<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Science &#8211; LEFEED.info</title>
	<atom:link href="https://lefeed.info/actualites/science/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lefeed.info</link>
	<description>Le magazine de l&#039;actu positive et inspirante</description>
	<lastBuildDate>Mon, 16 Mar 2026 14:55:36 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.1</generator>

<image>
	<url>https://lefeed.info/wp-content/uploads/2025/10/cropped-favicon-32x32.png</url>
	<title>Science &#8211; LEFEED.info</title>
	<link>https://lefeed.info</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Un simple ajout d&#8217;eau réduit de plus de 60 % la pollution des moteurs diesel</title>
		<link>https://lefeed.info/science/eau-reduit-60-pollution-des-moteurs-diesel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 14:55:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefeed.info/?p=1355</guid>

					<description><![CDATA[Et si la solution pour réduire la pollution les moteurs diesel tenait dans quelques gouttes d&#8217;eau ? Des&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Et si la solution pour réduire la pollution les moteurs diesel tenait dans quelques gouttes d&rsquo;eau ? Des chercheurs nigérians ont analysé une technologie aussi simple qu&rsquo;efficace : mélanger de l&rsquo;eau au gazole pour réduire drastiquement les émissions polluantes. Cette technique, qui ne nécessite aucune modification des moteurs existants, pourrait offrir une voie rapide vers un diesel plus propre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une émulsion eau-diesel aux résultats spectaculaires</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des scientifiques de l&rsquo;<strong>Université fédérale de technologie d&rsquo;Owerri</strong>, au Nigeria, ont passé en revue des études internationales portant sur la technologie d&rsquo;<strong>émulsion eau-diesel</strong> (WiDE). Leur analyse révèle qu&rsquo;ajouter de petites quantités d&rsquo;eau au carburant diesel permet de réduire considérablement les émissions nocives, tout en maintenant ou même en améliorant les performances des moteurs. Les moteurs diesel, largement utilisés dans les transports, l&rsquo;agriculture et l&rsquo;industrie pour leur fiabilité et leur puissance, constituent une source importante de pollution atmosphérique. Leurs gaz d&rsquo;échappement contiennent des oxydes d&rsquo;azote et des particules fines, polluants associés au smog, aux maladies respiratoires et aux impacts climatiques. Si les catalyseurs et les filtres à particules permettent de limiter ces émissions, ils alourdissent également le coût et la complexité des moteurs. Les chercheurs estiment que le WiDE pourrait constituer une option plus simple et plus propre, compatible avec les moteurs diesel actuels sans nécessiter de modifications.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le principe des micro-explosions au cœur du procédé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La technologie WiDE consiste à mélanger des <strong>microgouttelettes d&rsquo;eau</strong> au gazole. Des composés chimiques appelés <strong>tensioactifs</strong> maintiennent l&rsquo;eau et le diesel uniformément mélangés, permettant à l&rsquo;émulsion de rester stable jusqu&rsquo;à soixante jours. Lorsque ce carburant brûle dans le moteur, les gouttelettes d&rsquo;eau se vaporisent rapidement. Cette vaporisation éclair déclenche un phénomène baptisé <em>« micro-explosion »</em>, qui fragmente le carburant en particules plus fines. Il en résulte un mélange air-carburant plus homogène durant la combustion. Cette amélioration du mélange abaisse les températures maximales de combustion, ce qui réduit la formation d&rsquo;oxydes d&rsquo;azote. Parallèlement, une combustion plus complète du carburant diminue la production de suie et de particules.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des baisses d&rsquo;émissions allant jusqu&rsquo;à 68 %</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les études examinées dans cette analyse, les moteurs fonctionnant au WiDE peuvent <strong>réduire considérablement les polluants nocifs</strong>. Les émissions d&rsquo;oxydes d&rsquo;azote ont chuté jusqu&rsquo;à <strong>67 %</strong>, tandis que les particules fines ont diminué jusqu&rsquo;à <strong>68 %</strong> par rapport au gazole standard. Au-delà de la réduction de la pollution, plusieurs expériences ont signalé des améliorations du rendement thermique au frein. Cet indicateur mesure l&rsquo;efficacité avec laquelle un moteur convertit le carburant en puissance mécanique utile. Autrement dit, les moteurs ont non seulement produit des gaz d&rsquo;échappement plus propres, mais ont également utilisé le carburant plus efficacement. <em>« Les émulsions eau-diesel constituent un moyen pratique et économique de rendre les moteurs diesel plus propres »</em>, a déclaré le Dr Chukwuemeka Fortunatus Nnadozie, auteur principal de l&rsquo;étude. <em>« Parce que la technologie ne nécessite pas de reconcevoir le moteur, elle offre une voie immédiate vers des émissions plus faibles dans les pays en développement comme dans les pays développés. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle crucial des tensioactifs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chercheurs ont également exploré l&rsquo;importance des tensioactifs, ces composés qui permettent à l&rsquo;eau et au diesel de rester uniformément mélangés. Choisir le bon tensioactif et utiliser la concentration appropriée sont essentiels pour maintenir la <strong>stabilité de l&rsquo;émulsion</strong>. Cette stabilité est importante car elle affecte à la fois la sécurité et les performances du carburant. Leur revue a révélé que les mélanges utilisant plusieurs tensioactifs tendaient à fournir les meilleurs résultats. Ces formulations ont amélioré à la fois la stabilité du mélange de carburant et la qualité de la combustion à l&rsquo;intérieur du moteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un pont vers un avenir énergétique plus propre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les résultats soient encourageants, les chercheurs indiquent que des travaux supplémentaires restent nécessaires. Les études futures devraient se concentrer sur l&rsquo;amélioration des combinaisons de tensioactifs et l&rsquo;évaluation des <strong>effets à long terme</strong> des émulsions eau-diesel sur les composants du moteur. L&rsquo;équipe note également que le WiDE pourrait fonctionner en parallèle d&rsquo;autres technologies propres. Combiner cette approche de carburant avec le biodiesel et des systèmes avancés de contrôle des émissions pourrait contribuer à atteindre des objectifs plus larges en matière de climat et de qualité de l&rsquo;air. <em>« Cette technologie peut combler le fossé entre l&rsquo;utilisation conventionnelle du diesel et un avenir énergétique plus propre »</em>, a déclaré le co-auteur, le professeur Emeka Emmanuel Oguzie. <em>« Avec une formulation et des tests appropriés, elle pourrait devenir une partie importante des systèmes de transport durable et d&rsquo;énergie industrielle. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">En bref</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les trois points essentiels à retenir sont la <strong>réduction spectaculaire des émissions</strong> (jusqu&rsquo;à 68 % pour les particules fines), la <strong>compatibilité immédiate</strong> avec les moteurs existants sans modification, et l&rsquo;<strong>amélioration potentielle de l&rsquo;efficacité énergétique</strong>. Si les recherches futures confirment la viabilité à long terme et affinent les formulations de tensioactifs, cette technique simple pourrait s&rsquo;imposer comme solution de transition vers une mobilité et une industrie plus respectueuses de l&rsquo;environnement, particulièrement pertinente pour les pays en développement où le renouvellement complet des flottes reste irréaliste à court terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source de cet article :</strong> <a href="https://www.sciencedaily.com/releases/2026/03/260313002630.htm" rel="nofollow noopener" target="_blank">ScienceDaily</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Empreintes digitales : une découverte de l’IA remet en question une certitude vieille d’un siècle</title>
		<link>https://lefeed.info/science/ia-remet-en-cause-unicite-empreintes-digitales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 10:02:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefeed.info/?p=1343</guid>

