellement à la déforestation. La mécanique financière est particulièrement intrigante : le Brésil recherche <strong>un premier investissement de 25 milliards de dollars</strong> de la part des gouvernements nationaux et des fondations, puis <strong>100 milliards supplémentaires</strong> auprès d&rsquo;investisseurs privés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces fonds seraient investis sur les marchés financiers, dans des actions et des obligations. Les rendements de ces investissements, après versement d&rsquo;un pourcentage aux investisseurs, seraient reversés aux pays démontrant une protection forestière efficace. Ces pays devraient ensuite réinvestir ces paiements basés sur les résultats dans des initiatives de conservation, en garantissant qu&rsquo;<strong>au moins 20 % soutiennent directement les communautés locales et les peuples autochtones</strong>, dont les territoires affichent souvent les taux de déforestation les plus bas grâce à leurs efforts. Le fonds se positionne en complément d&rsquo;autres programmes existants, notamment les approches par marchés carbone qui financent la protection forestière via la vente de crédits carbone.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des premiers engagements encourageants mais insuffisants</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;initiative attire l&rsquo;intérêt pour son ampleur et son ambition. Le Brésil et l&rsquo;Indonésie ont été les premiers à contribuer, engageant chacun 1 milliard de dollars. La Norvège a ajouté 3 milliards le 7 novembre, et plusieurs autres pays ont également promis leur soutien. Le chemin reste néanmoins long vers l&rsquo;objectif de 125 milliards, même si de nouveaux engagements sont attendus lors de la COP30, qui se tient du 10 au 21 novembre 2025 au Brésil, marquant la première fois que les dirigeants mondiaux se réunissent en Amazonie. L&rsquo;exemple de Caquetá, en Colombie, illustre le potentiel d&rsquo;une approche locale : un mélange de formation des agriculteurs, d&rsquo;élargissement de leur capacité à vendre leurs fruits et un programme gouvernemental versant des sommes modestes pour restaurer les forêts a permis de <strong>réduire la déforestation locale de 67 % entre 2021 et 2023</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La position de Greenpeace sur le Tropical Forest Forever Facility</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <a href="https://www.greenpeace.org/international/press-release/79551/tropical-forest-forever-facility-step-ending-deforestation-greenpeace-response/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Greenpeace</a>, le lancement du <strong>Tropical Forest Forever Facility</strong> constitue une réelle avancée, mais reste encore insuffisant pour garantir une protection crédible des forêts tropicales intactes. L’ONG salue toutefois un mécanisme plus transparent et l’allocation directe de fonds aux peuples autochtones, tout en alertant sur des critères encore trop permissifs et un modèle financier fragile. Elle appelle les gouvernements à renforcer l’instrument et à adopter <strong>un plan d’action ambitieux d’ici la COP30</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une amélioration nécessaire : impliquer les gouvernements régionaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le design du fonds suscite donc toutefois des critiques, notamment concernant l&rsquo;acheminement de l&rsquo;argent uniquement par les gouvernements nationaux. Si les investissements ne génèrent pas de rendements solides une année donnée, le fonds pourrait ne recevoir aucun financement, créant un manque dans les paiements attendus pour les programmes et communautés protégeant les forêts. Jason Gray, avocat spécialisé en droit de l&rsquo;environnement à l&rsquo;UCLA, souligne qu&rsquo;une grande partie du travail concret de réduction de la déforestation se déroule au niveau des États et des provinces, de l&rsquo;innovation politique à la mise en œuvre et l&rsquo;application.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une amélioration consisterait à inclure les gouvernements régionaux dans les décisions sur l&rsquo;utilisation des paiements et garantir que les fonds atteignent les acteurs de terrain. Le Governors&rsquo; Climate and Forests Task Force, qui regroupe <strong>45 États et provinces de 11 pays</strong>, a développé un « Blueprint for a New Forest Economy » pour connecter des initiatives comme le Tropical Forest Forever Facility aux projets de protection forestière au niveau régional et communautaire. Pour véritablement réussir, selon l&rsquo;expert, ce mécanisme devra être coordonné avec les gouvernements régionaux, les communautés et tous ceux qui œuvrent concrètement sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour aller plus loin / Source :</strong> <a href="https://theconversation.com/a-bold-new-investment-fund-aims-to-channel-billions-into-tropical-forest-protection-one-key-change-can-make-it-better-269374" rel="nofollow noopener" target="_blank">The Conversation</a> / <a href="https://tfff.earth/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Tfff.earth</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Des bactéries mangeuses de plastique découvertes dans les océans</title>