					<description><![CDATA[Depuis plus de cent ans, l’unicité des empreintes digitales constitue un fondement de la criminalistique et des technologies&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus de cent ans, l’unicité des empreintes digitales constitue un fondement de la criminalistique et des technologies biométriques. Une étude récente menée par des chercheurs américains vient toutefois nuancer cette certitude. En s’appuyant sur l’intelligence artificielle, ils ont mis en évidence des similitudes structurelles entre les différents doigts d’un même individu, des caractéristiques jusqu’ici indétectables par les méthodes traditionnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une IA capable de relier les doigts d&rsquo;un même individu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;étude, publiée en janvier 2024 dans la revue Science Advances, a été menée par des chercheurs de l&rsquo;université Columbia et de l&rsquo;université de Buffalo. Leur modèle d&rsquo;intelligence artificielle repose sur l&rsquo;apprentissage contrastif profond et a été entraîné sur <strong>plus de 60 000 images d&#8217;empreintes digitales</strong> issues de quatre grandes bases de données biométriques. Le système a atteint <strong>plus de 99,99 % de confiance</strong> pour déterminer si deux empreintes appartenaient à la même personne. Surtout, il a obtenu <strong>77 % de précision</strong> pour identifier des empreintes provenant de doigts différents d&rsquo;un même individu, un taux qui augmente significativement lorsque plusieurs empreintes sont combinées dans l&rsquo;analyse. Cette découverte suggère que certaines caractéristiques structurelles se répètent d&rsquo;un doigt à l&rsquo;autre, même entre les deux mains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux méthodes classiques utilisées en criminalistique, qui s&rsquo;appuient sur les minuties (terminaisons et bifurcations des crêtes), le modèle a analysé des éléments plus larges comme <strong>l&rsquo;orientation et la courbure des crêtes</strong>. Ces motifs structurels apparaissent de manière constante sur l&rsquo;ensemble des doigts d&rsquo;une personne. Les chercheurs ont utilisé des bases de données reconnues, dont les références NIST SD300 et SD302, ainsi que la base RidgeBase développée à Buffalo. Ils ont pris soin de contrôler les variables externes, comme le type de capteur utilisé ou les conditions de prélèvement, pour s&rsquo;assurer que les similitudes détectées n&rsquo;étaient pas liées à des facteurs environnementaux ou techniques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des enquêtes accélérées grâce à l&rsquo;analyse croisée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Traditionnellement, l&rsquo;identification d&rsquo;une empreinte digitale suppose de comparer l&#8217;empreinte retrouvée à une base de données existante, doigt par doigt. Ce processus peut être long, surtout lorsque le nombre de suspects est élevé. La nouvelle méthode d&rsquo;IA offre un gain d&rsquo;efficacité notable. Lors d&rsquo;un test simulé en contexte judiciaire, le modèle a réduit <strong>une liste de 1 000 suspects à moins de 40 candidats probables</strong>. En identifiant des traits structurels récurrents entre les doigts, l&rsquo;IA peut relier des empreintes trouvées sur différentes scènes de crime, même si elles proviennent de doigts différents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette capacité pourrait s&rsquo;avérer particulièrement utile dans les affaires impliquant des empreintes partielles, floues ou de mauvaise qualité, fréquentes sur les scènes de crime. Les systèmes de correspondance traditionnels peinent souvent à traiter ces cas, notamment lorsque le doigt utilisé n&rsquo;est pas connu. Toutefois, les chercheurs ont insisté sur le fait que <strong>l&rsquo;IA n&rsquo;est pas encore adaptée à une utilisation judiciaire</strong>. Les taux de précision, bien qu&rsquo;en progression, restent en deçà des seuils de fiabilité exigés pour une identification légale. L&rsquo;objectif actuel du modèle est de servir à la génération de pistes d&rsquo;enquête, non à l&rsquo;identification formelle devant un tribunal.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;orientation des crêtes, plus révélatrice que les minuties</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;étude a montré que <strong>l&rsquo;orientation des crêtes</strong>, notamment dans la zone centrale de l&#8217;empreinte, constitue le facteur le plus déterminant pour détecter les similitudes inter-doigts. En revanche, les minuties, longtemps considérées comme la référence absolue en matière de comparaison d&#8217;empreintes, ont apporté très peu d&rsquo;informations dans ce contexte. Les images binarisées et les cartes d&rsquo;orientation ont obtenu des résultats presque aussi bons que les scans originaux, ce qui laisse penser que les caractéristiques essentielles des empreintes sont plus simples et plus largement réparties qu&rsquo;on ne le pensait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chercheurs ont utilisé des cartes de saillance et des filtres convolutifs pour visualiser les processus internes du modèle. Ces outils ont révélé que l&rsquo;IA se concentrait principalement sur les zones présentant de forts changements directionnels dans le flux des crêtes, comme les deltas des empreintes. La similitude est restée statistiquement significative pour toutes les combinaisons de paires de doigts, y compris entre les deux mains. Le modèle a également été testé sur la base NIST SD301, collectée selon d&rsquo;autres protocoles expérimentaux, avec des résultats cohérents, ce qui confirme sa capacité de généralisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des implications pour la sécurité biométrique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la criminalistique, cette découverte pourrait avoir des répercussions sur les systèmes de sécurité biométrique, notamment les smartphones, les contrôles d&rsquo;accès et les vérifications d&rsquo;identité aux frontières. Ces dispositifs reposent généralement sur l&rsquo;hypothèse que chaque empreinte enregistrée représente un marqueur d&rsquo;identité distinct. La possibilité de similitudes inter-doigts introduit à la fois des risques et des opportunités. D&rsquo;un côté, des acteurs malveillants pourraient exploiter ces similitudes pour contourner l&rsquo;authentification en utilisant un doigt différent de celui enregistré. De l&rsquo;autre, les utilisateurs pourraient bénéficier d&rsquo;une authentification plus flexible, notamment en cas de blessure ou d&rsquo;illisibilité du doigt principal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour améliorer l&rsquo;entraînement, le modèle a d&rsquo;abord été pré-entraîné sur la base de données synthétiques PrintsGAN, qui contient <strong>plus de 500 000 images d&#8217;empreintes générées artificiellement</strong>. Cette étape de pré-entraînement a amélioré la capacité de l&rsquo;IA à reconnaître les caractéristiques des crêtes avant l&rsquo;affinage sur des échantillons réels. Les performances du modèle ont également été évaluées selon le genre et les groupes raciaux. Elles sont restées globalement cohérentes, bien qu&rsquo;une précision légèrement supérieure ait été enregistrée lorsque l&rsquo;entraînement et les tests étaient réalisés au sein du même groupe démographique. Ces résultats soulignent l&rsquo;importance de bases de données représentatives et posent la question d&rsquo;un éventuel biais algorithmique dans les outils judiciaires. Les chercheurs ont utilisé un sous-ensemble démographique équilibré de la base SD302 pour cette phase de test et recommandent d&rsquo;élargir les futurs modèles à des populations plus vastes et diversifiées.</p>



<h3 class="wp-block-heading">En bref &#8230;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette recherche bouleverse plus d&rsquo;un siècle de certitudes en criminalistique en révélant que les empreintes digitales ne sont pas aussi uniques qu&rsquo;on le croyait. L&rsquo;intelligence artificielle ouvre la voie à de nouvelles méthodes d&rsquo;enquête, plus rapides et capables de relier des indices issus de doigts différents. Toutefois, la fiabilité du modèle reste insuffisante pour une utilisation judiciaire immédiate. Les implications touchent aussi la sécurité biométrique, qui devra intégrer ces nouvelles données dans ses protocoles. Si les résultats sont confirmés et affinés, cette avancée pourrait redéfinir en profondeur les standards de l&rsquo;identification biométrique et soutenir des enquêtes plus efficaces, tout en appelant à une vigilance accrue sur les biais algorithmiques et la diversité des données utilisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour aller plus loin :</strong> <a href="https://dailygalaxy.com/2026/01/artificial-intelligence-reveals-fingerprints-arent-truly-unique-debunking-100-years-of-forensic-science/" rel="nofollow noopener" target="_blank">The Daily Galaxy</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une thérapie révolutionnaire transforme les cellules immunitaires en tueuses de cancer</title>
		<link>https://lefeed.info/science/une-therapie-revolutionnaire-transforme-les-cellules-immunitaires-en-tueuses-de-cancer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cécile FRANNI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 11:22:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Healthy]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefeed.info/?p=1331</guid>