		<link>https://lefeed.info/science/des-bacteries-mangeuses-de-plastique-decouvertes-dans-les-oceans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 17:36:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Terre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefeed.info/?p=1164</guid>

					<description><![CDATA[Sous la surface des océans, des bactéries ont développé des enzymes capables de digérer le PET, ce plastique&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Sous la surface des océans, des bactéries ont développé des enzymes capables de digérer le PET, ce plastique omniprésent dans nos bouteilles et vêtements. <a href="https://discovery.kaust.edu.sa/en/article/26010/plastic-munching-bacteria-found-across-the-seven-seas/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Une étude mondiale</a> menée par l&rsquo;université KAUST révèle que ces micro-organismes portent une signature moléculaire bien particulière, présente dans près de 80 % des échantillons océaniques analysés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une signature moléculaire révèle les enzymes actives</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chercheurs de la King Abdullah University of Science and Technology ont identifié une caractéristique structurelle clé, baptisée <strong>motif M5</strong>, qui distingue les enzymes réellement capables de décomposer le plastique. Cette signature moléculaire apparaît sur une enzyme appelée PETase, spécialisée dans la dégradation du <strong>polyéthylène téréphtalate (PET)</strong>, un polymère utilisé massivement dans les bouteilles et textiles. <em>« Le motif M5 agit comme une empreinte digitale qui nous indique quand une PETase est probablement fonctionnelle, capable de décomposer le plastique PET »</em>, explique Carlos Duarte, écologiste marin et co-responsable de l&rsquo;étude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les océans où le carbone se fait rare, les microbes semblent avoir perfectionné ces enzymes pour exploiter cette nouvelle source de carbone d&rsquo;origine humaine. Les expériences menées en laboratoire ont confirmé que les bactéries marines possédant le motif M5 complet décomposent efficacement les échantillons de PET. Les cartes d&rsquo;activité génétique montrent que les gènes M5-PETase sont particulièrement actifs dans l&rsquo;ensemble des océans, notamment dans les zones fortement polluées par le plastique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une répartition planétaire inattendue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;équipe de recherche a examiné plus de 400 échantillons océaniques collectés à travers le monde pour mesurer l&rsquo;ampleur du phénomène. Les PETases fonctionnelles contenant le motif M5 sont apparues dans <strong>près de 80 % des eaux testées</strong>, des gyres de surface remplies de débris flottants jusqu&rsquo;aux profondeurs pauvres en nutriments situées à près de deux kilomètres sous la surface. Dans les abysses, cette capacité pourrait conférer un avantage de survie décisif aux micro-organismes. Intikhab Alam, chercheur senior en bioinformatique et co-responsable de l&rsquo;étude, note que la capacité à consommer du carbone synthétique peut offrir un atout crucial pour la survie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette découverte met en lumière une réponse évolutive croissante : les micro-organismes s&rsquo;adaptent à la pollution humaine à l&rsquo;échelle planétaire. Toutefois, Carlos Duarte appelle à la prudence face à tout optimisme excessif. <em>« Au moment où les plastiques atteignent les grands fonds, les risques pour la vie marine et les consommateurs humains ont déjà été causés »</em>, prévient-il. Le processus de dégradation microbienne reste beaucoup trop lent pour compenser le flux massif de déchets plastiques déversés chaque année dans les océans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des applications concrètes pour le