					<description><![CDATA[Des chercheurs sud-coréens viennent de franchir une étape majeure dans la lutte contre le cancer. L&#8217;équipe du professeur&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Des chercheurs sud-coréens viennent de franchir une étape majeure dans la lutte contre le cancer. L&rsquo;équipe du professeur Ji-Ho Park, au KAIST, a développé une approche inédite : reprogrammer directement les cellules immunitaires présentes à l&rsquo;intérieur des tumeurs pour les transformer en armes anticancéreuses. Cette stratégie contourne les obstacles qui limitent aujourd&rsquo;hui l&rsquo;efficacité des immunothérapies contre les tumeurs solides.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réveiller les macrophages endormis au cœur des tumeurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les tumeurs renferment naturellement des cellules immunitaires appelées <strong>macrophages</strong>, capables d&rsquo;attaquer le cancer. Pourtant, l&rsquo;environnement tumoral bloque leur fonctionnement et les empêche de monter une défense efficace, un phénomène bien documenté dans la littérature scientifique (<a href="https://www.nature.com/articles/s41568-019-0141-8" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow">DeNardo &amp; Ruffell, Nature Reviews Cancer, 2019</a>). L&rsquo;équipe du KAIST a conçu une thérapie qui agit directement sur le site tumoral : une fois injecté dans la tumeur, le médicament est absorbé par les macrophages déjà présents dans l&rsquo;organisme. Ces derniers se mettent alors à produire eux-mêmes des protéines <strong>CAR</strong>, un dispositif de reconnaissance du cancer, et se transforment en <strong>CAR-macrophages</strong> anticancéreux. Cette conversion s&rsquo;opère sans qu&rsquo;il soit nécessaire d&rsquo;extraire les cellules du corps, contrairement aux méthodes traditionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche répond à un défi de taille : les tumeurs solides, comme celles du poumon, de l&rsquo;estomac ou du foie, forment des structures denses qui empêchent les cellules immunitaires d&rsquo;y pénétrer facilement ou d&rsquo;y maintenir leur activité. C&rsquo;est précisément cette barrière qui limite le succès de nombreux traitements immunitaires existants. En ciblant les <strong>macrophages associés aux tumeurs</strong> qui s&rsquo;accumulent naturellement autour des masses cancéreuses, les scientifiques contournent ce problème et évitent un processus coûteux, chronophage et difficilement généralisable en pratique clinique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des nanoparticules lipidiques pour reprogrammer les cellules</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif mis au point repose sur des <strong>nanoparticules lipidiques</strong> spécialement conçues pour être facilement absorbées par les macrophages. Ces nanoparticules transportent deux éléments : de l&rsquo;ARN messager contenant les instructions de reconnaissance du cancer, et un immunostimulant qui active les réponses immunitaires. Dans cette étude, les CAR-macrophages ont été générés en <em>« convertissant directement les macrophages du corps en thérapies cellulaires anticancéreuses à l&rsquo;intérieur de l&rsquo;organisme »</em>, comme le précise l&rsquo;équipe. Cette stratégie transforme les propres défenses du patient en traitement actif, sans manipulation externe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des résultats prometteurs contre le mélanome</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après injection de l&rsquo;agent thérapeutique dans les tumeurs, les macrophages l&rsquo;ont rapidement assimilé et ont commencé à produire des protéines reconnaissant les cellules cancéreuses, tandis que les voies de signalisation immunitaire s&rsquo;activaient. Les <strong>CAR-macrophages améliorés</strong> ont démontré une capacité significativement accrue à tuer les cellules cancéreuses et à stimuler les cellules immunitaires environnantes, générant un effet anticancéreux marqué. Dans des modèles animaux de mélanome, la forme la plus dangereuse de cancer de la peau non précisée ailleurs dans l&rsquo;étude, la croissance tumorale a été considérablement réduite. Les résultats suggèrent également que la réponse immunitaire pourrait s&rsquo;étendre au-delà de la tumeur traitée, ouvrant la voie à une protection immunitaire plus large dans l&rsquo;ensemble de l&rsquo;organisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un nouveau concept pour l&rsquo;immunothérapie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le professeur Ji-Ho Park souligne l&rsquo;importance de cette avancée : <em>« Cette étude présente un nouveau concept de thérapie cellulaire immunitaire qui génère des cellules immunitaires anticancéreuses directement à l&rsquo;intérieur du corps du patient »</em>. Il ajoute qu&rsquo;elle est <em>« particulièrement significative en ce qu&rsquo;elle surmonte simultanément les limitations clés des thérapies CAR-macrophages existantes — l&rsquo;efficacité de livraison et l&rsquo;environnement tumoral immunosuppresseur »</em>. Les CAR-macrophages présentent en effet un double avantage : ils peuvent directement engloutir les cellules cancéreuses et stimuler les cellules immunitaires voisines, renforçant ainsi la réponse anticancéreuse globale de l&rsquo;organisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Perspectives et limites</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette recherche ouvre une voie thérapeutique inédite en transformant les cellules immunitaires inactives des tumeurs en combattants anticancéreux sans extraction ni manipulation externe. Les trois points clés à retenir : la capacité à reprogrammer directement les macrophages dans le corps grâce aux nanoparticules lipidiques, l&rsquo;efficacité démontrée contre le mélanome avec une réduction significative de la croissance tumorale, et le potentiel d&rsquo;une protection immunitaire étendue au-delà de la zone traitée. Publiée dans la revue <strong>ACS Nano</strong> et menée par le Dr Jun-Hee Han, cette étude soutenue par la Fondation nationale de recherche de Corée pourrait transformer l&rsquo;approche des cancers solides et rendre l&rsquo;immunothérapie plus accessible et efficace pour de nombreux patients.</p>
<p>Cette recherche ouvre une piste thérapeutique prometteuse, mais plusieurs étapes restent nécessaires avant une application clinique : Validation de la sécurité et de l&rsquo;efficacité chez l&rsquo;humain Optimisation du ciblage tumoral pour éviter les effets hors-cible Évaluation de la durabilité de la réponse immunitaire Tests sur différents types de tumeurs solides Les prochaines étapes incluront probablement des essais cliniques de phase I pour évaluer la sécurité chez les patients atteints de cancers avancés.</p>
<p><strong>Un article inspiré par :</strong> <a href="https://scitechdaily.com/scientists-find-way-to-turn-tumor-protecting-cells-into-cancer-killers/" rel="nofollow noopener" target="_blank">SciTechDaily</a></p>
<p><strong>Publication originale :</strong></p>
<ul>
<li>Han, J.-H. et al. (2024). « In Situ Reprogramming of Tumor-Associated Macrophages into CAR-Macrophages Using Lipid Nanoparticles », <em>ACS Nano</em> [DOI à vérifier &#8211; publication récente]</li>
<li>Institution : Korea Advanced Institute of Science and Technology (KAIST), Département de génie biologique et cérébral</li>
<li>Financement : National Research Foundation of Korea</li>
</ul>
<p><strong>Note :</strong> Cet article se base sur un communiqué de presse. La publication scientifique complète n&rsquo;a pas pu être consultée directement pour vérification des détails techniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un tunnel interstellaire découvert dans notre voisinage cosmique</title>
		<link>https://lefeed.info/ailleurs/un-tunnel-interstellaire-decouvert-dans-notre-voisinage-cosmique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 10:59:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefeed.info/?p=1327</guid>

					<description><![CDATA[Des observations du télescope spatial eROSITA révèlent une structure inattendue : un canal de plasma chaud reliant notre&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Des observations du télescope spatial eROSITA révèlent une structure inattendue : un canal de plasma chaud reliant notre système solaire à la constellation du Centaure. Cette découverte, publiée le 29 octobre 2024 dans la revue <em>Astronomy &amp; Astrophysics</em>, apporte un nouvel éclairage sur la structure complexe de notre environnement spatial immédiat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Bulle Chaude Locale, notre environnement cosmique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Notre système solaire réside dans une région particulière de l&rsquo;espace appelée <strong>la Bulle Chaude Locale</strong> (Local Hot Bubble ou LHB). Cette cavité de gaz chaud à faible densité s&rsquo;étend sur environ <strong>1000 années-lumière</strong> de diamètre.<br>
Formée par une série d&rsquo;explosions de supernovas il y a plusieurs millions d&rsquo;années, cette bulle contient un plasma à environ <strong>1 million de Kelvin</strong> (0,1 keV), soit environ 100 eV dans l&rsquo;hémisphère nord et 122 eV dans l&rsquo;hémisphère sud.<br>
L&rsquo;équipe dirigée par Michael C. H. Yeung du <a href="https://www.mpe.mpg.de/8038794/news20241029" target="_blank" rel="noopener nofollow">Max Planck Institute for Extraterrestrial Physics</a> a découvert une asymétrie température nord-sud significative : <em>« Nous avons trouvé que la température de la LHB présente une dichotomie nord-sud à hautes latitudes, le sud étant plus chaud »</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">eROSITA cartographie notre voisinage en rayons X</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;instrument <strong>eROSITA</strong>, à bord du satellite Spectrum-Roentgen-Gamma (SRG) positionné au point de Lagrange L2, a réalisé le premier relevé complet du ciel (eRASS1) durant le minimum solaire, offrant la vue la plus claire jamais obtenue du fond diffus de rayons X mous.<br>
Les chercheurs ont divisé l&rsquo;hémisphère galactique occidental en environ <strong>2000 régions</strong> et analysé les spectres de chacune. En combinant ces données avec celles de ROSAT, le prédécesseur d&rsquo;eROSITA, ils ont pu créer un modèle 3D détaillé du gaz chaud dans notre voisinage solaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un canal vers le Centaure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La découverte majeure est l&rsquo;identification d&rsquo;un <strong>tunnel interstellaire</strong> pointant vers la constellation du Centaure. Comme l&rsquo;explique Michael Freyberg, co-auteur de l&rsquo;étude : <em>« Nous ne connaissions pas l&rsquo;existence d&rsquo;un tunnel interstellaire vers le Centaure, qui creuse une brèche dans le milieu interstellaire plus froid. Cette région se démarque nettement grâce à la sensibilité largement améliorée d&rsquo;eROSITA »</em> (<a href="https://phys.org/news/2024-10-erosita-survey-unveils-asymmetries-temperature.html" target="_blank" rel="noopener nofollow">Phys.org, 2024</a>).<br>
Cette structure pourrait connecter notre Bulle Chaude Locale à la superbubble Loop I voisine. Un autre passage similaire, le tunnel Canis Major, semble également relier la LHB à la nébuleuse de Gum (<a href="https://www.iflscience.com/interstellar-tunnel-found-towards-the-constellation-of-centaurus-by-erosita-space-telescope-76735" target="_blank" rel="noopener nofollow">IFLScience, 2024</a>).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une architecture interstellaire complexe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces tunnels remplis de plasma chaud ne sont pas de simples vides. Ils représentent probablement un exemple local d&rsquo;un réseau plus vaste de milieu interstellaire chaud maintenu par le feedback stellaire à travers la Galaxie — une hypothèse proposée dès les années 1970 qui restait difficile à prouver.<br>
La pression thermique moyenne dans la LHB est estimée à environ <strong>10 100 K cm⁻³</strong>, une valeur inférieure à celle typique des vestiges de supernovas. Cette faible pression suggère que la bulle pourrait être ouverte vers les hautes latitudes galactiques.<br>
Notre position près du centre de la bulle résulte d&rsquo;une simple coïncidence : le système solaire est entré dans la LHB il y a quelques millions d&rsquo;années seulement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette découverte ouvre de nouvelles pistes de recherche sur la structure du milieu interstellaire. Les auteurs suggèrent que le tunnel du Centaure pourrait être un exemple local d&rsquo;un réseau galactique plus étendu de cavités chaudes interconnectées.<br>
Les prochaines observations avec des instruments plus sensibles et de nouveaux relevés X devraient affiner notre compréhension de ces structures. Ces canaux interstellaires pourraient influencer la distribution de la poussière, la dynamique des vents stellaires et la propagation des rayons cosmiques dans notre voisinage galactique.<br>
L&rsquo;étude complète, incluant des visualisations interactives des données, est accessible en open access sur le site d&rsquo;<em>Astronomy &amp; Astrophysics</em>.<br>
<strong><br>
Pour aller plus loin / Sources :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.aanda.org/articles/aa/full_html/2024/10/aa51045-24/aa51045-24.html" target="_blank" rel="noopener nofollow">Yeung, M. C. H. et al. (2024). « The SRG/eROSITA diffuse soft X-ray background », Astronomy &amp; Astrophysics, 690, A399</a></li>



<li><a href="https://www.mpe.mpg.de/8038794/news20241029" target="_blank" rel="noopener nofollow">Communiqué de presse &#8211; Max Planck Institute (29 octobre 2024)</a></li>



<li><a href="https://arxiv.org/abs/2410.23345" target="_blank" rel="noopener nofollow">Version preprint sur arXiv</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217; Australie nous révèle les plus grandes empreintes de dinosaures jamais observées</title>
		<link>https://lefeed.info/science/australie-plus-grandes-empreintes-dinosaures-decouvertes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 13:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Terre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefeed.info/?p=1301</guid>

					<description><![CDATA[Figées dans le grès depuis 130 millions d’années, d’immenses empreintes de dinosaures refont surface dans les paysages sauvages&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Figées dans le grès depuis 130 millions d’années, d’immenses empreintes de dinosaures refont surface dans les paysages sauvages du Kimberley. Certaines, parmi les plus grandes jamais observées, racontent le passage de géants préhistoriques sur d’anciennes plaines marécageuses. Grâce à la collaboration avec le peuple autochtone Goolarabooloo, cette découverte exceptionnelle ouvre une nouvelle page de l’histoire naturelle de l’Australie et enrichit notre compréhension d’un Crétacé foisonnant de vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un site paléontologique d&rsquo;une richesse inédite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les empreintes ont été découvertes sur une portion isolée de la côte du Kimberley, dans une zone qui était autrefois un delta fluvial il y a <strong>130 millions d&rsquo;années</strong>. À cette époque, des dinosaures de toutes tailles traversaient des étendues sablonneuses humides entre des zones boisées, laissant derrière eux des traces qui se sont fossilisées dans le grès. Selon l&rsquo;étude publiée dans le <em>Memoir of the Society of Vertebrate Paleontology</em>, le site ne peut être examiné que lorsque la marée se retire, révélant alors des milliers d&rsquo;impressions réparties le long de la côte. Steve Salisbury, paléontologue des vertébrés à l&rsquo;Université du Queensland, explique que sur ces milliers d&#8217;empreintes, au moins <strong>150 ont pu être attribuées avec certitude à 21 types de traces distincts</strong>. Cette diversité inclut des empreintes de sauropodes, d&rsquo;ornithopodes, de divers dinosaures cuirassés — dont des stégosaures, jamais enregistrés auparavant en Australie — et plusieurs théropodes. La variété observée dépasse tout ce qui avait été documenté jusqu&rsquo;ici dans la région, faisant de ce site l&rsquo;un des plus riches jamais découverts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des empreintes de sauropodes record</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les découvertes les plus spectaculaires figurent les traces laissées par des <strong>sauropodes géants, certaines atteignant 1,7 mètre de longueur</strong>. Steve Salisbury précise que <em>« la plupart des gens pourraient tenir à l&rsquo;intérieur de traces aussi grandes, et elles indiquent des animaux mesurant probablement environ 5,3 à 5,5 mètres au niveau de la hanche, ce qui est énorme »</em>. Ces empreintes surpassent désormais le précédent record mondial, une trace de 1,06 mètre découverte en Mongolie en 2016. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-1303" srcset="https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA-1024x683.jpg 1024w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA-300x200.jpg 300w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA-528x352.jpg 528w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA-1056x704.jpg 1056w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA-816x544.jpg 816w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA-1240x827.jpg 1240w, https://lefeed.info/wp-content/uploads/2026/01/empreintes-dinosaures-taille-illustration-generee-par-IA.jpg 1536w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Reproduction générée par IA d&rsquo;une empreinte de sauropode géante trouvée en Australie</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La taille et la <strong>qualité exceptionnelle de conservation</strong> des empreintes contribuent à l&rsquo;importance scientifique du site à l&rsquo;échelle planétaire. Salisbury compare même le lieu à <em>« l&rsquo;équivalent crétacé du Serengeti »</em>, en raison de la concentration et de la variété de vie dinosaurienne fossilisée qu&rsquo;il renferme. Ces traces offrent un aperçu direct de la biomécanique, du comportement et de la diversité des dinosaures qui peuplaient cette région durant le Crétacé, une période encore mal connue en Australie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous pouvez retrouver les photos des empreintes réelles sur l&rsquo;article de <a href="https://dailygalaxy.com/2025/12/largest-dinosaur-footprints-ever-found/" rel="nofollow noopener" target="_blank">dailygalaxy.com</a> (© Credit: Damian Kelly/AFP/University of Queensland)</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une collaboration entre science et savoir ancestral</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;importance paléontologique de cette région aurait pu rester méconnue sans l&rsquo;intervention du <strong>peuple Goolarabooloo</strong>, qui connaissait l&rsquo;existence de ces empreintes anciennes depuis des générations. En 2008, lorsque la zone a été sélectionnée comme site potentiel pour une installation de traitement de gaz naturel liquéfié, les leaders autochtones locaux ont contacté des scientifiques pour évaluer ce qui risquait d&rsquo;être détruit. Salisbury explique que <em>« des traces de dinosaures sont connues dans cette région, probablement depuis des milliers d&rsquo;années. Elles font partie du cycle de chants »</em>, faisant référence aux récits traditionnels et aux cartes culturelles transmises de génération en génération. Cette mobilisation a conduit à une <strong>étude scientifique approfondie</strong>, impliquant des chercheurs de l&rsquo;Université James Cook et d&rsquo;autres institutions. L&rsquo;équipe a consacré plus de <strong>400 heures à documenter les traces</strong>, avec la présence constante de représentants autochtones sur le terrain. Cette collaboration illustre comment le savoir local peut éclairer la science moderne et protéger un patrimoine à la fois naturel et culturel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En bref&#8230;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La découverte des plus grandes empreintes de dinosaures jamais enregistrées, mesurant jusqu&rsquo;à 1,7 mètre, constitue une avancée majeure pour la paléontologie australienne. Le site du Kimberley, avec ses 21 types de traces fossilisées, offre un aperçu sans précédent de la diversité de la vie au Crétacé. Cette réussite scientifique doit beaucoup à la vigilance et au savoir du peuple Goolarabooloo, qui a permis de préserver ce trésor paléontologique face à des projets industriels. À l&rsquo;avenir, ce site pourrait révéler encore davantage de secrets sur les écosystèmes préhistoriques et renforcer la nécessité de protéger les sites naturels et culturels en collaboration avec les communautés autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour aller plus loin :</strong> <a href="https://www.dailygalaxy.com/2025/12/researchers-discover-the-largest-dinosaur-footprints-ever-found-big-enough-to-swallow-a-grown-adult-whole/" rel="nofollow noopener" target="_blank">The Daily Galaxy</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Alzheimer : des chercheurs inversent la maladie chez la souris, un espoir à confirmer chez l&#8217;humain</title>
		<link>https://lefeed.info/healthy/alzheimer-des-chercheurs-inversent-la-maladie-chez-la-souris-un-espoir-a-confirmer-chez-lhumain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Dec 2025 13:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Healthy]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefeed.info/?p=1288</guid>