recyclage terrestre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la terre ferme, ces résultats pourraient néanmoins accélérer les progrès vers un recyclage durable. <em>« La gamme d&rsquo;enzymes dégradant le PET ayant spontanément évolué dans les grands fonds fournit des modèles à optimiser en laboratoire pour une utilisation efficace dans la dégradation des plastiques dans les stations de traitement et, éventuellement, à domicile »</em>, affirme Carlos Duarte. L&rsquo;identification du motif M5 offre une feuille de route pour concevoir des enzymes plus rapides et plus efficaces. Elle révèle les caractéristiques structurelles qui fonctionnent dans des conditions environnementales réelles, et pas seulement dans des éprouvettes en laboratoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contexte historique éclaire l&rsquo;importance de cette avancée. Pendant des décennies, les scientifiques ont cru le PET presque impossible à dégrader naturellement. Cette conviction a commencé à évoluer en 2016, lorsqu&rsquo;une bactérie découverte dans une usine de recyclage japonaise s&rsquo;est révélée capable de survivre en consommant des déchets plastiques grâce à une enzyme PETase démontrant les polymères plastiques. Il restait cependant à déterminer si les microbes océaniques avaient développé des enzymes similaires de manière indépendante. En combinant modélisation par intelligence artificielle, criblage génétique et tests en laboratoire, l&rsquo;équipe de KAUST a confirmé que le motif M5 distingue les véritables enzymes dégradant le PET de leurs sosies inactifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une bio-ingénierie inspirée des profondeurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La découverte de bactéries marines équipées du motif M5, présentes dans 80 % des océans, révèle une adaptation évolutive massive à la pollution plastique. Si ces micro-organismes ne peuvent évidemment résoudre seuls la crise des déchets marins, leur mécanisme enzymatique offre un modèle prometteur pour développer des solutions de recyclage terrestre efficaces. L&rsquo;identification de cette signature moléculaire constitue une avancée scientifique majeure qui pourrait transformer notre approche du traitement des déchets plastiques, à condition d&rsquo;investir dans la recherche et le développement de technologies bio-inspirées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source :</strong> <a href="https://www.sciencedaily.com/releases/2025/11/251104013023.htm" rel="nofollow noopener" target="_blank">ScienceDaily</a> / <a href="https://discovery.kaust.edu.sa/en/article/26010/plastic-munching-bacteria-found-across-the-seven-seas/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Kraust</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Des ondes atmosphériques pour détecter les tsunamis en temps réel</title>
		<link>https://lefeed.info/science/des-ondes-atmospheriques-pour-detecter-les-tsunamis-en-temps-reel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 18:40:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Terre]]></category>
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					<description><![CDATA[En juillet 2025, un séisme de magnitude 8,8 au large de la péninsule russe du Kamtchatka a déclenché&#8230;]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">En juillet 2025, un séisme de magnitude 8,8 au large de la péninsule russe du Kamtchatka a déclenché un tsunami aux vagues filant à plus de 644 km/h. Pour la première fois, des scientifiques ont pu suivre cette catastrophe naturelle en temps réel grâce à un système révolutionnaire baptisé Guardian, développé par la Nasa. Ce dispositif détecte les ondulations créées dans la haute atmosphère par le mouvement massif des eaux océaniques, offrant ainsi de précieuses minutes d&rsquo;avance sur l&rsquo;arrivée des vagues.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un séisme majeur et une réponse technologique inédite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 21 juillet 2025, <strong>le séisme le plus puissant depuis près de 15 ans</strong> a frappé l&rsquo;extrême est de la Russie, provoquant un tsunami qui a entraîné l&rsquo;évacuation de millions de personnes autour de l&rsquo;océan Pacifique, dont au moins deux millions rien qu&rsquo;au Japon. Par un heureux hasard, la veille de l&rsquo;événement, la Nasa avait intégré une composante d&rsquo;intelligence artificielle à son système d&rsquo;alerte Guardian, lui permettant de signaler automatiquement les catastrophes majeures. Environ <strong>20 minutes après le séisme</strong>, les scientifiques