					<description><![CDATA[Pour la première fois, des scientifiques américains sont parvenus à inverser intégralement la maladie d&#8217;Alzheimer dans deux modèles&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Pour la première fois, des scientifiques américains sont parvenus à inverser intégralement la maladie d&rsquo;Alzheimer dans deux modèles murins différents. Cette étude publiée dans Cell Reports Medicine ouvre des perspectives inédites, bien que le passage à l&rsquo;humain reste à démontrer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un changement de paradigme après un siècle de recherche</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus d&rsquo;un siècle, la communauté scientifique considérait la maladie d&rsquo;Alzheimer comme irréversible. Cette conviction a orienté toutes les recherches vers la prévention ou le ralentissement de la progression, jamais vers la guérison. Malgré des milliards de dollars investis sur plusieurs décennies, aucun essai clinique n&rsquo;avait jamais visé comme objectif premier d&rsquo;inverser la maladie et de restaurer les fonctions cérébrales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;équipe du <strong>Dr Andrew A. Pieper</strong>, directeur du Brain Health Medicines Center à l&rsquo;University Hospitals de Cleveland, a décidé de tester une hypothèse audacieuse : des cerveaux déjà gravement atteints par une forme avancée d&rsquo;Alzheimer pourraient-ils se réparer ? Les résultats, menés par la chercheuse Kalyani Chaubey et publiés dans la revue scientifique à comité de lecture Cell Reports Medicine, ouvrent une perspective totalement nouvelle, du moins chez l&rsquo;animal.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le NAD+, molécule clé de l&rsquo;énergie cérébrale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;équipe a identifié que l&rsquo;incapacité du cerveau à maintenir des niveaux normaux de NAD+, une molécule centrale pour l&rsquo;énergie cellulaire, constitue un moteur majeur de la maladie d&rsquo;Alzheimer. Les niveaux de NAD+ diminuent naturellement dans tout le corps, y compris dans le cerveau, avec l&rsquo;âge. Sans un équilibre adéquat de NAD+, les cellules deviennent incapables d&rsquo;exécuter les processus critiques nécessaires à leur bon fonctionnement et à leur survie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;étude a démontré que cette baisse est encore plus sévère dans le cerveau des personnes atteintes d&rsquo;Alzheimer, phénomène également observé chez les modèles murins de la maladie. Les chercheurs ont travaillé sur <strong>deux lignées de souris génétiquement modifiées :</strong> l&rsquo;une portant des mutations humaines affectant le traitement de l&rsquo;amyloïde, l&rsquo;autre une mutation de la protéine tau. Ces deux lignées développent des pathologies cérébrales ressemblant à l&rsquo;Alzheimer, incluant une détérioration de la barrière hémato-encéphalique, une dégénérescence axonale, une neuroinflammation et des troubles cognitifs sévères similaires à ceux observés chez l&rsquo;humain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des résultats spectaculaires avec le composé P7C3-A20</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir confirmé la chute précipitée des niveaux de NAD+ dans les cerveaux humains et murins atteints d&rsquo;Alzheimer, l&rsquo;équipe a testé deux approches : prévenir la perte d&rsquo;équilibre du NAD+ avant l&rsquo;apparition de la maladie, ou le restaurer après une progression significative de celle-ci. Pour cela, ils ont utilisé un agent pharmacologique appelé P7C3-A20, développé dans le laboratoire du Dr Pieper.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce composé permet aux cellules de maintenir leur équilibre naturel de NAD+ dans des conditions de stress intense, sans élever cette molécule à des niveaux supraphysiologiques dangereux.<strong> Les résultats ont dépassé les espérances : </strong>non seulement la préservation de l&rsquo;équilibre du NAD+ a protégé les souris du développement de la maladie, mais le traitement tardif chez des souris atteintes d&rsquo;une forme avancée a permis au cerveau de corriger les événements pathologiques majeurs causés par les mutations génétiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus remarquable encore, les deux lignées de souris ont intégralement récupéré leurs fonctions cognitives. Cette récupération s&rsquo;est accompagnée d&rsquo;une normalisation des niveaux sanguins de tau phosphorylée 217, un biomarqueur clinique récemment approuvé pour l&rsquo;Alzheimer chez l&rsquo;humain, <strong>confirmant l&rsquo;inversion de la maladie chez ces animaux.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un message d&rsquo;espoir qui appelle à la prudence</h2>



<p class="wp-block-paragraph">« Nous étions très enthousiastes et encouragés par nos résultats », a déclaré le Dr Pieper. « Le message clé est un message d&rsquo;espoir — les effets de la maladie d&rsquo;Alzheimer pourraient ne pas être inévitablement permanents. Le cerveau endommagé peut, dans certaines conditions, se réparer lui-même et retrouver ses fonctions. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voir cet effet dans deux modèles animaux très différents, chacun causé par des origines génétiques distinctes, renforce l&rsquo;idée que restaurer l&rsquo;équilibre du NAD+ pourrait potentiellement aider les patients à se rétablir. Toutefois, le Dr Pieper a tenu à mettre en garde contre l&rsquo;automédication : les précurseurs de NAD+ disponibles en vente libre ont montré dans des modèles animaux qu&rsquo;ils élevaient le NAD+ cellulaire à des niveaux dangereusement élevés qui favorisent le cancer. L&rsquo;approche utilisée dans cette étude diffère fondamentalement en permettant aux cellules de maintenir leur équilibre approprié sans élévation excessive.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des résultats prometteurs mais à interpréter avec recul</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si ces découvertes représentent une avancée scientifique majeure, il est crucial de rappeler que <strong>de nombreux traitements efficaces chez la souris ne se sont jamais traduits par des bénéfices chez l&rsquo;humain</strong>. Environ 90% des médicaments qui réussissent en phase animale échouent lors des essais cliniques humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La complexité du cerveau humain, la durée d&rsquo;évolution de la maladie sur plusieurs décennies, et les différences biologiques fondamentales entre espèces constituent autant de défis à surmonter. Les essais cliniques humains, qui n&rsquo;ont pas encore débuté, prendront plusieurs années avant de déterminer si cette approche thérapeutique est sûre et efficace chez les patients.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, il convient de noter que la technologie est commercialisée par Glengary Brain Health, une entreprise basée à Cleveland et cofondée par le Dr Pieper lui-même. Bien que cela n&rsquo;invalide en rien la qualité scientifique de l&rsquo;étude, publiée dans une revue à comité de lecture réputée, <strong>cette situation soulève des questions d&rsquo;intérêt financier</strong> qui méritent d&rsquo;être mentionnées par transparence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prochaines étapes vers les essais cliniques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les prochaines étapes de recherche en laboratoire incluent l&rsquo;identification des aspects spécifiques de l&rsquo;équilibre énergétique cérébral les plus importants pour la récupération, l&rsquo;évaluation d&rsquo;approches complémentaires à l&rsquo;inversion d&rsquo;Alzheimer, et l&rsquo;investigation de l&rsquo;efficacité de cette approche sur d&rsquo;autres formes de maladies neurodégénératives chroniques liées à l&rsquo;âge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette étude s&rsquo;appuie sur des travaux antérieurs publiés dans Proceedings of the National Academy of Sciences, qui avaient démontré que la restauration de l&rsquo;équilibre du NAD+ permettait une récupération pathologique et fonctionnelle après des lésions cérébrales traumatiques sévères et durables chez l&rsquo;animal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dr Chaubey a précisé : « À travers notre étude, nous avons démontré une méthode basée sur un médicament pour y parvenir dans des modèles animaux, et avons également identifié des protéines candidates dans le cerveau humain atteint d&rsquo;Alzheimer qui pourraient être liées à la capacité d&rsquo;inverser la maladie. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour aller plus loin :</strong> <a href="https://medicalxpress.com/news/2025-12-alzheimer-disease-reversed-animal-full.html" rel="nofollow noopener" target="_blank">Medical Xpress</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi bien dormir compterait plus pour la longévité que bien manger ou faire du sport</title>
		<link>https://lefeed.info/science/pourquoi-bien-dormir-compterait-plus-pour-la-longevite-que-bien-manger-ou-faire-du-sport/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cécile FRANNI]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Dec 2025 11:56:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Healthy]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefeed.info/?p=1275</guid>

					<description><![CDATA[Une vie en meilleur santé et plus longue commençait déjà par profiter de meilleures nuits ? Une étude&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Une vie en meilleur santé et plus longue commençait déjà par profiter de meilleures nuits ? Une étude américaine d’envergure invite à repenser nos priorités en matière de santé : le sommeil y apparaît comme un facteur de longévité plus influent que l’alimentation, l’exercice physique ou même le lien social. En mettant en lumière l’impact profond du repos sur l’espérance de vie, ces résultats rappellent que prendre soin de son sommeil, c’est aussi investir durablement dans sa santé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le sommeil, cette nécessité biologique trop souvent négligée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le sommeil touche environ <strong>16 % de la population mondiale</strong>, tandis qu&rsquo;une enquête récente de la National Sleep Foundation révèle que six adultes américains sur dix estiment ne pas dormir suffisamment. Pourtant, les conséquences d&rsquo;un sommeil inadéquat sont loin d&rsquo;être anodines. Les études antérieures ont déjà établi des liens entre le manque de sommeil et plusieurs pathologies graves : maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, obésité, dépression, anxiété, troubles gastro-intestinaux et démence. Andrew McHill, professeur associé et directeur du laboratoire Sommeil, Chronobiologie et Santé à l&rsquo;université Oregon Health &amp; Science, souligne que <em>« le sommeil joue un rôle vital dans presque tous les processus biologiques de notre corps, mais c&rsquo;est encore un comportement que nous tenons pour acquis »</em>. Selon lui, il est facile de repousser une bonne nuit de sommeil au week-end ou de la sacrifier pour des obligations professionnelles ou sociales, mais <em>« dormir moins a véritablement des ramifications pour notre santé et notre bien-être »</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une analyse à l&rsquo;échelle nationale qui confirme l&rsquo;importance du repos</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mener cette recherche, l&rsquo;équipe d&rsquo;Andrew McHill a analysé les données des enquêtes du <strong>Behavioral Risk Factor Surveillance System</strong> des Centers for Disease Control and Prevention, couvrant les années 2019 à 2025. L&rsquo;objectif était d&rsquo;identifier un lien entre sommeil insuffisant et espérance de vie. L&rsquo;idée est née lors d&rsquo;une réunion de promotion de la recherche avec des responsables gouvernementaux, où quelqu&rsquo;un a suggéré qu&rsquo;une recherche efficace devait examiner son impact sur les communautés locales. Cette remarque a poussé McHill à s&rsquo;interroger sur la qualité du sommeil dans l&rsquo;Oregon, avant d&rsquo;étendre l&rsquo;analyse à d&rsquo;autres États. Les chercheurs ont d&rsquo;abord constaté des relations solides entre sommeil insuffisant et plusieurs résultats de santé dans l&rsquo;Oregon, particulièrement avec l&rsquo;espérance de vie. McHill explique : <em>« Nous avons pensé, regardons d&rsquo;autres États. Et encore et encore, lorsque nous avons analysé la relation entre les taux de sommeil insuffisant et l&rsquo;espérance de vie au niveau du comté, quel que soit l&rsquo;État, il y avait de fortes relations à travers le pays »</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le sommeil, un pilier de santé plus déterminant qu&rsquo;on ne le pensait</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les conclusions de l&rsquo;étude révèlent que, comparé aux comportements habituellement associés à la longévité comme l&rsquo;alimentation, l&rsquo;activité physique et les liens sociaux, <strong>le manque de sommeil constitue un facteur plus puissant de réduction de l&rsquo;espérance de vie</strong> que tous ces éléments, à l&rsquo;exception du tabagisme. Le lien négatif entre sommeil insuffisant et espérance de vie s&rsquo;est avéré significatif dans la plupart des États américains durant toute la période étudiée. Ces résultats soulignent que, peu importe où l&rsquo;on vit — en milieu rural ou urbain, au nord, au sud, à l&rsquo;est ou à l&rsquo;ouest — le sommeil joue un rôle vital sur la santé et le bien-être. L&rsquo;étude met également en lumière que même face à des circonstances extrêmes comme la pandémie de COVID-19, le sommeil conserve son rôle clé dans la santé. Andrew McHill et son équipe espèrent désormais approfondir les raisons spécifiques pour lesquelles le sommeil est associé à une espérance de vie réduite, à travers des études en laboratoire financées par les National Institutes of Health et des investigations dans différentes communautés américaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des professionnels de santé unanimes face à ces découvertes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dr Pakkay Ngai, directeur médical du Sleep-Wake Center au Palisades Medical Center dans le New Jersey, a réagi avec un mélange de validation et de surprise face à l&rsquo;ampleur des résultats. Il explique que la communauté médicale a depuis longtemps compris que le sommeil constitue un pilier essentiel de la santé, affectant tout, de l&rsquo;humeur aux fonctions cognitives, en passant par le système immunitaire et la santé cardiovasculaire. Toutefois, constater que <strong>le sommeil insuffisant surpasse l&rsquo;impact de l&rsquo;alimentation et de l&rsquo;exercice</strong> comme prédicteur de l&rsquo;espérance de vie représente une confirmation puissante de ce que les médecins tentent de faire comprendre à leurs patients. Pour le Dr Ngai, cela renforce le message selon lequel <em>« le sommeil n&rsquo;est pas un luxe ou quelque chose à sacrifier ; c&rsquo;est une nécessité biologique au même niveau, et à certains égards plus impactante, que d&rsquo;autres comportements de santé fondamentaux »</em>. Le Dr Jimmy Johannes, pneumologue et spécialiste en médecine de soins intensifs au MemorialCare Long Beach Medical Center en Californie, partage cet avis, notant que l&rsquo;étude soutient les preuves existantes reliant le manque de sommeil à une durée de vie raccourcie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conseils pratiques pour améliorer la qualité de son sommeil</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces constats, les experts proposent plusieurs recommandations concrètes. La première consiste à <strong>prioriser le sommeil</strong> : nous sacrifions souvent nos heures de repos pour diverses responsabilités ou divertissements, rappelle le Dr Johannes, mais cette étude nous invite à considérer le sommeil comme une priorité de santé. Il suggère également de créer un environnement propice au repos — calme, frais et sombre. Le Dr Ngai insiste sur l&rsquo;importance de la régularité : se coucher et se lever aux mêmes heures chaque jour, même le week-end, aide à réguler l&rsquo;horloge interne du corps. Établir une routine relaxante avant le coucher, comme lire, prendre un bain chaud ou pratiquer la méditation, peut faciliter l&rsquo;endormissement. Il recommande aussi d&rsquo;éviter la caféine, les repas copieux et l&rsquo;alcool dans les heures précédant le coucher, car ils perturbent les cycles du sommeil. Enfin, limiter l&rsquo;exposition à la lumière bleue des appareils électroniques pendant 30 à 60 minutes avant de dormir s&rsquo;avère crucial, cette lumière interférant avec la production de mélatonine, l&rsquo;hormone du sommeil. Le Dr Johannes souligne également que les troubles mentaux et le stress excessif peuvent constituer des obstacles au sommeil adéquat, et qu&rsquo;un sommeil de mauvaise qualité peut signaler un trouble du sommeil nécessitant une consultation médicale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En conclusion</strong>, cette vaste étude américaine replace le sommeil au centre des préoccupations de santé publique, devant des facteurs pourtant largement médiatisés comme l&rsquo;alimentation ou l&rsquo;exercice physique. Avec seulement le tabagisme comme facteur plus déterminant pour la longévité, le sommeil mérite une attention particulière dans nos vies quotidiennes. Les experts s&rsquo;accordent pour considérer le repos nocturne non comme un luxe facultatif, mais comme une nécessité biologique fondamentale. Si vous faites partie des millions de personnes qui peinent à dormir suffisamment, ces résultats constituent un signal d&rsquo;alarme invitant à reconsidérer vos priorités et, si nécessaire, à consulter un professionnel pour identifier d&rsquo;éventuels troubles sous-jacents.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source :</strong> <a href="https://www.medicalnewstoday.com/articles/sleep-is-more-important-for-longevity-than-diet-exercise-social-ties" rel="nofollow noopener" target="_blank">Medical News Today</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À la recherche d’autres mondes : comment les scientifiques découvrent les exoplanètes</title>
		<link>https://lefeed.info/science/recherche-autres-mondes-decouverte-exoplanetes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cécile FRANNI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 08:23:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Terre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefeed.info/?p=1274</guid>

					<description><![CDATA[Depuis un peu plus de trente ans, les astronomes repoussent les frontières de l’exploration spatiale sans jamais voir&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Depuis un peu plus de trente ans, les astronomes repoussent les frontières de l’exploration spatiale sans jamais voir directement leurs découvertes. En observant les infimes variations de lumière ou de mouvement des étoiles, ils ont déjà révélé l’existence de plus de 6 000 exoplanètes. Des mondes lointains, parfois situés à plus de quatre années-lumière, qui témoignent de l’extraordinaire ingéniosité scientifique déployée pour mieux comprendre notre place dans l’Univers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi les exoplanètes sont-elles si difficiles à repérer ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal obstacle tient à la <strong>résolution limitée des télescopes</strong>. Le télescope spatial Hubble, malgré sa puissance remarquable, possède un pouvoir de résolution de 0,05 seconde d&rsquo;arc, ce qui équivaut à environ 1/72 000 de degré. Avec cette précision, il pourrait théoriquement distinguer une planète de la taille de Jupiter à une distance de 590 milliards de kilomètres. Cela semble impressionnant, mais cela ne représente que 0,06 année-lumière, alors que l&rsquo;étoile la plus proche, Proxima Centauri, se trouve à 4,25 années-lumière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;autre difficulté majeure réside dans la <strong>faible luminosité des planètes</strong>. Si Jupiter brille dans notre ciel nocturne grâce à la lumière du Soleil qu&rsquo;elle réfléchit, cette même lumière réfléchie est bien trop faible comparée à la lumière directe d&rsquo;une étoile. Lorsqu&rsquo;on observe une étoile lointaine, les planètes qui l&rsquo;entourent sont tout simplement noyées dans son éclat. Cette limitation a poussé les astronomes à développer des techniques indirectes de détection, qui reposent sur l&rsquo;observation des effets que les planètes produisent sur leurs étoiles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La méthode des vitesses radiales : quand les étoiles vacillent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première technique majeure exploite un phénomène contre-intuitif : <strong>les étoiles ne sont pas immobiles</strong>. Lorsqu&rsquo;une planète orbite autour d&rsquo;une étoile, elle exerce une force gravitationnelle qui fait légèrement vaciller l&rsquo;étoile. En effet, selon la troisième loi de Newton, si l&rsquo;étoile attire la planète, celle-ci attire également l&rsquo;étoile en retour. Ce mouvement reste invisible à l&rsquo;œil nu, mais il produit un effet détectable grâce à <strong>l&rsquo;effet Doppler</strong>. Ce phénomène, similaire au changement de tonalité d&rsquo;un train qui passe, s&rsquo;applique également à la lumière. Quand l&rsquo;étoile se rapproche de nous, sa lumière subit un décalage vers le bleu du spectre ; quand elle s&rsquo;éloigne, elle se décale vers le rouge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les astronomes utilisent des spectroscopes pour mesurer ces minuscules changements de couleur sur plusieurs années. La difficulté vient de la vitesse de la lumière, qui atteint 300 millions de mètres par seconde, rendant ces décalages extrêmement subtils. Une fois la <strong>vitesse de déplacement de l&rsquo;étoile</strong> et sa période d&rsquo;oscillation déterminées, il devient possible de calculer la masse de la planète et sa distance orbitale. Cette information est cruciale pour identifier des planètes potentiellement habitables, situées dans la zone où l&rsquo;eau peut exister à l&rsquo;état liquide, ni trop près ni trop loin de leur étoile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La méthode des transits : observer les mini-éclipses stellaires</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La seconde technique majeure s&rsquo;inspire des éclipses solaires et des transits de Vénus observés depuis la Terre. Lorsqu&rsquo;une <strong>exoplanète passe devant son étoile</strong> du point de vue terrestre, elle bloque une infime partie de sa lumière. Cette diminution de luminosité, bien que minuscule, peut être détectée par des instruments suffisamment sensibles. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;a été découverte Kepler-10 b, une planète située à environ 725 années-lumière, confirmée ensuite par la méthode du vacillement stellaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;analyse de la <strong>courbe de lumière</strong>, qui représente l&rsquo;intensité stellaire en fonction du temps, révèle de nombreuses informations. La profondeur de la baisse d&rsquo;intensité indique la taille de la planète : plus elle est grande, plus elle bloque de lumière. La durée du transit permet de déterminer la période orbitale et, combinée à la masse de l&rsquo;étoile, de calculer la distance orbitale. En observant si ces baisses de luminosité se répètent régulièrement, les astronomes confirment la présence d&rsquo;une véritable exoplanète. Il est même possible d&rsquo;identifier plusieurs planètes autour d&rsquo;une même étoile grâce à leurs signatures lumineuses distinctes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des limites qui sous-estiment le nombre réel de planètes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux méthodes présentent des <strong>contraintes importantes</strong>. L&rsquo;effet Doppler devient de plus en plus difficile à détecter avec la distance. Pour la méthode des transits, l&rsquo;alignement doit être parfait : si un système planétaire est orienté perpendiculairement à notre ligne de visée, aucun transit ne se produira. Seul un pourcentage infime des systèmes solaires satisfait cette condition géométrique. De plus, les deux techniques favorisent fortement la détection de grandes planètes proches de leur étoile, les fameux « Jupiter chauds », car ils produisent des signaux plus importants et plus fréquents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour observer une planète de type terrestre, il faudrait au minimum trois ans pour obtenir trois transits acceptables. Quant à détecter une version extrasolaire de Pluton, avec son orbite de 250 ans, c&rsquo;est pratiquement impossible. Presque toutes les exoplanètes connues se trouvent dans la Voie lactée, et la majorité sont plus grandes que la Terre, même si les planètes de taille terrestre sont probablement très courantes. Les 6 000 exoplanètes découvertes ne représentent donc que les cas où l&rsquo;alignement était favorable. Les estimations actuelles suggèrent qu&rsquo;il existerait environ <strong>100 sextillions de planètes</strong> dans l&rsquo;univers, soit un 1 suivi de 23 zéros.</p>