savaient que des vagues se dirigeaient vers Hawaï, soit 30 à 40 minutes avant leur arrivée effective. Heureusement, les craintes de dégâts massifs ne se sont pas concrétisées : les vagues atteignant Hawaï mesuraient jusqu&rsquo;à 1,7 mètre de haut et n&rsquo;ont causé que des inondations mineures sans dommages graves. La majeure partie de l&rsquo;énergie du tsunami s&rsquo;est dissipée en pleine mer, tandis que les vagues les plus importantes ont frappé des zones inhabitées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce système repose sur une idée qui, de l&rsquo;aveu même de Jeffrey Anderson, scientifique des données au Centre national américain de recherche atmosphérique ayant participé au développement de Guardian, sonnait <em>« un peu fou »</em> lorsqu&rsquo;il en a entendu parler pour la première fois. Le principe consiste à écouter les signaux radio utilisés par les satellites de navigation en orbite lorsqu&rsquo;ils communiquent avec les stations au sol. Cette approche peut même détecter des éruptions volcaniques, des lancements de fusées et des essais nucléaires souterrains. Anderson souligne que <strong>le système a permis de confirmer en temps quasi réel la présence du tsunami</strong>, une première mondiale pour cette technologie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand l&rsquo;océan fait vibrer l&rsquo;atmosphère</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La capacité des signaux satellites à enregistrer un tsunami s&rsquo;explique par le mouvement vertical de la mer. Lorsqu&rsquo;un tsunami se forme en pleine mer, ses vagues peuvent n&rsquo;être hautes que de 10 à 50 centimètres. Comme l&rsquo;explique Yue Cynthia Wu, chercheuse en ingénierie marine à l&rsquo;université du Michigan, il est <em>« presque invisible lorsqu&rsquo;il se déplace en pleine mer »</em>. Pourtant, cette ondulation se produit à une échelle gigantesque, déplaçant d&rsquo;énormes quantités d&rsquo;eau simultanément. Ce mouvement perturbe l&rsquo;air au-dessus et crée des ondulations dans <strong>la couche de particules chargées formant l&rsquo;ionosphère</strong>, située entre 50 et 300 kilomètres d&rsquo;altitude. Ces ondulations modifient le nombre d&rsquo;électrons présents dans certaines parties de l&rsquo;ionosphère.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="800" src="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/11/p0mfzy9g.jpg.webp" alt="" class="wp-image-1137" srcset="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/11/p0mfzy9g.jpg.webp 800w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/11/p0mfzy9g.jpg-300x300.webp 300w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/11/p0mfzy9g.jpg-150x150.webp 150w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/11/p0mfzy9g.jpg-90x90.webp 90w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/11/p0mfzy9g.jpg-180x180.webp 180w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/11/p0mfzy9g.jpg-528x528.webp 528w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">De nouvelles mesures atmosphériques et propagation des vagues de tsunami à travers l&rsquo;océan (Crédit : Centre de recherche sur les tsunamis de la NOAA)</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Michael Hickey, professeur émérite de physique à l&rsquo;université aéronautique Embry-Riddle en Floride, décrit le phénomène simplement : <em>« Vous avez des réactions ioniques, vous changez les températures, ça se détraque »</em>. Les satellites de navigation utilisent deux fréquences pour communiquer avec les stations terrestres, et les augmentations du nombre d&rsquo;électrons dans l&rsquo;ionosphère peuvent provoquer des retards inhabituels dans le temps d&rsquo;arrivée de ces signaux. En mesurant ces retards, des systèmes comme Guardian peuvent détecter les anomalies ionosphériques. Les ingénieurs GPS connaissaient déjà ces perturbations, considérées comme du « bruit » qu&rsquo;ils devaient compenser pour maintenir la précision des systèmes de navigation. Mais ce sont les scientifiques spécialisés dans l&rsquo;étude de la Terre qui ont réalisé que ce bruit pouvait servir à détecter les tsunamis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des précédents prometteurs et des applications multiples</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;idée d&rsquo;utiliser les signaux radio entre récepteurs au sol et satellites pour la détection de tsunamis en temps quasi réel existe depuis des décennies. Quelques articles académiques des années 1970 discutaient d&rsquo;un tel système en principe, mais ce n&rsquo;est que dans les années 2020 qu&rsquo;il est devenu réalité avec l&rsquo;arrivée de Guardian. En 2022, Anderson et des auteurs du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa en Californie ont publié une étude introduisant les détails clés du système. Ces dernières années, les chercheurs ont pu observer les empreintes de tsunamis et de volcans dans les données de l&rsquo;ionosphère. Hickey et ses collègues ont étudié rétrospectivement l&rsquo;impact du <strong>séisme de magnitude 9,1</strong> qui a frappé le nord-est du Japon en 2011 et déclenché un tsunami. Ils ont pu visualiser d&rsquo;énormes ondulations se propageant vers l&rsquo;extérieur dans l&rsquo;ionosphère au-dessus du Japon grâce aux données sur le nombre d&rsquo;électrons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;énorme éruption volcanique aux Tonga en 2022 a également laissé une empreinte significative sur l&rsquo;ionosphère, que les scientifiques ont ensuite analysée en détail. La technologie s&rsquo;applique aussi à d&rsquo;autres phénomènes que les séismes et volcans, notamment les explosions nucléaires. Les ondulations ionosphériques ont par exemple aidé à confirmer que des essais nucléaires souterrains avaient été réalisés par la Corée du Nord en 2009. Jusqu&rsquo;à présent, les réseaux de surveillance des tsunamis s&rsquo;appuyaient sur des sismomètres analysant les tremblements de terre mondiaux et sur des bouées océaniques détectant les changements soudains de hauteur des vagues. Mais ces instruments ne fournissent pas une image aussi complète ou immédiate que les données de l&rsquo;ionosphère.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des limites mais un potentiel salvateur</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Harold Tobin, sismologue à l&rsquo;université de Washington, estime que <em>« les minutes comptent vraiment pour l&rsquo;évacuation en cas de tsunami, donc les détections précoces de Guardian me semblent être une avancée vraiment importante pour la sécurité »</em>. Anderson ajoute que surveiller l&rsquo;ionosphère plutôt que les seuls sismomètres pourrait faciliter la détection des tsunamis déclenchés par des événements comme les glissements de terrain. Bientôt, Guardian pourrait ne plus être le seul outil de ce type. Elvira Astafyeva, chercheuse senior en géophysique et sciences spatiales à l&rsquo;Institut de physique planétaire de Paris, indique : <em>« En Europe, nous développons notre propre système »</em>. Elle et ses collègues espèrent tester leur système européen dans les années à venir, qui pourrait surveiller de vastes zones, notamment l&rsquo;océan Indien où la France possède des territoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, des limitations subsistent. Diego Melgar, expert en séismes et systèmes d&rsquo;alerte précoce à l&rsquo;université de l&rsquo;Oregon, souligne que <strong>l&rsquo;ionosphère met plusieurs minutes à réagir</strong> à un tsunami. Pour les communautés proches de l&rsquo;épicentre, ce délai reste trop long. Mais les grandes vagues de tsunami peuvent traverser des bassins océaniques entiers. Après le tsunami du 26 décembre 2004 qui a dévasté les côtes de l&rsquo;océan Indien et fait environ 228 000 morts, il a fallu jusqu&rsquo;à deux heures pour que les vagues atteignent le Sri Lanka depuis l&rsquo;épicentre du séisme au large de l&rsquo;Indonésie, et sept heures avant qu&rsquo;elles ne frappent la côte est (la destination n&rsquo;est pas précisée dans la source). Des systèmes comme Guardian pourraient fournir des avertissements cruciaux à ces communautés plus éloignées en cas de vagues similaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un avenir encore plus précis</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le système Guardian est loin d&rsquo;être terminé. Anderson explique que de futures améliorations lui permettront de prédire le comportement des vagues se déplaçant à travers l&rsquo;océan. <em>« Cela vous permettrait de faire non seulement une détection automatisée, mais aussi une prévision automatisée de ce que le tsunami va faire ensuite »</em>, précise-t-il. Toutes les 10 minutes environ, pendant la croissance du tsunami, un tel système pourrait automatiquement produire des prédictions sur la taille finale des vagues, l&rsquo;endroit où elles frapperont terre et le moment précis de leur arrivée. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour aller plus loin :</strong> <a href="https://www.bbc.com/future/article/20251111-how-nasa-spotted-a-tsunami-in-real-time" rel="nofollow noopener" target="_blank">bbc.com</a></p>



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