<h3 class="wp-block-heading">En bref&#8230;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La découverte des exoplanètes illustre l&rsquo;ingéniosité scientifique face à des défis techniques colossaux. Les méthodes des vitesses radiales et des transits ont permis d&rsquo;identifier plus de 6 000 mondes lointains, mais elles ne révèlent qu&rsquo;une fraction infime de la réalité. Avec potentiellement 100 sextillions de planètes dans l&rsquo;univers, dont beaucoup pourraient être similaires à la Terre, ces découvertes nous rapprochent progressivement de la réponse à cette question ancestrale : sommes-nous seuls dans l&rsquo;univers ? Les progrès technologiques futurs permettront sans doute de détecter des planètes toujours plus petites et lointaines, ouvrant la voie à l&rsquo;identification de mondes véritablement habitables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour aller plus loin :</strong> <a href="https://www.wired.com/story/how-do-astronomers-find-planets-in-other-solar-systems/" rel="nofollow noopener" target="_blank">WIRED</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Des primates à Néandertal : la science retrace l’origine du baiser</title>
		<link>https://lefeed.info/ensemble/origine-du-baiser-evolutives-primates-neandertal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cécile FRANNI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 10:42:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ensemble]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefeed.info/?p=1249</guid>

					<description><![CDATA[Le baiser semble appartenir au registre de la culture, mais une équipe de l&#8217;université d&#8217;Oxford vient de démontrer&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le baiser semble appartenir au registre de la culture, mais une équipe de l&rsquo;université d&rsquo;Oxford vient de démontrer qu&rsquo;il plonge ses racines bien plus loin dans notre passé biologique. En analysant le comportement des primates, les microbes oraux anciens et les liens génétiques entre groupes humains, les chercheurs ont conclu que nos ancêtres – y compris les Néandertaliens – pratiquaient déjà ce contact intime bouche contre bouche. Reste une question centrale : pourquoi un geste qui transmet des germes a-t-il survécu à la sélection naturelle ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi le baiser intrigue les biologistes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Embrasser sur la bouche peut sembler anodin, mais cela pose un vrai casse-tête évolutif. <strong>La salive véhicule virus et bactéries</strong>, ce qui devrait logiquement faire disparaître un comportement risqué sans avantage clair. Pourtant, ce geste persiste dans de nombreuses sociétés. L&rsquo;équipe dirigée par la biologiste Dr. Matilda Brindle a voulu savoir si le baiser relevait d&rsquo;une pure invention culturelle ou s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un trait biologique bien plus ancien, partagé avec d&rsquo;autres grands singes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mener cette enquête, les chercheurs ont défini un cadre strict : <strong>un contact bouche à bouche non agressif, sans transfert de nourriture</strong>. Cette règle simple leur a permis de comparer les observations sur de nombreuses espèces de primates d&rsquo;Afrique, d&rsquo;Europe et d&rsquo;Asie. Chimpanzés, bonobos, orangs-outans et plusieurs espèces de singes présentent tous des formes de contact oral doux dans des contextes sociaux variés : réconciliation, lien affectif ou séduction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une analyse phylogénétique révèle l&rsquo;origine du baiser</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour transformer ces observations éparses en un scénario cohérent, l&rsquo;équipe d&rsquo;Oxford a utilisé une <strong>analyse phylogénétique</strong>, méthode statistique qui retrace l&rsquo;évolution des traits le long d&rsquo;arbres familiaux. Chaque espèce a été codée selon la présence ou l&rsquo;absence de comportements de type baiser, puis ces données ont été placées sur un arbre évolutif bâti à partir de données génétiques. Les chercheurs ont appliqué une <strong>modélisation bayésienne</strong>, technique qui simule des millions d&rsquo;histoires possibles pour un trait donné et les confronte aux observations réelles. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi tous les scénarios testés – apparition unique, multiple ou inexistante du baiser –, le modèle le plus soutenu place l&rsquo;origine de ce comportement chez <strong>un ancêtre commun des grands singes, il y a 21,5 à 16,9 millions d&rsquo;années</strong>. Pour transformer ces observations éparses en un scénario cohérent, l&rsquo;équipe d&rsquo;Oxford a utilisé une <strong>analyse phylogénétique</strong>, méthode statistique qui retrace l&rsquo;évolution des traits le long d&rsquo;arbres familiaux. Chaque espèce a été codée selon la présence ou l&rsquo;absence de comportements de type baiser, puis ces données ont été placées sur un arbre évolutif bâti à partir de données génétiques. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chercheurs ont appliqué une <strong>modélisation bayésienne</strong>, technique qui simule des millions d&rsquo;histoires possibles pour un trait donné et les confronte aux observations réelles. Parmi tous les scénarios testés – apparition unique, multiple ou inexistante du baiser –, le modèle le plus soutenu place l&rsquo;origine de ce comportement chez <strong>un ancêtre commun des grands singes, il y a 21,5 à 16,9 millions d&rsquo;années</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr. Brindle souligne :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>C&rsquo;est la première fois que quelqu&rsquo;un adopte une perspective évolutive globale pour étudier le baiser. Nos conclusions viennent s&rsquo;ajouter à un nombre croissant de travaux soulignant la remarquable diversité des comportements sexuels observés chez nos cousins primates.</em></p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Les microbes oraux dévoilent les liens entre Néandertaliens et Homo sapiens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;hypothèse d&rsquo;un baiser néandertalien repose sur l&rsquo;étude du <strong>microbiome oral</strong>, cette communauté de bactéries qui colonise la bouche et les dents. Quand des chercheurs séquencent l&rsquo;ADN de plaque dentaire ancienne, ils peuvent comparer les communautés bactériennes de Néandertaliens, d&rsquo;Homo sapiens primitifs et de primates actuels. Une étude d&rsquo;envergure a rassemblé des biofilms dentaires couvrant environ 100 000 ans et a révélé un chevauchement important entre les bactéries buccales des Néandertaliens et des premiers humains modernes, avec des lignées microbiennes qui semblent avoir persisté sur de longues périodes. D&rsquo;autres travaux sur le <strong>tartre dentaire</strong>, cette plaque durcie qui s&rsquo;accumule sur les dents, relient ces signatures microbiennes au régime alimentaire et à l&rsquo;état de santé des Néandertaliens. L&rsquo;ensemble de ces analyses suggère que <strong>contacts intimes, partage de nourriture et environnements communs</strong> ont permis aux bactéries buccales de circuler entre Néandertaliens et Homo sapiens pendant des millénaires. Les études génétiques sur des squelettes anciens confirment par ailleurs des épisodes répétés de métissage, renforçant l&rsquo;idée que les contacts face à face incluant des comportements proches du baiser faisaient partie des interactions entre ces deux groupes humains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une pratique loin d&rsquo;être universelle aujourd&rsquo;hui</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si le baiser plonge ses racines dans un passé lointain, il n&rsquo;est pas pour autant universel chez les humains modernes. Un <strong>projet de recherche interculturel portant sur 168 sociétés</strong> a montré que le baiser romantique ou sexuel – contact lèvre contre lèvre dans un contexte de séduction – est surtout documenté dans les cultures socialement complexes. <em>« Alors que le baiser peut sembler un comportement ordinaire ou universel, il n&rsquo;est documenté que dans 46 % des cultures humaines »</em>, rappelle Catherine Talbot, professeure assistante de psychologie au Florida Institute of Technology. Dans plusieurs communautés de chasseurs-cueilleurs ou de petits agriculteurs, les ethnographes décrivent d&rsquo;autres formes d&rsquo;affection : étreintes, repas partagés, contacts doux sur le visage ou les mains. Le contact labial y est parfois absent, perçu comme étranger, voire désagréable. Cette diversité souligne que la culture a fortement remodelé un comportement ancien, en l&rsquo;adoptant, le rejetant ou l&rsquo;adaptant selon les contextes sociaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi nos ancêtres ont-ils commencé à s&#8217;embrasser ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces avancées, les chercheurs ne peuvent toujours pas expliquer avec certitude ce qui a poussé nos ancêtres vers ce type de contact. Plusieurs hypothèses circulent : <strong>apaiser les tensions après un conflit, évaluer la santé d&rsquo;un partenaire via l&rsquo;odorat et le goût, ou entraîner progressivement le système immunitaire</strong> en partageant de petites quantités de microbes. Comme les comportements ne se fossilisent pas, les scientifiques doivent s&rsquo;appuyer sur des indices indirects tels que les dents anciennes, les modèles génétiques de long terme et les observations minutieuses de primates actuels. <em>« En intégrant la biologie évolutive aux données comportementales, nous sommes capables de faire des inférences éclairées sur des traits qui ne se fossilisent pas – comme le baiser »</em>, explique Stuart West, professeur de biologie évolutive. <em>« Cela nous permet d&rsquo;étudier le comportement social chez les espèces modernes et éteintes. »</em> Les travaux futurs pourront affiner ces estimations en incluant davantage d&rsquo;espèces de primates, de meilleurs échantillons fossiles et des données culturelles plus complètes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">En bref&#8230;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette étude révèle que le baiser ne relève pas uniquement de la culture humaine, mais s&rsquo;inscrit dans <strong>une continuité évolutive vieille d&rsquo;au moins 16 à 21 millions d&rsquo;années</strong>, partagée avec nos plus proches cousins primates. Les analyses de microbiomes oraux et les données génétiques montrent par ailleurs que <strong>Néandertaliens et Homo sapiens ont probablement pratiqué ce type de contact intime</strong>, favorisant la circulation de bactéries et de gènes. Si le baiser demeure absent de près de la moitié des cultures humaines actuelles, cette variabilité témoigne de la façon dont la culture façonne un héritage biologique ancien. Comprendre cette histoire ouvre la voie à de nouvelles recherches sur les comportements sociaux des espèces disparues et enrichit notre vision de ce qui nous lie, au-delà des frontières d&rsquo;espèce et de temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour aller plus loin :</strong> <a href="https://www.earth.com/news/scientists-learn-when-and-why-the-act-of-kissing-evolved-across-the-animal-kingdom/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Earth.com</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ils distinguent les signaux courts et longs : le surprenant talent des bourdons révélé par des chercheurs</title>
		<link>https://lefeed.info/terre/ils-distinguent-les-signaux-courts-et-longs-le-surprenant-talent-des-bourdons-revele-par-des-chercheurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nikos ELIA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 09:34:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Terre]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefeed.info/?p=1236</guid>

					<description><![CDATA[Des chercheurs de l&#8217;Université Queen Mary de Londres ont fait une découverte surprenante : les bourdons sont capables&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Des chercheurs de l&rsquo;Université Queen Mary de Londres ont fait une découverte surprenante : les bourdons sont capables de distinguer des flashs lumineux courts et longs, à la manière du code morse. Cette capacité de perception temporelle, qu&rsquo;on croyait réservée aux vertébrés, révèle une aptitude cognitive insoupçonnée chez ces petits pollinisateurs au cerveau minuscule. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un apprentissage surprenant chez le bourdon terrestre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;équipe menée par Alex Davidson, doctorant, et la Dr Elisabetta Versace, maître de conférences en psychologie à Queen Mary, a testé les capacités cognitives du <strong>Bombus terrestris</strong>, le bourdon terrestre. Jusqu&rsquo;à présent, seuls les humains et quelques vertébrés comme les pigeons et les macaques avaient démontré la capacité de distinguer entre deux durées différentes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour vérifier si les bourdons possédaient cette aptitude, les scientifiques ont conçu un labyrinthe spécial où chaque abeille était entraînée à trouver une récompense sucrée près d&rsquo;un des deux cercles lumineux clignotants. L&rsquo;un émettait un <strong>flash court</strong> (équivalent au « point » du code morse), l&rsquo;autre un <strong>flash long</strong> (le « trait »). Quand le flash court menait au sucre, le flash long indiquait une substance amère que les bourdons évitent naturellement. Pour s&rsquo;assurer que les insectes utilisaient bien la durée du signal et non sa position, les chercheurs modifiaient régulièrement l&#8217;emplacement des cercles lumineux dans le labyrinthe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des résultats qui confirment une perception du temps</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois que les bourdons se dirigeaient systématiquement vers la lumière associée au sucre, l&rsquo;équipe a retiré la récompense pour vérifier si les insectes continuaient à choisir selon la durée du flash plutôt que grâce à l&rsquo;odeur ou d&rsquo;autres indices. Les résultats ont été clairs : la plupart des bourdons se sont dirigés directement vers la lumière dont la durée était précédemment liée au sucre, peu importe sa position. Cela confirmait qu&rsquo;ils avaient bien appris à différencier les flashs courts et longs. <em>« Nous voulions savoir si les bourdons pouvaient apprendre la différence entre ces différentes durées, et c&rsquo;était si excitant de les voir y parvenir »</em>, a déclaré Alex Davidson. Cette démonstration prend d&rsquo;autant plus de sens que, comme le souligne le chercheur, <em>« les abeilles ne rencontrent pas de stimuli clignotants dans leur environnement naturel »</em>, ce qui rend leur réussite à cette tâche particulièrement remarquable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un cerveau minuscule capable de prouesses temporelles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette capacité à mesurer le temps chez un insecte dont le <strong>cerveau est plus petit qu&rsquo;un millimètre cube</strong> soulève des questions fascinantes sur les mécanismes biologiques de la perception temporelle. Les scientifiques connaissent mal comment les abeilles ou d&rsquo;autres animaux mesurent des durées aussi brèves. Les systèmes connus qui régulent les cycles quotidiens, appelés rythmes circadiens, ou les cycles saisonniers, fonctionnent beaucoup trop lentement pour expliquer cette capacité de chronométrage précis pour des flashs qui diffèrent de fractions de seconde. Selon Davidson, <em>« le fait qu&rsquo;ils puissent suivre la durée des stimuli visuels pourrait suggérer une extension d&rsquo;une capacité de traitement temporel qui a évolué à d&rsquo;autres fins, comme suivre le mouvement dans l&rsquo;espace ou la communication »</em>. Autre hypothèse : cette aptitude surprenante à encoder et traiter la durée pourrait être <strong>un composant fondamental du système nerveux</strong>, intrinsèque aux propriétés des neurones eux-mêmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des implications pour l&rsquo;évolution et l&rsquo;intelligence artificielle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Dr Versace place cette découverte dans un contexte plus large. <em>« De nombreux comportements animaux complexes, tels que la navigation et la communication, dépendent des capacités de traitement du temps »</em>, explique-t-elle. Elle insiste sur l&rsquo;importance d&rsquo;une <strong>approche comparative</strong> entre différentes espèces, y compris les insectes, pour comprendre l&rsquo;évolution de ces capacités. Le fait que les insectes puissent résoudre des tâches complexes avec un substrat neural minimal a des implications directes pour les réseaux neuronaux artificiels. Comme le souligne la chercheuse, ceux-ci <em>« devraient chercher à être aussi efficaces que possible pour être évolutifs, en s&rsquo;inspirant de l&rsquo;intelligence biologique »</em>. Cette recherche publiée dans la revue Biology Letters ouvre la voie à de nouvelles investigations sur les mécanismes neuronaux du chronométrage dans des cerveaux miniatures, offrant une perspective nouvelle sur l&rsquo;intelligence distribuée et son évolution.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour aller plus loin :</strong> <a href="https://www.sciencedaily.com/releases/2025/11/251112011803.htm" rel="nofollow noopener" target="_blank">ScienceDaily</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
